Consultez nos Archives

Voir les actualités

 

Archives : Juillet /Décembre 2006

1 - Actualités internationales
2 - Ripisylves et bois mort

3 - Manifestations
4 - Pollution des eaux
5 - Actualités de la Campagne
« Préserver et restaurer les ripisylves »
6 - Actualités nationales
7 - Actualités régionales
8 - Parutions

 

1 -Actualités internationales

Menaces sur les mangroves de l’Océan Pacifique

Une étude du Programme des nations Unies pour l’environnement (PNUE) indique que certaines îles de l’Océan Pacifique pourraient perdre plus de la moitié de leurs forêts de mangrove d’ici la fin du siècle. Cette étude conclut également que près de 13% de l’aire de répartition des mangroves risque de disparaître.
Mais elle propose également des recommandations aux acteurs de l’aménagement du territoire : réduction de la pollution d’origine terrestre pour améliorer l’état de santé et la résilience de ces milieux, réhabilitation des zones humides dégradées, éloignement des infrastructures de la côte afin de permettre aux mangroves de se répandre plus à l’intérieur des terres.
A noter : depuis 1990, 50% de l’aire de répartition mondiale des mangroves a disparu.

Source : D’après le PNUE, le 10 août 2006

 

 

2 - Ripisylves et bois mort

Ripisylve de la rivière Massane et dynamique du bois mort : quelques résultats

Située dans le département des Pyrénées Orientales, la Réserve Naturelle de la Massane, classée en Réserve Biologique Intégrale, s’étend sur 336 hectares. La gestion de forêt, inexploitée depuis plus d’un siècle, repose sur la libre expression de l’écosystème forestier.

Une étude a été menée sur la ripisylve de cette réserve constituée par un peuplement de 19,4 ha s’étendant de part et d’autre des berges, sur cinq kilomètres.
Il se compose principalement de hêtres (Fagus sylvatica), auxquels s’ajoutent des chênes pubescents (Quercus humilis), des chênes verts (Quercus Ilex), des houx (Ilex Aquifolium) et des Aulnes glutineux (Alnus glutinosa).

Deux relevés ont été réalisés le long de la ripisylve : le premier après la crue de novembre 1999 et le second durant l’été 2003.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour dresser un bilan des conséquences de ces perturbations sur la ripisylve, on relève que :
- Les Aulnes enregistrent une forte mortalité,
- La moitié des arbres morts présentent des signes de dépérissement antérieurs à l’été 2003,
- Depuis l’été 2003, 277 arbres sont morts et 647 présentent un signe de dépérissement.

Le suivi forestier réalisé dans la Réserve naturelle de la Massane permet de tirer quelques enseignements relatifs au fonctionnement et à la composition de l’écosystème forestier en libre évolution face à des événements climatiques marquants.

Pour en savoir plus : Réserve Naturelle de la Massane – Tél. 04.68.88.05.89 – E-mail : massane.rn@free.fr

Source : D’après La Lettre des Réserves Naturelles n°86, 3ème trimestre 2006

 

 

3 - Manifestations


Aude : Une exposition sur la ripisylve du fleuve Hérault

Lors des prochaines journées européennes du patrimoine, les 16 et 17 septembre 2006, l’association ARAURIS organise une exposition, sur le thème « La ripisylve en général et la ripisylve de l’Hérault en particulier » afin de faire connaître les nombreuses richesses patrimoniales de ce milieu classé en ZNIEFF de type II

Cette exposition se déroulera à Aspiran (34), à la Maison du Viguier.

Pour en savoir plus : arauris@wanadoo.fr

 

 

4 - Pollution des eaux

Les cours d’eau français contaminé par des pesticides

D’après l’Institut Français de l’Environnement (IFEN), 96% des 607 points contrôlés dans les rivières présentent au moins un pesticide. L’IFEN a cependant précisé que ces points de contrôle ne constituent pas un échantillon entier mais permettent de donner un aperçu de la contamination des eaux. Par ailleurs, ces valeurs sembleraient très proches de celles figurant dans le bilan de l’année 2002.

Pour en savoir plus : « Les pesticides dans les eaux, données 2003 et 2004 », Les dossiers de l’IFEN n°5, Août 2005, téléchargeable sur www.ifen.fr, rubrique « Publications ».

