Les Pesticides

 

Sommaire

Plan interministériel "pesticides"

Quelques chiffres sur l’utilisation des pesticides en France…

Les pesticides sont partout !

 


Plan interministériel "pesticides" : quelles ambitions ?

 

Les Ministères en charge de l’Agriculture, de l’Ecologie, de la Santé et de l’Economie ont présenté le 28 juin 2006 un Plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides.

Ce plan comportait plusieurs avancées ayant pris en compte nos demandes : réduction des ventes pour les substances actives les plus dangereuses, indicateur de fréquence d’utilisation, restriction des ventes aux jardiniers amateurs, publications de données par l’Observatoire des résidus de pesticides (ORP), intégration de la dimension santé-environnement dans les référentiels-métiers, etc.

Cependant, il manque considérablement d’ambitions et de mesures permettant d’enrayer l’empoisonnement chronique aux pesticides, pourtant attesté par de nombreuses études démontrant les effets des pesticides sur les écosystèmes et sur la santé des utilisateurs et de la population en général.

C’est pourquoi FNE appelle les consommateurs et les environnementalistes à exiger des objectifs chiffrés de réduction et des mesures réellement efficientes pour les atteindre.


 

Pour en savoir plus :

Lire le Communiqué de presse du 3 juillet 2006 (Format PDF)


Télécharger le Plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides (Format PDF)


Télécharger la note de positionnement de FNE sur ce Plan interministériel « pesticides » (Format PDF)


Télécharger la contribution de France Nature Environnement (janvier 2006) (Format PDF)


Accéder au site Internet de l’Observatoire des résidus de pesticides (ORP)

 

Quelques chiffres sur l’utilisation des pesticides en France…

Avec 76100 tonnes de matières actives commercialisées en 2004, la France est le 3e consommateur mondial de pesticides et le 1er consommateur européen (30% des quantités totales utilisées).
Les fongicides représentent la moitié de ce volume, les herbicides un tiers. Les insecticides ne représentent, en masse, que 3% et les produits divers 14%.
Les 489 substances actives disponibles en 2005 se répartissent en près de 150 familles chimiques différentes. Environ 6000 produits commerciaux les contenant sont homologués en France, bien que seulement 2500 soient réellement utilisés.
Le suivi de la dispersion de ces milliers de tonnes de pesticides dans notre environnement est quasiment inexistant et il n’existe pas de données fiables et complètes sur les pratiques réelles. Pour l’essentiel, les seuls chiffres disponibles sont les ventes déclarées par les principales firmes phytosanitaires et quelques enquêtes locales sur les utilisations par cultures.

 

Les pesticides sont partout !

On retrouve des pesticides partout : dans nos aliments (cf. encadré), dans l’eau des rivières et dans l’eau souterraine (cf. encadré), dans l’air, dans les sols, dans la biomasse vivante et morte, dans le sang et le lait maternel...

 

Des pesticides dans nos aliments...
Sur 3375 analyses réalisées en 2003 par la DGCCRF (répression de fraudes), seulement 59% des légumes et 35,5% des fruits proposés au consommateur ne présentaient pas de trace de pesticides. 41 % des légumes et 64,5 % des fruits analysés contenaient des pesticides à des teneurs conformes aux normes réglementaires. 24 % des fruits et légumes analysés contenaient plus de deux pesticides différents. 5,5 % des fruits et 7 % des légumes dépassaient les limites maximales de résidus de pesticides (LMR).

Des pesticides dans les eaux...
90 % des rivières et 50 % des nappes phréatiques sont contaminées (IFEN www.ifen.fr).

 

En effet, après son application au champ, selon le type de molécule et de formulation, une fraction plus ou moins importante de la solution est rapidement volatilisée (aérosols et évaporation), et atteint le compartiment atmosphérique où elle retombera ailleurs sous forme de pluies.

Une autre partie rejoint le sol et subit plusieurs types de circulation :

- une fraction est absorbée par la plante qui peut la stocker, la métaboliser (la détruire) ou la véhiculer dans différents organes,
- une autre fraction passe dans la solution du sol et peut être métabolisée par les micro-organismes du sol ou peut percoler vers les eaux souterraines,
- enfin une autre fraction est adsorbée sur les particules organiques et minérales du sol et va suivre alors plusieurs destins possibles : entraînement par érosion et ruissellement aboutissant à un re-largage de la molécule en milieu aquatique et/ou rémanence résiduelle du produit dans le sol pendant une durée variable dépendant du milieu et de la molécule.

Dispersés hors des champs par lessivage, volatilisation, érosion ou transferts biologiques (via les chaînes alimentaires), ces produits imprègnent aujourd'hui tous les milieux et tous les maillons biologiques et constituent un véritable bruit de fond toxicologique et écotoxicologique.