Risques industriels
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Le risque industriel et technologique se situe parmi d'autres.
Le risque industriel … une réalité !
Les associations de protection de l'environnement et le risque industriel
En matière de risques industriels, l'action de FNE depuis le 21/09/2001
Les citoyens et les risques industriels - Chaque citoyen peut agir

Le risque industriel et technologique se situe parmi d'autres.

En effet, que met-on nous sous ce terme général de risque ?

• Les risques majeurs industriels (sites classés Seveso, transport de matières dangereuses, gares de triages, ports,…),
• Les risques spécifiques liés à la filière nucléaire,
• Les risques naturels : inondations, avalanches, mouvements de terrains (glissements, affaissements, écroulements, effondrements), tremblement de terre ou séisme, volcanisme et les catastrophes atmosphériques (cyclones, tempêtes, grêles, sécheresses prolongées), les feux de forêts,
• Les risques liés à des passés industriels (sites et sols pollués, effets d'activités minières),
• Les risques liés à des barrages (rupture),
• Les risques liés au changement climatique,
• Les risques diffus de nature chronique provenant des impacts des pollutions émises, de contaminations, des radiations, mais aussi de manipulations génétiques, … liés aux diverses activités humaines et dans certains cas aux technologies utilisées :

- traitement des déchets : incinérateur de traitement de déchets (UIOM), centre de stockage de déchets ultimes (CSDU), unité de compostage,…),
- activités industrielles, (les divers lieux d'activités ne sont pas, loin s'en faut, les seuls sites Seveso),
- activités de recherche,
- production énergétique,
- transports, et tout particulièrement celui des matières dangereuses,
- agriculture intensive,
- ….

    Des risques sont liés à l'extraction d'un minerai (intoxication par l'arsenic dans le cas de l'extraction de l'or par exemple), à l'usage d'un minéral (le cas de la fibre d'amiante est aujourd'hui bien connu).

    Au titre des technologies citons l'exemple de la téléphonie mobile.

On voit bien que sous le terme " risques " nous trouvons des réalités extrêmement diverses…. En effets nous trouvons des risques qui vont être majeurs avec une faible fréquence et une énorme gravité et ceux qui sont chroniques. Tous ces risques, sous des formes diverses, peuvent avoir des effets sur les éléments fondamentaux de la vie (eau, air, sol), sur les milieux, sur le patrimoine, sur les activités humaines mais aussi en terme de santé humaine.

Si nous regardons sous l'angle de la santé les effets peuvent être causés de manière exceptionnelle ou en continue. Ces effets en terme de santé humaine peuvent apparaître
- de manière instantanée, faible ou fatale (perturbations, maladies, maladies liées à la neurotoxicité (1), décès prématuré),
- de manière différée,
- de manière irréversible si nous ne raisonnons plus à l'échelle individuelle mais si nous raisonnons espèce humaine (effet génotoxique(2) , mutagène(3) et reprotoxicité(4) ).

Le risque industriel … une réalité !

Les inondations, classées en risque majeur naturel, sont malheureusement des sujets connus par le citoyen français soit parce qu'il a été touché directement lui-même soit parce que l'actualité, chaque année, fait qu'une zone ou une autre est concernée en France. Les reportages des médias sont là pour nous le faire vivre quasiment en direct.

A l'opposé le risque majeur industriel ayant une fréquence rare en tout cas sous la forme de catastrophe, pour ne pas dire rarissime il ne faisait pas l'objet habituel d'information au journal télévisé par exemple …

Bien sûr on a parlé des accidents de Seveso (10 juillet 1976) et Bhopal (3 décembre 1984) quand ils ont eu lieu, mais cela remonte à des années et ils ont eu lieu loin de chez nous. Nous avons bien eu quelques accidents industriels en France dont on a parlé, par exemple à Feyzin le 4 janvier 1966, mais cela date et le bilan dans ce cas précis de 18 morts et 84 blessés a permis l'oubli collectif.

Le sujet du " risque industriel " était donc abordé surtout entre spécialistes … et parfois avec un souci d'informer les populations riveraines par le biais d'espaces de concertation, d'information tels les SPPPI (Secrétariat Permanent à la Prévention des Problèmes Industriels) par exemple, … jusqu'au 21 septembre 2001.