Source : D’après AFP, le 17-08-06

 

 

5 - Actualités de la Campagne « Préserver et restaurer les ripisylves »

Dossier Flore : Zoom sur…la Renouée du Japon

Dossier Faune : Zoom sur…la Loutre

De nouvelles références bibliographiques dans la base de données

La base de données bibliographique s’est enrichie de nouvelles références sur la flore des ripisylves relatives à l’Aulne glutineux, ses stations et sa sylviculture et à la gestion des plantes exotiques envahissantes. Sans oublier un guide juridique sur les cours d’eau et le droit.

Un ouvrage vous paraît manquant ? Vous souhaitez faire partager vos lectures ?
N’hésitez pas en nous faisant part de vos références et suggestions sur foret@fne.asso.fr

Toujours disponible au Réseau Forêt de FNE : les outils de la campagne « Préserver et restaurer les ripisylves »

Nous vous rappelons que plusieurs outils sont à votre disposition:

- La plaquette de la campagne de sensibilisation « Préserver et restaurer les ripisylves »,
- Les affiches « Préserver les ripisylves » et « Gérer les ripisylves »,
- La brochure « Pour une protection des forêts riveraines ».

Pensez-y pour vos animations, expositions et réunions de sensibilisation !

 

6 - Actualités Nationales

Le Sénat adopte le projet de loi sur l’eau

En deuxième lecture, dans la nuit du 11 au 12 septembre 2006, le Sénat a adopté le texte du projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques visant au bon état écologique des eaux d’ici 2015 et permettant la mise en conformité de la législation française sur l’eau avec la directive européenne. Notons que la discussion du projet de loi s’est déroulée dans un climat extrêmement consensuel : tous les intervenants souhaitent l’adoption définitive de ce projet avant la fin de l’année.

Source : D’après Le Monde, le 12 septembre 2006

 

 

7 - Actualités régionales

Etude sur les habitats et les espèces protégées en vallée du Grésivaudan

Cette étude, lancée par le Syndicat Mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI), sur le territoire de l’Isère Amont (entre Grenoble et Pontcharra), vise à définir des mesures de mise en valeur des milieux naturels dont les forêts alluviales, les gravières et les bras morts afin d’adapter les futurs aménagements de cette zone à la présence de la biodiversité identifiée sur ce territoire.
Le Centre Ornithologique Rhône-Alpes section Isère, membre de FNE, a pris part à la réalisation des inventaires débutés au mois de mai dernier. Il travaille au recensement des diverses espèces animales rencontrées, entre autres, dans les ripisylves et les gravières. En étudiant les résultats obtenus et les données antérieures, cette association constate et déplore la forte disparition d’espèces patrimoniales emblématiques dont le Courlis cendré et le Vanneau huppé.
Les résultats obtenus enrichiront le diagnostic sur le corridor biologique de l’Isère.

Source : D’après www.symbhi.fr, le 12 septembre 2006 et le CORA Isère

 

8 - Parutions

Protocole de suivi des forêts alluviales : l’expérience du Réseau des Réserves Naturelles de France

Depuis 1994, le Réseau des Réserves Naturelles de France travaille à la mise en place d’un protocole de suivi de l’évolution des forêts riveraines des cours d’eau sur 9 sites. Dans le dernier numéro de la Revue Forestière Française, un article décrit et analyse ce protocole dans un double objectif : proposer un protocole de caractérisation et de suivi des boisements riverains et participer à une réflexion collective pour construire des outils de suivi des boisements des milieux alluviaux.

Pour en savoir plus : DUFOUR (S), PONT (B), « Protocole de suivi des forêts alluviales : l’expérience du réseau des Réserves Naturelles de France », Revue Forestière Française, n°1, Janvier-Février 2006, pp. 45-59.

DVD - Les inondations, un risque majeur

Réalisé par les services de l’Etat, des collectivités régionales et locales, des enseignants, des chercheurs et le Centre Régional de Documentation Pédagogique de l’Académie de Montpellier (CRDP), ce DVD s’adresse à toute personne désireuse de s’informer et de participer à une réflexion sur la gestion de l’eau et le développement durable. Ce DVD, en plus de présenter les risques d’inondations et leur gestion, évoque aussi les aménagements qui les favorisent. Il est accompagné d’un livret pédagogique.

 

Mise à jour 25/10/06

 


- Actualités de la campagne : base de données, appel à expériences et témoignages…..
- Actualités internationales
- Actualités françaises
- Eau ripisylves et législation

 

 

Actualités de la campagne " Préserver et restaurer les ripisylves "

- Actualisation de la base de données

La base de données s'est enrichie de nouvelles références concernant l'intérêt de préserver les ripisylves pour la biodiversité et un exemple d'exploitation en milieu humide.

