Une
publication sur la réduction des pesticides à
la ferme -
21/06/07
Le Réseau agriculture durable (RAD) a réalisé
une publication très intéressante et très
complète sur le thème "Pourquoi comment
réduire ma consommation de pesticides à la ferme".
Elle est téléchargeable gratuitement sur le
site du RAD : http://www.agriculture-durable.org
(rubrique autres publications).
Désherbage
des voies ferrées : un accord-cadre pour la qualité
de l’eau -
26/03/07
En
application du Plan interministériel de réduction
des risques liés aux pesticides, le directeur général
de l’alimentation du Ministère de l’Agriculture
et de la Pêche et le directeur de l’eau du Ministère
de l’Ecologie et du Développement durable ont
signé, le 16 mars 2007, un accord-cadre avec la SNCF
et Réseau Ferré de France. Cet accord définit,
pour une durée de trois ans, le cadre général
d’actions d’intérêt commun portant
sur l’utilisation des produits phytosanitaires et la
réduction de son impact sur la qualité de l’eau.
La
SNCF et Réseau Ferré de France s’engagent
à réduire l’impact sur l’eau des
pesticides qu’ils utilisent et notamment à réduire
leur consommation de pesticides, améliorer les pratiques
de désherbage, davantage recourir à des techniques
alternatives sur les zones sensibles et mettre en place des
actions d’information et de sensibilisation. En contrepartie,
le Ministère de l’agriculture fournit un appui
réglementaire et un appui technique, tandis que le
Ministère de l’écologie apporte aide financière
et assistance scientifique et technique, dans le cadre de
conventions financières.
Source
: Agrisalon 16-03-07, Journal de l’environnement 19-03-07
Données
sur les pesticides : une carte de France interactive -
26/03/07
Depuis
le 1er mars 2007, l’Agence française de sécurité
sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset)
a mis en ligne une carte de France interactive donnant accès
à des données sur la présence de résidus
de pesticides dans l’environnement.
En
un seul clic, cette carte permet à l’internaute
d’accéder à une base de donnée
l’informant sur la présence de pesticides dans
les compartiments de l'environnement (l'air, l'eau, le sol
et denrées alimentaires), et ce sur l’ensemble
du territoire national, y compris les départements
et territoires d'outre-mer.
Cette
carte est accessible depuis le site de l’Observatoire
des résidus de pesticides (ORP), mis en place en juin
2006 en application du Plan interministériel de réduction
des risques liés aux pesticides (PIRRP) et du Plan
national santé environnement (PNSE) 2004-2008. Cet
Observatoire a pour missions d'organiser et de faciliter la
production de données relatives aux expositions aux
résidus de pesticides. L’objectif : fournir aux
pouvoirs publics et autres décideurs les outils nécessaires
à l'évaluation des risques liés à
ces expositions.
L'Afsset,
qui assure la coordination scientifique et technique de l’ORP
ainsi que le financement des travaux conduits, incite tout
organisme disposant de données sur les pesticides à
lui communiquer ces informations afin d'enrichir ce nouvel
outil mis à jour en permanence.
FRANCE
NATURE ENVIRONNEMENT, qui a toujours demandé la plus
grande transparence en matière de dispersion des pesticides
dans l’environnement, ne peut que saluer la création
de ce nouvel outil.
Rendez-vous
sur www.observatoire-pesticides.fr !
Sources
: Journal de l’environnement 07-03-07, FNE
Stratégie
européenne sur les pesticides : de graves lacunes -
26/03/07
Les
27 Ministres européens de l’environnement, réunis
le 20 février dernier, ont « accueilli avec satisfaction
» la stratégie thématique concernant l’utilisation
durable des pesticides COM(2006)372, présentée
le 12 juillet 2006 par la Commission européenne. L’intérêt
de cette stratégie, selon le Conseil, est d’établir
« un cadre juridique d’action communautaire en
vue de parvenir à une utilisation des pesticides compatible
avec les principes du développement durable ».