Là, l'explosion sur le Site Grande Paroisse à Toulouse a fait changer notre univers. La catastrophe AZF comme elle est couramment appelée engendre un réveil massif de la population et des médias.

Rappelons nous non seulement la réalité de la catastrophe mais aussi les dizaines de milliers de personnes qui vont défiler à Toulouse en disant " Plus jamais ça, ni ici ni ailleurs ! "
Dans la réalité l'accident industriel n'est pas si rare que cela mais il n'a pas forcément un impact lourd. Pour la seule année 2002, 1.375 accidents survenus en France et 333 accidents parmi les plus graves ou les plus significatifs à l'étranger ont été enregistrés dans la base de données ARIA. Pour en savoir plus sur la notion de gravité.

Les associations de protection de l'environnement et le risque industriel

Dans la présentation du dossier de la catastrophe AZF de Toulouse,
en regardant l'histoire de la fédération régionale Uminate, on voit bien que celle-ci était impliquée sur la problématique des risques depuis les années 80.

D'une manière similaire, mais tenant compte des spécificités locales, des acteurs associatifs se sont impliqués depuis des dizaines d'années dans les divers bassins industriels français pour obtenir plus de sécurité, moins de pollutions et nuisances, plus de transparence sur l'activité et les risques, plus d'informations des riverains, plus de concertation mais aussi plus de cohérence dans les politiques publiques.

En matière de risques industriels, l'action de FNE depuis le 21/09/2001

• Suite à la catastrophe de Toulouse, le Pôle " industrie - production - services " et le Réseau " santé - environnement " de France Nature Environnement se sont immédiatement mobilisés. Il a été clairement déterminé que c'était le Réseau " santé - environnement " qui pilotait le travail sur les risques industriels. L'action s'est centrée essentiellement, pour faire évoluer les choses sur six objectifs, faire :

- mieux cerner la réalité des risques,
- augmenter la surveillance des sites industriels,
- informer réellement les populations,
- mettre en œuvre le débat public,
- rendre plus adéquates les politiques d'aménagement du territoire et d'urbanisme,
- évoluer les prises de décisions.

• FNE a réalisé une évaluation des SPPPI (Secrétariat Permanent pour la Prévention des Problèmes Industriels) par une enquête associative en octobre 2001 à la demande du Cabinet du Premier Ministre.

• Avec ses associations membres elle a élaboré en novembre 2001 une plate-forme de 85 propositions, regroupées en cinq thèmes, à savoir :
- prévenir les risques d'accident majeur,
- maîtriser l'urbanisme,
- prévoir l'accident et le gérer,
- informer le public et créer une culture du risque,
- mettre en œuvre une gouvernance sur de nouvelles bases.
Cette plate-forme a été rendue publique sur le site de FNE dès novembre 2001, transmise aux pouvoirs publics et soutenue par ses associations en l'illustrant de cas locaux lors des différents débats régionaux.

• Elle a rendu divers avis sur les avant-projets de loi et projets de loi successifs en 2002 et 2003, le premier en date du 07/01/02 et de nombreuses notes. Depuis la parution de la loi, elle rend, à présent, des avis sur des projets de textes d'application.

• Elle a effectué de multiples rencontres :

- Ministre en charge de l'Environnement (Yves Cochet en 2001)
- membres de Cabinets des Premier Ministre (conseillère à l'environnement et conseillère à l'industrie du Cabinet de Lionel Jospin), du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement puis du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (MEDD),
- Services techniques (MEDD).
- Le 08/12/2003, elle a participé à une matinée de travail avec la ministre en charge de l'environnement sur la thématique " Transparence en matière de risques, information préventive " et a déposé à cette occasion une note spécifique.

• Elle a été auditionnée

- par la Commission d'enquête parlementaire "sur la sûreté des installations industrielles et des centres de recherche et sur la protection des personnes et de l'environnement en cas d'accident industriel" (18/12/2001),
- par l'Ineris - conseil d'orientation (18/04/2002),
- par le Conseil Economique et Social de Midi Pyrénées (08/04/2002),
- et sur les projets de loi par un groupe du Sénat (11/12/2002), par un groupe de l'Assemblée nationale (février 2003).