 

Sur les thèmes des Ripisylves
Motte (Grégory), Moule perlière et exploitation forestière : un couple à réinventer, Forêt Wallonne, n°74, janvier-février 2005, pp. 17-23
DE PAUL (Marie-Amélie), Exploitation forestière mécanisée en zones humides : quelques pistes, Forêt Wallonne, n°75, mars-avril 2005, pp.32-37.

Sur les thèmes de l'eau et des forêts
Actuellement, la forêt présente un grand intérêt pour la qualité et la gestion de la ressource en eau. Ont été ajoutés les références des différentes contributions des numéros des revues
Forêt-Entreprise " Forêt et qualité de l'eau ", n°159,octobre 2004
Forêts de France avec un dossier consacré à l'Eau et la Forêt. n°484, juin 2005

- A suivre…

Une enquête de satisfaction et un dossier " Faune des Ripisylves " seront prochainement mis en ligne. Vous serez avertis par courriel.
Nous vous remercions par avance pour votre participation et vos réponses qui contribueront grandement à améliorer la qualité du site.

- Appel à retour d'expériences, témoignages, ….

Dans le cadre de notre campagne " Préserver et restaurer les ripisylves ", nous souhaitons créer une plate-forme d'échanges et d'expériences pour tous les acteurs de la forêt et de l'eau concernés par la préservation et la restauration des ripisylves.
Pour animer sa campagne, le réseau Forêt de France Nature Environnement travaille à l'élaboration de plusieurs dossiers et recherche pour cela des exemples de restauration, de gestion douce des ripisylves.
Les organismes, associations ou personnes désireuses de valoriser leurs expériences ou souhaitant apporter leur contribution peuvent, si elles le souhaitent nous contacter

Nous comptons sur vous ! A très bientôt !

Nouveauté :
Affiches " Préserver les Ripisylves " et " Gérer les ripisylves "

Disponibles, colorées et didactiques, elles n'attendent plus que vous !
Outils de sensibilisation, elles ont été réalisées aussi bien pour les gestionnaires que pour le grand public pour aider à une prise de conscience renforcée de l'intérêt de protéger et valoriser ces milieux remarquables.

Profitez-en !
Les frais d'envoi pour trois affiches sont identiques aux frais d'envoi de deux affiches
Prix d'une affiche : 7€ ; prix de 3 affiches : 15€

Voir les affiches et télécharger le bon de commande :
/Ripisylves/Affiches.htm


- Toujours disponibles au réseau forêt de France Nature Environnement

La brochure " Pour une protection des forêts riveraines - Restauration et gestion multifonctionnelle d'un milieu riche et trop souvent altéré" - FNE - 2003- 48p couleurs.

La plaquette de présentation de la campagne " Préserver et restaurer les ripisylves ".

Retour en haut de la page


Actualités internationales

Les ripisylves : des milieux aux utilités multiples

Moule perlière et exploitation forestière : un couple à réinventer
(Grégory Motte)

La moule perlière recherche les massifs forestiers en raison de l'importance des zones d'ombre, de la bonne qualité des eaux et du faible risque d'eutrophisation. Ces cours d'eau forestiers constituent les abris-refuges des dernières zones de frai de la truite fario, espèce indispensable au bon développement des jeunes stades de la moule. Les attaques directes ou indirectes que peuvent subir ces milieux sont à identifier afin de mettre en place une réelle protection de l'espèce. Cette étude a été réalisée dans le cadre du programme LIFE " Conservation de la moule perlière en Belgique ", débuté en octobre 2002, dont l'objectif est la conservation à long terme des habitats associés aux populations de la moule perlière (Margaritifera margaritifera)
Le projet comporte différents volets comme l'étude des populations restantes, lamise en place de mesures de protection des sites concernés, la maîtrise des terrains les plus précieux pour l'espèce, le suivi de la qualité des eaux et des populations piscicoles, la sensibilisation du public et des gestionnaires à la problématique de la conservation.

Quelques menaces identifiées
La prospection de l'ensemble des cours d'eau concernés par le projet Life a mis en évidence différentes menaces pour ces milieux et ces espèces dont la sylviculture, la gestion des cours d'eau (curage et recalibrage), les menaces d'origine agricole (accès du bétail aux cours d'eau)ou urbaine (rejets d'eaux usées et déchets) et le gibier (piétinement des berges et écrasement des individus lorsque les densités d'ongulés sauvages sont trop importantes).
La sylviculture (traversées des engins et rémanents laissés dans les cours d'eau après exploitation) ainsi que la destruction des zones de sources constituent 25% de ces menaces. De plus, il a été démontré que l'enrésinement des berges et des fonds de vallées ont généralement un effet néfaste sur la qualité des cours d'eau.