Dans
la perspective de cette réunion du Conseil, FRANCE
NATURE ENVIRONNEMENT avait alerté la Ministre de l’Ecologie
en relayant la position de nos correspondants européens
du réseau PAN Europe et en rappelant nos demandes :
- des objectifs chiffrés en matière de réduction
de l’utilisation et des risques liés aux pesticides,
avec pour indicateurs de suivi le nombre de traitements par
hectare et par an (indicateur IFT) et l’évolution
des surfaces en agriculture biologique.
- une taxation dissuasive des pesticides qui jouerait un rôle
direct sur la consommation de pesticides, et générerait,
indirectement, des recettes permettant de financer le développement
des techniques alternatives et la généralisation
des mesures de formation.
- le retrait de la liste des pesticides homologués,
des substances cancérigènes, mutagènes
et dangereuses pour la reproduction, ainsi que la protection
des populations les plus vulnérables que sont les fœtus,
les nourrissons et les enfants.
- la prise en compte de deux notions fondamentales que sont
le principe de précaution et le principe pollueur-payeur.
Nous
regrettons fortement qu’elles n’aient pas été
prises en compte.
La
prochaine étape sera le vote du Parlement, prévu
le 10 juillet 2007.
Sources
: Journal de l’environnement 21-02-07, Conseil de l’UE
20-02-07, PAN Europe, FNE.
Monsanto
condamné pour publicité mensongère sur
le Round up -
26/03/07
Par
jugement du 26 janvier 2007, les dirigeants des sociétés
Monsanto Agriculture France et Scotts France ont été
déclarés coupables du délit de publicité
mensongère ou de nature à induire en erreur
par le tribunal correctionnel de Lyon. Ils avaient en effet
fait diffuser, courant 2000, des messages publicitaires de
nature à induire en erreur les consommateurs quant
au caractère biodégradable du glyphosate, substance
active contenue dans les produits herbicides pour jardins
d’amateurs vendus sous les marques Roundup 3 Plus, Roundup
GT, Roundup allées et terrasses, Roundup Ultra et Roundup
Alphée.
Sur
le plan civil, le juge a condamné Monsanto et Scotts
France à des dommages & intérêts envers
l’association environnementale Eau & Rivières
de Bretagne, agréée au titre de la protection
des consommateurs et à une association de consommateurs
(la CLCV). Les condamnés ont fait un appel général.
Source
: FNE
Utilisation
des pesticides : une consultation du public -
26/12/06
Afin de préparer
des négociations européennes, le Ministère
de l’écologie et du développement durable
a lancé le 3 novembre dernier une consultation électronique
portant sur deux projets de textes européens visant
à promouvoir une utilisation
«durable» des pesticides : une proposition
de Stratégie thématique accompagnée un
projet de Directive cadre.
Parmi les éléments
nouveaux du projet de Directive figurent la sensibilisation
des utilisateurs de pesticides aux risques encourus, l’interdiction
de la pulvérisation aérienne, la définition
de zones au sein desquelles l’utilisation de pesticides
est interdite ou strictement limitée, l’établissement
de plans d’action nationaux. L’objectif de la
Stratégie thématique reste une réduction
du risque global associé à l’utilisation
des pesticides, pour la santé humaine et l’environnement,
par l’application, notamment, du principe de substitution
des substances les plus dangereuses par des substances moins
nocives.
France Nature
Environnement regrette cependant que ses propositions d’objectif
chiffré de réduction de l’usage des pesticides
et de taxation dissuasive des pesticides, bien qu’envisagées
par la Commission, n’aient pas été retenues
dans ces textes.
Pour
répondre à cette consultation :
http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=6561
Sources : MEDD
03-11-06, Vie-publique 13-11-06, FNE.
Résidus
de pesticides : les aliments de plus en plus contaminés
- 26/12/06
Le nouveau
rapport annuel de la Direction générale de la
Santé et de la Consommation de Commission européenne,
publié le 2 novembre 2006 (données de 2004),
révèle une augmentation du pourcentage de fruits,
légumes et céréales consommés
en Europe contenant des résidus de pesticides. La présence
de résidus concerne désormais 47% de ces aliments,
dont 5% dépassent les Limites maximales de résidus
(LMR).
