Biodiversité
 

 

Sommaire

Tout sur la biodiversité

Tout sur la Convention pour la diversité biologique 

 

Tout sur la biodiversité

Lire le dépliant "Préservons la Biodiversité" qui vous sera remis lors des sorties biodiversité (format PDF)

La biodiversité, qu’est-ce que c’est ?

Du fait des conditions écologiques variées qui s'exercent sur son territoire, la France a la chance d’abriter, en métropole et en outre-mer, une biodiversité riche dont nous sommes tous responsables. Mais que signifie ce terme « biodiversité », aujourd’hui banalisé ?

La biodiversité - ou diversité biologique - désigne la variété et la diversité des formes de vie sur Terre. La biodiversité dont nous sommes les témoins aujourd’hui est le fruit d’une évolution qui s’est façonnée depuis environ 3,5 milliards d'années, au gré de processus naturels et, actuellement, de plus en plus sous l’influence des êtres humains. Elle constitue la toile de la vie et de son évolution possible dont nous faisons intégralement partie et dont nous sommes totalement dépendants.

Cette diversité biologique s'exprime à trois niveaux :

La diversité génétique : Elle détermine le caractère unique de chaque individu à l’intérieur de chaque espèce : tout organisme est génétiquement différent des autres (je suis différent de mon voisin). Les races animales et les variétés végétales par exemple témoignent de cette diversité, indispensable à l'évolution du vivant.
La diversité spécifique : c’est la diversité des espèces dans une zone donnée. Une espèce est composée d’individus capables de se reproduire entre eux et dont la descendance est fertile. Cette diversité s’entend généralement en termes de grandes variétés de plantes, d’animaux et de micro-organismes. À l’heure actuelle, entre 1,4 à 1,8 millions d’espèces ont été identifiées mais on estime qu'il en existe 5 à 100 millions (essentiellement des micro-organismes et des invertébrés, tels les insectes).
La diversité écologique (ou écosystémique) : c’est l’ensemble des milieux (mers, forêts, zones humides…) qui abritent différentes espèces animales et végétales, dont certaines peuvent être peuvent être particulières à un lieu donné. Dans chaque milieu, les êtres vivants, y compris les êtres humains, forment un tout et interagissent, les uns avec les autres, mais aussi avec l’air, l’eau et le sol, formant ce que l'on appelle un écosystème.

La biodiversité dépend de l’évolution de ces différentes formes de vie et de leurs interactions, entre-elles et avec leur milieu. Cette dynamique complexe et fragile qui fait de la Terre cet endroit unique, a besoin d’être protégée.


La biodiversité, à quoi ça sert ?

La biodiversité a contribué de nombreuses façons au développement de la culture humaine, et, en retour, les communautés humaines ont joué un rôle important en termes d'évolution de la diversité aux niveaux génétique, spécifique et écologique.

Grâce à la biodiversité, nous nous nourrissons (légumes, fruits, viandes, poissons, pain, fromage…), nous nous habillons (coton, lin, soie…), nous nous soignons (de nombreux principes actifs de médicaments ont été mis au point à partir de molécules naturelles et 70% de nos médicaments sont issus de végétaux), nous nous chauffons (bois, pétrole…), nous bâtissons …

Les biens et services apportés par la biodiversité sont donc nombreux. Elle est par exemple indispensable :

Au fonctionnement des systèmes naturels (écosystèmes) et des systèmes exploités par l’homme (agrosystèmes),
À la fertilité des sols par la matière organique et les micro-organismes décomposeurs,
À la pollinisation des fleurs par les insectes, etc.
Elle a également un rôle épurateur de l’eau, de l’air et un rôle stabilisateur en limitant l’érosion, les inondations, les fluctuations climatiques et les autres désastres environnementaux.

Si les ressources biologiques représentent un intérêt écologique pour la communauté, la valeur économique de la biodiversité est également de plus en plus mise en avant. Pour la société, la biodiversité est aussi un secteur d'activité et de profit, et demande une gestion appropriée des ressources.

Le développement de l'homme est ainsi intimement lié à la biodiversité. Sans oublier que sur une planète sans paysage à admirer, fleur à respirer, animal à découvrir…l’homme serait bien seul et privé de précieuses richesses indispensables à son épanouissement.

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La biodiversité menacée ?