Pour le détail des actions, consulter le projet du site Life :
http://mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/offh/lifemp/

Pour en savoir plus :
Forêt Wallonne, n°74, janvier-février 2005, pp. 17-23

Exploitation forestière mécanisée en zones humides : quelques pistes
(Marie-Amélie de Paul)

Cet article propose des pistes de réflexion à partir de l'étude de l'exemple appliqué en Belgique, sur le cantonnement d'Habay-La-Neuve, où quelques précautions ont été appliquées lors de l'exploitation d'épicéas en zone humide. En effet, dans les milieux humides, les mauvaises conditions de sol, les nombreux ruisseaux et drains sont autant de contraintes qui engendrent des difficultés pratiques et environnementales lors de chantiers mécanisés d'exploitation forestière.
Cet article, après avoir présenté les menaces que peut provoquer une exploitation forestière en zone humide (Orniérage, perturbation du cours d'eau, érosion des berges, turbidité accrue de l'eau propose une solution envisagée avec deux engins lourds par une entreprise française et plus exactement vosgienne, habituée aux contraintes extrêmes de terrains. Il relate le système mis en place par cette société d'exploitation : un chemin temporaire long de quarante mètres, large de 3 mètres creusé sur 80 centimètres de profondeur pour accéder à un sol plus porteur et dans lequel, des billons de bois de 3 mètres ont été disposés en travers pour permettre le passage des machines.

Pour en savoir plus :
Forêt Wallonne, n°75, mars-avril 2005, pp.32-37.

Un exemple de propositions pour la protection des forêts riveraines au Canada

Where Land and Waters Meet: Understanding and Protecting Riparian Areas in Canada's Forests

Les zones riveraines des forêts du Canada sont de plus en plus menacée : 95 % des bassins hydrographiques forestiers secondaires du Canada portent les cicatrices évidentes du développement humain. Par ailleurs, il a été évalué que 80 % des corridors riverains en Amérique du Nord et en Europe sont perturbés par des activités de développement telles que l'agriculture, l'urbanisation ou la foresterie.

Le rapport de Global Forest Watch Canada (GFWC), intitulé Where Land and Waters Meet: Understanding and Protecting Riparian Areas in Canada's Forests, présente dans sa dernière section " Management Implications and Considerations ", une série de mesures pouvant être appliquées pour atténuer les effets d'une foresterie intensive inadaptée à ces milieux et d'autres activités de développement humain à l'intérieur et à proximité des zones riveraines. L'importance d'assurer le maintien des interactions entre les zones riveraines et les forêts terrestres est également soulignée.
Cette étude conclut en réitérant le fait que les rôles et les fonctions des zones riveraines peuvent être affectés pendant de nombreuses années suivant une perturbation et la nécessité de poursuivre la recherche et l'éducation en matière d'intendance des zones riveraines. Le rapport fait valoir l'importance de mener une analyse des lois et des politiques régissant la gestion riveraine et propose un système d'audits, lequel contribuerait à établir les meilleures pratiques de gestion possibles.

Pour en savoir plus :
Le rapport Where Land and Waters Meet: Understanding and Protecting Riparian Areas in Canada's Forests, est à télécharger depuis le site www.globalforestwatch.ca

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec : Peter Lee (coordonnateur national, GFWC) (780) 914-6241 ou (780) 451-9260

