 | | La pollution des grands fleuves français aux PCB est le résultat de deux types de pollution : l’une, historique, est liée aux rejets directs de ces molécules par certains sites industriels ; l’autre est liée à des actes de vandalisme isolés. C’est ce qui s’est passé, le week end dernier, dans la Sarthe. En effet, vendredi soir (30 novembre), une pollution au PCB a été constatée à Morannes dans le nord du Maine-et-Loire. Un groupe d’individu aurait vandalisé un ancien transformateur électrique, dans le but d’en recueillir le cuivre. Dans leur quête, ils n’ont pas hésité à déverser les 170 kg d’huiles contaminées au PCB, directement dans la rivière. Bien que cette pollution isolée ne présente pas de risque sanitaire pour l’homme (« les premiers résultats de l'analyse du produit de pollution montrent que la teneur en pyralène est très en deçà du seuil de 50mg/kg, ce qui signifie que le produit ne présente aucune nocivité », selon le laboratoire de l'Ecole nationale de santé de Rennes, qui a procédé à l’analyse), il n’en reste pas moins que ce type de rejet contribue activement à la dégradation des écosystèmes et à la contamination généralisée de nos cours d’eau. Rappelons ici que le PCB est une molécule qui a la fâcheuse tendance de ne pas se dégrader, et qu’elle s’accumule dans les graisses des poissons en remontant la chaîne alimentaire. La pollution globale (et le risque sanitaire qui en découle) devient donc le résultat d’une accumulation de rejets chroniques et diffus.
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