La disparition des espèces s’est considérablement accélérée ces dernières décennies (on parle d'une vitesse de 1000 à 10.000 fois supérieur au taux naturel d'extinction ) et nous entraîne vers la sixième grande vague d’extinction de l'Histoire de la Terre.

La France n’est pas épargnée par ce phénomène : sur plus de 6000 espèces végétales connues en France métropolitaine, 34 sont présumées disparues depuis un siècle et 457 sont considérées comme "en danger". Sur près de 1000 espèces de vertébrés répertoriées, 199 sont menacées dont 18% des espèces communes d’oiseaux, 39% des reptiles et 36% des mammifères. Le phénomène touche également les invertébrés, même s’il est difficile de le quantifier. De même, certains habitats naturels sont très menacés : notre pays a ainsi perdu 50% de ses zones humides, ces trente dernières années.

Les terres d’outre-mer, qui hébergent plus d’espèces que la France métropolitaine, sont elles aussi, très affectées par la perte de leur biodiversité. Certains écosystèmes (forêts primaires, récifs coralliens, etc.) sont particulièrement fragiles mais une action globale est nécessaire dans ces territoires.

Ce que l'on appelle l'érosion de la biodiversité est donc bien réelle. Plusieurs facteurs, agissant de façon indépendante ou combinée, sont à l'origine de cette érosion. Un moyen simple de s’en souvenir : l'acronyme "CHIPS" pour :

Changement climatique et réchauffement de la planète
Habitats naturels dégradés ou détruits par l'urbanisation, les aménagements et l'intensification des modes d’exploitation
Introduction d’espèces exotiques concurrentes aux espèces indigènes
Pollution d'origine agricole, industrielle ou domestique
Surexploitation par la pêche, la chasse, la destruction des forêts…

Si nous n’y prenons pas garde, une espèce aujourd’hui banale peut être menacée ou disparaître demain.

C'est pourquoi, lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, nos dirigeants se sont mis d’accord sur une stratégie globale pour un "développement durable" qui, tout en répondant à nos besoins actuels, laisse aux générations futures un monde viable et prospère. L’un des accords-clés adoptés à Rio a été la Convention sur la diversité biologique, puisque cette biodiversité est le support et le préalable du développement. Cette convention, conclue par la grande majorité des Etats, s’engage à maintenir l’équilibre écologique planétaire au travers de trois objectifs : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments, et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses ressources. Chaque pays est invité à traduire ces trois principes dans sa politique nationale.

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La biodiversité, agir pour la préserver

La préservation de la biodiversité est devenue un motif de préoccupation mondiale. Il existe deux grandes façons de préservation de la biodiversité : la conservation in situ, c'est-à-dire dans le milieu naturel et la conservation ex-situ, c'est-à-dire en dehors du contexte naturel.

Un exemple de conservation in situ consiste à créer des zones de protection. C’est aussi le contrôle de pratiques néfastes à la biodiversité (réduire les pesticides par exemple). Mais les cas de destruction d'habitats d'espèces rares ou d'espèces en voie de disparition requièrent la mise en place de stratégies de conservation ex-situ comme la conservation de gènes dans des banques de semences, ce qui permet la sauvegarde d'un grand nombre d'espèces avec un minimum d'érosion génétique.

Pour préserver et protéger la biodiversité, des mesures ont été décidées lors du sommet de la terre à Rio en 1992 et à l'occasion d'autres réunions. Des stratégies ont été, ou sont mises en place par de nombreux gouvernements. Mais la biodiversité n'est pas que l'affaire des politiques. C'est l'affaire de tous !

La journée internationale de la biodiversité est donc l’occasion, pour tous, de réfléchir aux responsabilités qui lui incombent. Nous pouvons tous agir pour préserver la biodiversité, en modifiant nos comportements, en consommant moins et mieux. Bref, en appliquant des gestes pleins de bon sens, que l'on oublie parfois ou que l'on ignore souvent. Par exemple :

au quotidien : choisir des modes de déplacement alternatifs (vélo, transports en commun, covoiturage), économiser l’eau et l’énergie (ampoules à faible consommation, géothermie, panneaux solaires), limiter et trier ses déchets, éviter les produits toxiques, ne pas utiliser de pesticides et privilégier le compost aux engrais dans le jardin. Acheter local et de saison. Adapter sa consommation.

Eviter l'inutile et le superflu pour privilégier des produits réutilisables, rechargeables ou réparables fera de vous un consommateur responsable !