La valeur économique des zones humides

Le PNUE a présenté son nouveau rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement. Le rapport intitulé Évaluation des écosystèmes au début du millénaire contient les premiers chiffres concrets de la valeur économique de l'environnement et donc de son rôle dans la réalisation des objectifs de développement.
Le rapport, œuvre de 1.300 scientifiques et experts de 95 pays, affirme que les mangroves tropicales, ces écosystèmes côtiers qui constituent aussi bien des nourriceries pour poissons que des filtres naturels et une défense côtière valent plus de 1.000 de dollars l'hectare à l'état naturel. Une fois défriché pour faire place à la culture de crustacés, le même terrain ne vaux plus que 200 de dollars l'hectare.
Cette étude attribue également une valeur monétaire aux tourbières et aux marécages. Elle estime qu'au Sri Lanka le Muthurajawela Marsh, une tourbière côtière de plus de 3 000 hectares, rapporte près de 5 millions de dollars par an, grâce aux services qu'elle fournit, comme la prévention d'inondations.
Dans la région de Cape Floral en Afrique du Sud, les pertes dues aux espèces allogènes invasives sont estimées à 93 millions de dollars par an.
Une zone humide inviolée au Canada recèle 6.000 de dollars l'hectare, alors qu'une fois convertie à l'exploitation agricole, elle ne vaut plus que 2.000 de dollars.
En tant que lieu de loisir, les récifs coralliens des six Zones de gestion marine des îles Hawaii ont une valeur annuelle allant de 300.000 de dollars à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Des études en Algérie, Italie, Portugal, Syrie et Tunisie semblent également indiquer la valeur cachée de forêts intactes. Elles montrent que le bois de construction et de feu tiré de l'exploitation d'une forêt rapporte moins que le tiers des services qu'on en tire telles que la protection des bassins versants, l'absorption de polluants dont les gaz à effet de serre, et en tant que lieu de loisir. On estime que les incendies qui ont ravagé 10 millions d'hectares de forêt en Indonésie à la fin des années 1990 ont coûté 9 milliards de dollars, dus entre autre à des coûts de soin de santés accrus et des pertes en revenus touristiques.
Réhabiliter un écosystème endommagé est également une affaire onéreuse. La Louisiane, aux États-Unis, dépense actuellement des milliards de dollars pour restaurer les zones humides et les marécages du littoral. Ces efforts sont entrepris dans le cadre de mesures visant à réduire les dégâts causés par les ouragans.
Des données économiques, somme toute logiques, mais qui sont confrontées à l'appât du gain immédiat ou à courts termes : l'argent à ses raisons que la raison ne connaît décidément vraiment pas…

Une réunion des chefs d'états se déroulera à New York en septembre prochain pour discuter de la réforme des Nations Unies et de l'état de réalisation du programme Objectifs du millénaire pour le développement.

Source : Actu-environnement, 20-06-05
Pour en savoir plus : http://www.actu-environnement.com


Journée mondiale des rivières : quand une tradition de la Colombie-Britannique devient une manifestation mondiale

Il s'agit de la première initiative pour une action mondiale manifestant le besoin urgent d'améliorer la gérance et la conservation des systèmes écologiques des rivières du monde entier et prendre conscience de la valeur de nos cours d'eaux.
Cette Journée Mondiale des Rivières aura lieu le 25 septembre 2005. Des millions de gens et d'organisations internationales, sont attendus pour cette rencontre animée par des organisations non gouvernementales du monde entier et placée sous l'égide de l'Université des Nations Unies (UNU) et du Réseau International pour l'Eau, l'Environnement et la Santé (INWEH), tous deux agences de l'ONU.

Diverses activités ponctueront cette journée : nettoyage de rivières, projets d'enrichissement de poissons, ateliers internationaux, programmes d'éducation et festivals en bord de rivières…. Elles sont destinées à faire prendre conscience à l'intérêt de protéger plus activement les rivières et sensibiliser la population sur les nombreuses menaces qui confrontent nos rivières et nos cours d'eau.

L'origine de cette animation vient de la Journée des rivières de Colombie-Britannique débutée en 1980, progressivement devenue la plus grande manifestation de ce genre en Amérique du Nord avec une participation supérieure à 75 000 personnes en 2004.
La Journée mondiale des rivières encourage déjà la solidarité entre les organismes internationaux qui se concentrent sur les problèmes liés à l'eau, tout en promouvant les valeurs centrales associées aux activités de durabilité, de conservation et de protection de la nature.

Source: British Columbia Institute of Technology, 30-06-2005

Retour en haut de la page


Actualités françaises

Les Journées Scientifiques et Techniques " Eau et Forêt " de l'I.N.R.A.

Les Journées scientifiques et techniques de l'INRA sur le thème " L'eau et la forêt " se sont déroulées du 14 au 16 juin 2005 à Nancy et ont favorisé l'échange des résultats de la recherche entre chercheurs et praticiens forestiers.
Il en ressort que l'eau y est perçue comme le principal facteur de la stabilité des forêts et de la production de bois. La forêt joue un rôle fondamental dans la régulation de son cycle ainsi que dans le maintien de sa qualité. Pour pouvoir gérer durablement les territoires, la prise en compte simultanée des flux d'eau et du fonctionnement des peuplements forestiers est donc indispensable en vue de gérer durablement des territoires, notamment dans le contexte de changement climatique.