Pour la France, la proportion s’élève
à 48%, dont 4% hors normes. L’évolution
de ce pourcentage, par rapport aux années précédentes,
diffère selon les produits : si la situation a tendance
à s’améliorer pour les légumes
(34% d’aliments contaminés contre 41% en 2003),
elle se dégrade pour les fruits (65,7% contaminés
contre 64,5% en 2003), avec un dépassement des normes
pour 12,5% des fraises. Quant aux céréales,
aucun dépassement de LMR n’était constaté
en 2003 alors qu’en 2004, 2,4% des céréales
analysées sont hors normes.
Par ailleurs, une augmentation des résidus «
multiples » est également constatée :
la proportion d’échantillons d’aliments
concernant 2 à 8 pesticides différents était
de 23,7% en 2003 contre 25,5% en 2004.
Face à ce constat, il est urgent de demander un objectif
de réduction de l’utilisation des pesticides,
en France et en Europe.
Pour
en savoir plus et pour signer notre pétition,
rendez-vous sur
www.fne.asso.fr !
Sources : MDRGF
06-11-06, Journal de l’Environnement 07-11-06
Pesticides
: enquête de la MSA sur l’exposition professionnelle
- 26/12/06
A la suite
de la décision du tribunal des affaires de Sécurité
sociale de Bourges, qui a reconnu pour la première
fois la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle
(cf. Actu agri-forêt n°10) pour un ancien salarié
agricole, la MSA a annoncé en octobre le lancement
d’une nouvelle enquête épidémiologique
nationale sur le rôle de l’exposition professionnelle
aux pesticides dans la survenue de cette maladie.
L’étude sera conduite avec l’unité
708 de l’Inserm et l’Institut de veille sanitaire.
Elle consistera à surveiller, chez les affiliés
de la MSA, la fréquence de la maladie de Parkinson
en recensant les produits utilisés, les durées
et les modalités d’utilisation. Une précédente
étude menée sur ce sujet par la MSA entre 1999
et 2001 avait déjà révélé
que l’exposition aux pesticides pendant plus de 15 ans
multipliait par 1,9 le risque de développer la maladie
de Parkinson, un surrisque comparable à celui de développer
un cancer du poumon pour un fumeur passif. Les résultats
de cette nouvelle étude ne seront connus que dans plusieurs
années.
Source : Le
Monde 18-10-06
Pesticides
et Parkinson : le lien est établi -
06/10/06
A la suite d’une
plainte déposée par un ancien ouvrier agricole
atteint de la maladie de Parkinson, celle-ci a, pour la première
fois en France, été reconnue « maladie professionnelle
» par le tribunal des affaires de sécurité
sociale de Bourges.
Dès les
années 1990, de premières études avaient
déjà indiqué un lien possible entre utilisation
des pesticides et maladie de Parkinson. Depuis, d’autres
études sont venues conforter ces conclusions. Notamment,
en juin 2006, une étude, menée par l’équipe
d’Alberto Ascherio à Harvard et publiée
dans Annals of Neurology, a conclu que l’exposition aux
pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70%. Selon ce
travail, mené sur 143 325 personnes, 5% des personnes
exposées risquent de développer la maladie, contre
3% pour la population générale.
Même si
les pesticides ne constituent pas l’unique facteur qui
génère la maladie, ils constituent ainsi un facteur
de risque important. Ces conclusions sont alarmantes et il devient
urgent que des mesures de réduction de l’usage
des pesticides et la suppression des produits les plus dangereux,
notamment les neurotoxiques, soient mises en place en France.
Source : Le Figaro
27-09-06, FNE
Mise sur le marché et utilisation des pesticides : un
nouvel arrêté inacceptable -
06/10/06
Le 21 septembre
est paru un nouvel arrêté du 12 septembre 2006
relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation
des produits antiparasitaires à usage agricole. Cet arrêté
abroge celui du 25 février 1975 relatif à l’application
des pesticides.