Lors de sorties : rester sur les chemins balisés, observer sans déranger, ne pas prélever de plantes ou d'animaux, se renseigner sur les espèces protégées, ne pas faire de feu, emporter ses déchets…

Et surtout se faire plaisir en gardant ses cinq sens en éveil !

Lors de vacances : ne pas rapporter de spécimens vivants ou d’objets fabriqués à partir d’animaux ou de végétaux…

Vos photos et vos souvenirs suffiront à prolonger ces moments !

Bien sûr, il est possible d'aller au-delà de ces actions et de s'engager en faveur de la biodiversité. N'hésitez pas à rejoindre une association pour découvrir et protéger la nature, et également soutenir ses actions !

N'hésitez pas non plus à sensibiliser vos enfants et votre entourage à l'importance de la biodiversité, par exemple grâce aux outils pédagogiques disponibles sur le site :
http://www.fnh.org/francais/doc/en_ligne/biodiv/action_7a11_biodiv1.htm

 

 

Tout sur la Convention pour la diversité biologique

 

La Convention sur la diversité biologique

La Convention sur la diversité biologique est l'une des deux conventions signées au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 ; l'autre convention étant la Convention sur les Changements Climatiques.

Quelques repères sur la Convention :

Ouverture à signature au " Sommet de la Terre ", à Rio, le 5 juin 1992.
Entrée en vigueur le 29 décembre 1993, 90 jours après la 30ème ratification.
Parties signataires : 188 pays, dont la France.

La Convention sur la diversité biologique constitue un engagement historique : c'est le premier traité conclu au niveau mondial qui aborde tous les aspects de la diversité biologique, c'est-à-dire non seulement la protection des espèces mais également celle des écosystèmes et du patrimoine génétique.

Elle garantit l'utilisation durable des ressources naturelles : l’exploitation des écosystèmes, des espèces et des gènes doit se faire au bénéfice de l’humanité mais à un rythme et de manière à ce qu'elle n’entraîne pas, à long terme, une diminution de la diversité biologique.
Pour cela, la Convention sur la biodiversité biologique fixe trois objectifs principaux:

1. la conservation de la diversité biologique
2. l’utilisation durable de ses éléments constitutifs
3. le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses ressources génétiques

Enfin, la Convention est aussi la première à reconnaître que la conservation de la diversité biologique est "une préoccupation commune à l'humanité" et fait partie intégrante d'un développement socio-économique durable.

Pour en savoir plus sur la CDB

Chaque partie signataire ayant ratifié la convention est obligée d'élaborer et d’appliquer des stratégies pour préserver la biodiversité. Concernant la France, la mise en œuvre de ces stratégies s’effectue par des plans d’action au niveau paneuropéen, communautaire et national, qui sont déjà établis ou en cours d’élaboration par les partis concernés.

La stratégie paneuropéenne pour la biodiversité élaborée dans le cadre des travaux du Conseil de l’Europe a pour principal objectif de lutter contre le déclin de la diversité biologique en Europe.

La stratégie communautaire pour la biodiversité, menée par l’Union Européenne, cherche à conserver les habitats naturels, la faune et la flore sauvages. C'est l'objet du réseau Natura 2000. Dans d’autres domaines, des activités sont prévues pour contribuer à la cohérence du réseau (contrôle et surveillance, réintroduction d’espèces …).

La stratégie française pour la biodiversité s’inscrit dans cette hiérarchie et facilite l’implication et la contribution de la France dans les négociations aux différents niveaux. L’action nationale s’appuie sur les programmes de travail proposés par la convention et présente des thématiques transversales.

Pour en savoir plus sur la SNB

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Le 22 mai 2006: journée internationale de la biodiversité

Les Nations Unies ont proclamé le 22 mai « journée internationale de la diversité biologique » afin de sensibiliser le public aux problèmes de biodiversité et à son importance dans la vie quotidienne.

Pourquoi cette date ? Simplement car elle correspond à l'anniversaire de la Conférence de Nairobi du 22 mai 1992, au cours de laquelle les pays membres des Nations Unies ont finalisé la rédaction de la Convention sur la diversité biologique qui sera définitivement adoptée le 5 juin 1992, à Rio (Brésil), lors du

Sommet de la Terre.

Ainsi, depuis son instauration en décembre 2000, cette journée vient rappeler que la biodiversité est une source essentielle de richesses et de services écologiques, donc une source de vie pour tous.