Les forêts face aux contraintes hydriques, la Production et les caractéristiques des bois en fonction de la disponibilité de l'eau, l'adaptation de la sylviculture aux besoins en eau tout au long de la vie du peuplement, l'anticipation des changements climatiques, le problème des cours d'eau vecteurs de pathogènes des arbres, l'impact de la forêt et de la sylviculture sur la qualité de l'eau ainsi que sur la quantité et la répartition de l'eau constituent les différents thèmes abordés lors de cette rencontre.

Concernant les ripisylves, nous retiendrons principalement les contributions suivantes :
- Ripisylves et forêts riveraines : caractéristiques, fonctions et gestion (S. Dufour)
- Restauration des ruisseaux acides du massif vosgien : effet pour la biodiversité animale (C. Guerold)
- Relations sylvosystème/hydrosystème : conséquences d'une forestière sur le bilan d'écoulement annuel en milieux tempérés. (C. Cossandey)
- Les cours d'eau : éléments paysager essentiel (W. Rosselli, E. Paulmier)
- Eau, vecteur d'agents pathogènes : le cas du Phytophtora de l'aulne (C. Husson)

Pour télécharger les résumés des contributions du colloque :
http://www.nancy.inra.fr/extranet/com/jst2005/jst2005_resumes2005.htm


Enquête sur la prise en compte des paysages fluviaux sur la gestion des cours d'eau

Une enquête sur la prise en compte des paysages fluviaux dans la gestion des cours d'eau est actuellement conduite par le CNRS-UMR 5600 et l'Université de Lyon 3. Elle est destinée aux différents acteurs et gestionnaires des cours d'eau français et vise à une large consultation d'une multitude d'acteurs : techniciens et chargés de mission au service de l'Etat, membres d'association de pêche, de mise en valeur et de protection de l'environnement et des propriétaires des forêts riveraines. Elle concerne l'ensemble des régions françaises pour tester l'hypothèse d'une diversité régionale.
Les personnes concernées sont priées de bien vouloir participer.
Cette enquête comprend un questionnaire s'appuyant sur 20 photographies de cours d'eau.
Toute la marche à suivre (téléchargement et impression du questionnaire, adresse où le renvoyer…) se trouve à l'adresse électronique suivante :
http://www. Univ-lyon.fr/umr5600/questionnaire/envoicourrier.htm

Le traitement des données sera effectué au cours de l'été 2005. Une restitution des résultats est programmée pour octobre 2005.

Merci pour votre participation !

Les forestiers, futurs producteurs d'eau pure

A l'occasion des journées scientifiques de l'INRA, les 14, 15 et 16 juin, la fédération des Forestiers Privés de France a rappelé qu'il existe une alternative pour améliorer la qualité de l'eau. Dans le dernier numéro de Forêts de France, une large place est accordée à la forêt en tant qu'outil de gestion des eaux. Un dossier de 13 pages intitulé " Les forestiers, pourquoi pas des producteurs d'eau ? " présente tout d'abord la politique de l'eau sous l'angle de la préservation de la ressource avant de mettre en relief l'importance de la gestion forestière pour la gestion des ressources en eau.
Cet article rappelle que la forêt est un outil protecteur d'eau. On peut citer par exemple, la ville de Munich qui alimente sa population en eau grâce à sa forêt. La fonction hydrologique de la forêt n'étant pas rémunérée à ce jour, les propriétaires forestiers ne sont pas encouragés à l'optimiser.

Source : Forêts de France, n°484, mai 2005

Pour en savoir plus :
Quelques articles en ligne sont disponibles sur www. foretpriveefrancaise.com

Retour en haut de la page


Eau, ripisylves et législation

La France aura beaucoup de mal à atteindre un bon état écologique des eaux d'ici à 2015

D'après un rapport du Muséum national d'histoire naturelle, l'objectif de bon état écologique fixé par la directive-cadre (DCE) apparaît difficilement atteignable d'ici 2015. .
Cette étude s'est appuyée sur les résultats des analyses effectuées par les agences de l'eau des six grands bassins français et ont été complétées par les scientifiques du MNHN et de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