Si ce nouvel
arrêté présente quelques avancées,
notamment en ce qui concerne la pratique de vidange des fonds
de cuve (obligation de dilution préalable), plusieurs
de ses dispositions sont inacceptables pour FNE.
En effet, l’arrêté
prévoit de modifier les zones non traitées (ZNT),
définies pour chaque produit dans le cadre de sa mise
sur le marché, en les simplifiant de la manière
suivante : 5 mètres pour les produits dont la ZNT est
comprise entre 1 et 10 mètres, 20 mètres pour
les produits dont la ZNT est comprise entre 10 et 30 mètres,
50 mètres pour les produits dont la ZNT est comprise
entre 50 et 100 mètres (Art. 11). Par ailleurs, l’article
14 permet, sous certaines conditions telles que l’enherbement
ou la mise en place d’une haie, de réduire systématiquement
ces ZNT à 5 mètres. Autrement dit, pour la plupart
des cultures, des produits dont la ZNT était initialement
de 100 mètres pourraient être épandus à
5 mètres d’un cours d’eau, sous la seule
condition que les 5 mètres soient enherbés…
Une réflexion
est en cours à FNE sur les suites à donner à
cet arrêté.
Pour
consulter ce nouvel arrêté :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=774443&indice=5&table=JORF&ligneDeb=1
Sources : D’après
Légifrance, le 21 septembre 2006 et FNE
Pesticides
dans les eaux : nouvelles données de l’IFEN -
06/10/06
Une récente
publication de l’Institut français de l’environnement
(IFEN) synthétise les données de la contamination
des eaux par les pesticides en 2003 et 2004. Cette étude
révèle que 96% des cours d’eau français
et 61% des eaux souterraines sont contaminés par les
pesticides. Les niveaux de contamination sont, en outre, élevés
: 49% des eaux superficielles ont une qualité moyenne
à mauvaise.
Malgré
la mise en place d’un l’Observatoire des résidus
de pesticides, qui devrait permettre de rassembler et de valoriser
les informations relatives à la présence des pesticides
dans l’environnement et de caractériser l’exposition
de la population et des écosystèmes, de tels résultats
ne peuvent être qu’inquiétants quant à
l’atteinte par la France d’un objectif de bon état
écologique des eaux d’ici à 2015.
Pour
en savoir plus :
http://www.ifen.fr/publications/dossiers/PDF/dossier05.pdf
Sources : D’après
l’IFEN, le 5 août 2006 et le Journal de l’Environnement,
le 18 août 2006
Pesticides naturels, purin d’ortie,… : une interprétation
délicate de la Loi d’orientation agricole -
06/10/06
Les services
de la Direction Nationale des Enquêtes de Concurrence,
de Consommation et de Répression des Fraudes et le Service
Régional de la Protection des Végétaux
de Rhône-Alpes ont lancé une opération à
l’encontre d’un paysagiste élagueur promoteur
de traitements naturels pour le jardinage et l’agriculture,
notamment le purin d’ortie. L’article 70 de la LOA
stipulant que « toute publicité commerciale et
toute recommandation (…) ne peuvent porter que sur des
produits bénéficiant d'une autorisation de mise
sur le marché » ces services ont considéré
abusivement que l’enseignement de traitements naturels
constitue une infraction
Dans un communiqué
du 12 septembre, FNE a réagi contre ce coup d’arrêt
porté à des pratiques respectueuses de l’environnement
et de la santé humaine, et a demandé aux Ministres
en charge de l’Agriculture et de l’Economie d’expliquer
cette action et de prendre des mesures en faveur de l’enseignement
et de la promotion de ces pratiques, pour beaucoup ancestrales,
qui constituent la bases de nombreuses techniques alternatives,
et notamment de l’agriculture biologique.
Ces mêmes
Ministères ont apporté, le 19 septembre, des précisions
sur cette affaire : «La mise sur le marché suppose
une transaction (onéreuse ou gratuite) entre deux parties.
Les préparations effectuées par un particulier
pour une utilisation personnelle, telles que le purin d'ortie,
ne rentrent donc pas dans le cadre d'une mise sur le marché.