Cette journée internationale doit aussi donner l’occasion à chacun de réfléchir à ses responsabilités propres dans la préservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité. Elle vient enfin rappeler à tous les pays signataires de la Convention, leurs engagements et leurs obligations de tout mettre en œuvre pour stopper l'érosion de la biodiversité d'ici 2010.

A tous les niveaux, du local à l'international, le 22 mai est l'occasion d'événements particuliers autour de la biodiversité. Une présentation des enjeux et des propositions d'actions à mener par les Parties à la Convention sont disponibles à l'adresse suivante :
http://www.biodiv.org/programmes/outreach/awareness/biodiv-day-2006.shtml

Pour l'année 2006, le secrétariat de la Convention a proposé de mettre en particulier l'accent sur la protection de la diversité biologique dans les terres arides.

Pour la première fois en France, France Nature Environnement et son réseau associatif ont souhaité marquer cette journée en organisant un week-end biodiversité. Ainsi, les 20 et 21 mai 2006, sur tout le territoire, seront proposées des sorties et des animations pour découvrir et mieux comprendre la biodiversité, son importance et sa fragilité. Cette opération nationale est identifiée par le logo ci-dessous.

Pour vous renseigner sur les manifestations organisées dans votre région, consultez la carte interactive

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En savoir plus sur la SNB

Pour satisfaire à ses engagements pris en signant la Convention sur la diversité biologique, la France a élaboré sa stratégie nationale pour la biodiversité. Cette stratégie, qui doit permettre de stopper la perte de la biodiversité d’ici 2010, fait partie intégrante de la stratégie nationale du Développement durable.

L'élaboration de cette stratégie s'est faite en plusieurs étapes :

en février 2004, un premier document identifie les orientations de la stratégie nationale, prévoyant leur évaluation et révision tous les deux ans. Après une analyse de l'état de la biodiversité en France et de l'identification des enjeux, ce document propose quatre orientations : mobiliser tous les acteurs, reconnaître sa valeur au vivant, améliorer la prise en compte par les politiques publiques et développer la connaissance scientifique et l’observation. Des plans d’action viendront préciser les conditions de mise en œuvre opérationnelle de ces orientations.
En novembre 2005, les sept premiers plans d’action de la Stratégie nationale pour la biodiversité sont arrêtés. Ils concernent l'agriculture, l'urbanisme, les grandes infrastructures de transports terrestres, les territoires, le patrimoine naturel, la mer et les actions internationales. Ils ont été rédigés par les ministères concernés, sous l'égide du ministère de l'Écologie et du Développement Durable.

FNE se félicite que la France ait enfin (elle est le 110ème pays sur les 188 signataires de la Convention sur la diversité biologique, adoptée au sommet de la Terre de Rio en 1992, à remplir son engagement international) adoptée une telle stratégie nationale, tant notre pays a de fortes responsabilités en matière de biodiversité, étant située en Europe aux carrefours de 4 zones biogéographiques et abritant en Outre-Mer 16 % des "points chauds" de la biodiversité mondiale.

Cependant, une stratégie ne saurait se limiter à de nobles déclarations d'intentions, sans quoi l'érosion de la biodiversité se poursuivra.

Les plans d'actions de novembre 2005 ont permis de donner une dimension supplémentaire à cette stratégie et d'inscrire la biodiversité dans le paysage politique et le plan de route gouvernemental, ce qui en soit est une avancée importante. Mais, il faut en regretter l’hétérogénéité, la timidité et le manque de clarté et d’ambition. Trop souvent, ces plans restent au niveau du déclaratif et ne développent pas assez les actions à mettre en œuvre.

Nous considérons toutefois ces plans comme un premier pas qui doit lancer la dynamique pour changer l’échelle de l’action en faveur de la biodiversité. Mais il faut faire vite, car il ne reste que 4 ans d’ici 2010.

C’est pourquoi, les deux ans à venir seront cruciales. Des étapes d’évaluation de la mise en œuvre des premiers plans et de leur actualisation, dépendra la pertinence et l’efficacité des prochains plans d’action, sur qui devraient reposer réellement des actions concrètes et novatrices pour enrayer l'érosion de la biodiversité, qui est le fondement de la stratégie du même nom. À cet égard la façon dont le mouvement associatif sera associé donnera une indication de la volonté de réussir…

Concernant le plan d’action Patrimoine Naturel, nous retenons en particulier, parmi ce qui figure, trois actions à mettre en œuvre urgemment :

le développement des analyses et des représentations des grandes infrastructures écologiques, ceci devant aux yeux de notre Fédération, concourir à la mise en œuvre d’un véritable Réseau Écologique National à l’horizon 2008 ;
la signature d’un protocole d’accord entre l’ensemble des partenaires, celui-ci étant pour FNE le préalable indispensable à la mise en place du Système d’Information sur la Nature et les Paysages ;
le dégagement de moyens financiers par le biais de nouvelles dispositions fiscales.