• Elle a participé à divers colloques où elle a fait connaître ses points de vues, notamment :

- Forum inter-SPPPI de 2001,
- Colloque "Risques industriels et risques urbains : vers une même approche ?" Entretien Jacques Cartier (3 et 4/12/2001),
- Débat national sur les risques majeurs (11/12/2001) ; les fédérations régionales de FNE ont participé, préalablement, aux divers débats régionaux,
- Colloque " Sécurité et avenir des sites industriels " (14/11/2002 organisé par les Ingénieurs de l'industrie et des mines),
….

• Elle a, suite aux multiples demandes, réalisé de l'information à destination de ses membres et du grand public (page spéciale sur le site de FNE dès 2001, notes, conférences, …).

• Elle intervient depuis 2002, sur les risques industriels, dans des formations supérieures notamment d'Ecole des Mines (Ecole de Mines de Paris, Ecole des Mines d'Albi).

• Le rapport " Evaluation du fonctionnement des Conseils Départementaux d'Hygiène par les représentants associatifs membres de France Nature Environnement et Propositions " qui a été finalisé et transmis début janvier 2004 au Ministère en charge de l'environnement, à la Direction Générale de la Santé, aux 3 co-présidents de la Commission d'orientation du Plan national santé environnement (PNSE), participe aussi des actions menées par le Réseau santé environnement pour faire prendre en compte d'une manière efficace la problématique des risques industriels. (Bien évidemment les CDH ne sont pas concernés que par la problématique risques.)

Pour en savoir plus sur les représentations du secteur

Les citoyens et les risques industriels - Chaque citoyen peut agir

s'informer

Un glossaire est à votre disposition.
Vous pouvez consulter sur notre site de la documentation rédigée par nous ou par d'autres … prendre connaissance du dossier réaliser par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable et rendu public en novembre 2003 et titré " Catastrophe AZF - 2 ans après "
Cliquez sur les icônes adéquats pour consultez les divers documents.
Vous pouvez aussi utiliser d'autres sites certains vous sont présentés.

Vous pouvez vous intéresser à la législation ou plus globalement la réglementation spécifique à ce sujet et à l'actualité notamment la nouvelle loi de 2003, la directive Seveso III. Pour en savoir plus.

A lire aussi" l'Avis du Comité de la Prévention et de la Précautions sur l'expertise des risques d'accident industriel " du 20/12/2002.

La problématique des risques industriels vous concerne car vous en avez peut-être un près de chez vous, mais au hasard de vos déplacements professionnels ou de loisirs vous pouvez vous trouver à proximité d'un site à risque. Mieux vaut donc y réfléchir avant ! La carte et le tableau des sites classés Seveso publiés par le MEDD au 1 janvier 2003 donnent 1104 sites ; le pourcentage de sites situés en zone urbanisée est conséquent. Au 21 septembre 2003, le MEDD cite, dans le dossier titré " Catastrophe d'AZF, 2 ans après " de novembre 2003, le chiffre de 1150 sites Seveso dont 630 seuils haut.

Consommer autrement

Par nos choix de consommation, nous pouvons peser sur les circuits amont de fabrication pour que les industries fabriquent des produits moins polluants, moins dangereux.
Nous pouvons nous-même être plus conscient des risques liés aux produits que nous manipulons ou qui sont nécessaires dans des process.

Participer aux débats et aux décisions

Nous pouvons participer aux espaces de concertation, quand il y en a. Aux enquêtes publiques concernant des ouvertures ou des évolutions de sites industriels, au moment de l'élaboration de la planification urbaine. Le Plan local d'urbanisme (anciennement POS) définit l'usage du sol et donc celui aussi qui se situe autour des sites à risques. La mise en œuvre de la nouvelle loi de juillet 2003 va donner l'occasion de temps forts pour des échanges.

S'impliquer dans les associations

Vous pouvez participer à l'association de protection de FNE qui est près de chez vous… Pour trouver ses contacts vous pouvez consulter la page "Les associations membres" du site FNE.