En conséquence, la promotion auprès des particuliers
de procédés naturels ou le fait de donner la recette
de telles préparations ne sont pas interdites. Les produits
naturels traditionnels, élaborés à la ferme
ou au jardin, peuvent donc continuer à l'être sans
obligation d'autorisation préalable. »
En revanche,
les Ministères précisent que, pour commercialiser
ou distribuer (même gratuitement) ces produits, une autorisation
préalable est nécessaire, afin de garantir «
que les produits phytopharmaceutiques mis sur le marché
sont sans danger pour l'utilisateur, le consommateur et l'environnement,
et efficaces dans la lutte contre les maladies contagieuses
des plantes ». Dans ce cadre, des travaux concernant la
question de l’homologation des produits traditionnels
de protection des plantes seraient en cours au niveau communautaire.
Enfin, l’inspection
chez le paysagiste élagueur de l’Ain n’aurait
relevé que d’une procédure habituelle visant
à « déterminer la nature exacte »
de ses activités…
FNE, très
vigilante sur ce dossier, interviendra jusqu’à
ce que toute ambiguïté soit levée quant à
l’utilisation des traitements naturels.
Sources : D’après
FNE, le Communiqué de Presse du Ministère de l’Agriculture
et de la Pêche, le 19 septembre 2006 et Univers-nature,
le 4 septembre 2006
Loi
sur l’eau : le projet adopté en deuxième
lecture au Sénat - 06/10/06
Dans la nuit
du 11 au 12 septembre 2006, le Sénat a adopté
en deuxième lecture le projet de Loi sur l’eau
et les milieux aquatiques. Celui-ci vise à atteindre
un bon état écologique des eaux d’ici à
2015, conformément à la Directive Cadre européenne
sur l’Eau.
Concernant les
pesticides, nous avions demandé, sur la base des résultats
de l’expertise INRA-CEMAGREF de 2005 et du rapport de
Inspection générale de l’Environnement (N°
IGE/04/017), un relèvement du taux plafond de la redevance,
une augmentation du nombre de classes et une modulation de la
redevance en fonction de la toxicité des substances actives.
Cette demande avait été relayée par une
demi-douzaine de fédérations du réseau
agriculture de FNE auprès de leurs sénateurs.
Malheureusement,
cette demande n’a pas été adoptée.
Le projet
de loi est consultable à l’adresse suivante : http://ameli.senat.fr/publication_pl/2005-2006/370.html
Son adoption
définitive est prévue pour la fin de l’année.
Sources : D’après
Agrisalon, le 12 septembre 2006, http://ameli.senat.fr,
et FNE
Pesticides
: les OGM constituent-ils vraiment un progrès ? -
06/10/06
Une étude
américaine de l’université Cornell remet
en question l’un des arguments phares des producteurs
d’OGM : l’indépendance de ces cultures vis-à-vis
des pesticides. Conduite pendant sept ans sur le cas de 481
agriculteurs chinois ayant planté du coton transgénique
Bt, l’étude a montré que si les 3 premières
années voyaient une baisse de 70% dans l’utilisation
d’insecticides et une hausse de 36% du revenu des cultivateurs,
les années suivantes étaient marquées par
une hausse de l’utilisation des pesticides (autant que
les agriculteurs conventionnels en 2004), avec, au final, des
revenus de 8% inférieurs à ceux des agriculteurs
conventionnels.
En fait, le coton
étudié n’était résistant qu’à
un seul type de vers, et n’était donc pas à
l’abri des attaques d’autres insectes, dits «
secondaires » (les mirides dans ce cas précis).
Selon les chercheurs de Cornell, la prolifération de
ces insectes secondaires pourrait constituer une menace majeure
dans les pays où le coton génétiquement
modifié a été planté en abondance
(Chine, Mexique, Afrique du Sud).
Le principal
auteur de l’étude ne remet cependant pas en cause
le développement des OGM : pour résoudre le problème
soulevé dans cette étude, il propose d’utiliser
des prédateurs naturels… ou de mettre au point
un nouveau coton transgénique capable d’y résister.
Source : D’après
le Journal de l’environnement, le 2 août
2006
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