D'après un rapport sur la qualité de l'eau du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), rendu public le lundi 6 juin et réalisé sous la direction de Jean-Claude Lefeuvre, professeur émérite au Muséum, la France aura beaucoup de mal à se mettre en conformité à cette directive.
En effet, cet état des lieux montre que, dans l'hypothèse la plus optimiste, moins de 50% % des masses d'eau (de surface et souterraines) pourront atteindre le bon état écologique d'ici 2015 et seulement 25 % dans l'hypothèse la plus pessimiste. Le rapport souligne qu'actuellement, 50 % à 75 % des masses d'eau de surface et souterraines sont gravement dégradées, que 25 % des masses d'eau sont dans un bon état probable, 25 % sont à risque, 23 % présente un doute et 27 % sont des eaux artificielles ou fortement modifiées.
Les eaux artificielles qui ont été fortement modifiées par l'homme ne pourront jamais atteindre l'objectif, certaines sont fortement polluées.

Le gouvernement a présenté la nouvelle Loi sur l'eau au parlement début avril, en vue d'atteindre un bon état écologique en 2015. La Directive européenne communautaire pour la gestion de l'eau, transposée en droit français le 21 avril 2004, associe les citoyens à la prise de décisions en matière d'environnement. Dans ce contexte, la participation de chacun à la consultation nationale sur l'eau est une nécessité !

Source : Actu-environnement
Pour en savoir plus : www.actu-environnement.com

Trois textes passés en douce lors du remaniement ministériel, aggraveront certainement la pollution des eaux

Un décret et deux arrêtés publiés le 31 mai et le 1er juin au Journal officiel, concernant les élevages industriels, modifient des dispositions antérieures de protection des eaux contre la pollution agricole.

Le décret* publié le 31 mai, autorise l'extension des élevages industriels dans les zones d'excédants structurels d'azote lie aux élevages (ZES).
Les arrêtés** abaissent de 50 à 15 mètres la limite d'épandage des lisiers par rapport aux habitations, lorsque l'exploitant procède à une injection directe du lisier dans le sol et réduit par ailleurs de 35 à 10 mètres la distance d'interdiction d'épandage par rapport aux rivières, lorsqu'une bande enherbée de 10 mètres de large a été créée de manière permanente le long du cours d'eau.

Pourtant, selon un rapport du Muséum national d'histoire naturelle, l'état des eaux est déjà si médiocre en France avec 50 à 75% de masses d'eau sérieusement dégradées que l'objectif de bon état écologique fixé par la directive cadre (DCE) est quasi-inatteignable.
Ces textes ne vont donc certainement pas contribuer à améliorer la situation et respecter la directive Européenne. C'est la raison pour laquelle l'association Eau et rivières de Bretagne a décidé de saisir la Cour de justice européenne.

Source : Actu-environnement
Pour en savoir plus : www.actu-environnement.com

Communiqué de Presse de France Nature Environnement

Consultation du public sur la politique de l'eau

France Nature Environnement appelle à une large participation populaire !
En ce début d'été, devant les prémices d'une nouvelle canicule, les ressources en eau sont de plus en plus rares. La sécheresse impose des mesures d'économie d'eau (28 départements ont limité les usages de l'eau le 22 juin 2005). Au-delà de ces mesures ponctuelles, France Nature Environnement (FNE) en appelle à une modification en profondeur des comportements de gestion quantitative et qualitative de la ressource.

Une meilleure gestion de l'eau, voilà justement l'objectif de la consultation nationale, engagée depuis le 2 mai et jusqu'au 2 novembre 2005. Elle vise à recueillir l'avis du public et doit être ainsi l'occasion d'une mobilisation de chacun afin de prendre enfin conscience que la ressource en eau n'est pas inépuisable et que des changements majeurs de comportements interviennent pour atteindre le bon état des eaux d'ici à 2015.

Les solutions ne viendront pas toutes seules d'en haut. Dans une approche citoyenne que soutient FNE, les pouvoirs publics vous accordent un temps d'expression, pour exprimer vos attentes en termes de réforme des politiques de l'eau. Les agences de l'eau vous proposent de remplir les questionnaires sur ces enjeux, pour chaque bassin hydrographique.

L'application renforcée du principe pollueur-payeur, à peine appliqué aujourd'hui, apparaît seule à même de faire évoluer en profondeur les comportements de gaspillage et de pollutions de la ressource, aujourd'hui encore si courants. Il s'agit, dans chaque bassin hydrographique, de dénoncer les blocages et les échecs de la politique actuelle de l'eau : l'utilisation abusive et dangereuse des pesticides, la pollution par les nitrates, avec en prime les contradictions entre politique environnementale et politique agricole…

Les registres papier vous attendent dans toutes les préfectures, sous-préfectures et mairies. Ils sont également accessibles sur Internet.