Pour trouver le détail des programmes et des actions menées par la France dans le cadre de sa stratégie nationale, vous pouvez consulter le site du ministère de l’Écologie : http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=4106

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En savoir plus sur la CDB

La Convention sur la diversité biologique (CDB) reconnaît que la conservation de la biodiversité est une "préoccupation commune de l’humanité" et qu’elle fait partie intégrante du processus de développement

Elle vise donc à assurer la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments constitutifs et le partage juste et équitable des avantages qui découlent de l’utilisation des ressources génétiques.

Les États ayant ratifié la convention (appelés alors les Parties) doivent respecter et mettre en œuvre dans leurs politiques nationales plusieurs obligations, parmi lesquelles :

la coopération technique et scientifique, le transfert de technologie et l’échange d’informations ;
l’élaboration de stratégies portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique. Ces stratégies se déclinent en plans d'actions nationaux, concernant notamment les secteurs de la forêt, de l’agriculture, de la pêche, de l’énergie, des transports et de l’urbanisme ;
l'établissement des zones protégées pour conserver et la restauration des écosystèmes naturelles et des populations d'espèces, tout en encourageant un développement écologiquement rationnel autour de ces zones ;
la lutte contre les espèces exotiques qui menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces, et la maîtrise des risques posés par les OGM ;
l’adoption de mesures d’incitation à la préservation et de réduction des impacts (d’études d’impact, évaluation environnementale, etc.) ;
l’identification et la surveillance de la diversité biologique ;
la mise en place d’actions d’éducation de sensibilisation du public ;
la réalisation de programmes de recherche et de formation en tenant compte des besoins particuliers des pays en développement.

La Convention est entrée en vigueur le 29 décembre 1993. Son secrétariat est assuré par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Il a pour fonction principale de préparer et d'organiser les réunions de la conférence des parties (COP) et de ses organes subsidiaires, dont le Subsidiary Body for Scientific, Technical and Technological Advice (SBSTTA).

La conférence des parties (COP) réunit tous les deux ans les États parties pour examiner toutes les questions relatives à l’application de la convention. Elle adopte des décisions à caractère administratif, financier et scientifique que les États sont tenus de suivre, ainsi que des protocoles d’application. Un seul protocole a été adopté à ce jour, le protocole de Cartagène sur la prévention des risques biotechnologiques. Elle a initié six programmes thématiques portant sur la diversité biologique agricole, la diversité biologique des terres arides et semi-arides, la diversité biologique forestière, la diversité des eaux intérieures, la diversité biologique marine et côtière, les aires protégées. La dernière COP (la huitième du genre) s’est tenue en mars 2006 à Curitiba (Brésil).

L’organe subsidiaire chargé de donner des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA) est un organe pluridisciplinaire qui est ouvert à la participation de toutes les parties. Il se compose de représentants gouvernementaux compétents dans les domaines de spécialisation concernés. Les SBSTTA proposent des recommandations pour la COP dont certaines sont transformées de facto en décisions de la conférence. L’Institut Français de la Biodiversité est le point focal national français pour le SBSTTA.

Enfin, le Secrétariat doit aussi aider à la mise en oeuvre du programme de travail et coordonner les activités entre les parties et les autres organisations internationales. Afin de promouvoir et faciliter la coopération scientifique et technique entres les parties et l’échange d’informations sur la diversité biologique., il a mis en place un centre d’échange (Clearing House Mechanism ou CHM) international, regroupant les centres d'échange nationaux mis en place par chaque État partie est tenu de développer un centre d’échange.
Le centre d’échange français, animé par le Muséum National d'Histoire Naturelle, est une plateforme d’informations sur les actions entreprises par la France en matière de biodiversité, départements et territoires d’outre-mer compris.

Pour trouver la version française du texte de la convention sur la diversité biologique de 1992 :
http://bch-cbd.naturalsciences.be/belgique/convention/textconv/sommaire.htm

 

 

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