Vous êtes invités à répondre au questionnaire émis par votre agence de l'eau !

Et s'il ne vous convient pas, n'hésitez pas à faire part de vos remarques et suggestions !

Pour accéder aux questionnaires et documents d'information de la consultation, visitez les pages Eau du site Internet de FNE : /PA/eau/dos/dce/DCE_accueil.htm
Un citoyen informé est un citoyen actif. Alors, n'attendez plus pour vous exprimer !
Lundi 4 juillet 2005
Pour télécharger le communiqué au format pdf : /GP/actualite/chercher_cp.php?QTable=cp

Retour en haut de la page


 

Eau et forêts

Campagne " Préserver et restaurer les Ripisylves " de France Nature Environnement

Deux nouveaux posters " Préserver les Ripisylves " et " Gérer les Ripisylves " n'attendent plus que vous !

Au cours du dernier trimestre 2004, le réseau Forêt a travaillé à la réalisation de plusieurs posters aujourd'hui disponibles. Deux posters, " Protéger les ripisylves " et " Gérer les ripisylves " s'inscrivent dans le cadre de la vaste campagne de sensibilisation et de préservation de ces milieux fragiles et utiles non seulement à l'homme mais également au bon fonctionnement des autres milieux de l'écosystème.
Destinée au grand public, l'affiche " Protéger les ripisylves " présente ce type de forêt si particulier, les multiples fonctions qu'il remplit et les nombreuses menaces qui pèsent sur lui. L'autre " Gérer les ripisylves " s'adresse aux acteurs du monde rural et donne des indications pour gérer les ripisylves sans porter atteinte à leur fonctionnement écologique de façon à garantir leur multifonctionnalité.
Enfin, un troisième poster plus global " Protégeons la biodiversité forestière, ordinaire et extraordinaire ! " a été réalisé. Il illustre la diversité des espèces et des habitats abrités par nos forêts et interpelle sur les moyens de les préserver.
Pour les commander, il suffit de télécharger le bon de commande ci-dessous.

Profitez-en :
Les frais d'envoi pour trois affiches sont identiques aux frais d'envoi de deux affiches.
Prix d'une affiche : 7€ ; prix de 3 affiches : 15€

Voir les affiches et télécharger le bon de commande

 

Les forestiers privés souhaitent participer aux commissions locales de l'eau

Le président et le directeur de la Fédération ont rencontré M. Lepeltier, ministre de l'écologie, le 2 décembre dernier. Lors de cet entretien, MM. Plauche Gillon et Barbier ont présenté 17 fiches, préparées à la demande du gouvernement, sur les principales propositions de la Fédération. Parmi ces thèmes figurait la participation des forestiers privés aux commissions locales de l'eau. En effet, ces commissions proposent les périmètres de zones humides et décident de leur mode de gestion. M.Lepeltier s'est montré très favorable à cette proposition : il invite les forestiers à prendre contact avec les préfets pour obtenir les postes qui leur reviennent naturellement dans les collèges des usagers et propriétaires riverains.
Forêts de France, n°480, janvier-février 2005

 

Les forestiers demandent une rémunération pour la préservation de la qualité de l'eau par des pratiques forestières adaptées.

La Fédération, l'Institut pour le Développement Forestier et l'Office National des Forêts vont déposer une demande de financement Etat/Europe pour un projet d'action commune sur l'eau. L'objectif est de mettre en place un dispositif de convention entre les propriétaires forestiers et les sociétés d'approvisionnement en eau afin de rémunérer la préservation de la qualité de l'eau par des pratiques forestières adaptées. La Fédération appuie une première expérience de ce type dans le massif des Andelys, en Normandie.
Forêts de France, n°480, janvier-février 2005



Eau et Législation

Le débat relatif au projet de loi sur l'Eau

Projet de loi sur l'eau : la position de France Nature Environnement

" Les associations membres de France Nature Environnement réunies à l'occasion de leur Assemblée général dénoncent avec vigueur le fait que l'actuel projet de loi sur l'eau refuse toujours de reconnaître les responsabilités du monde agricole dans les pollutions diffuses (Engrais, pesticides). En particulier le principe pollueur payeur continuerait d'être inappliqué pour cette catégorie d'usagers. La disproportion criante des redevances entre usagers-consommateurs et agriculteurs éleveurs consacre un statu quo inadmissible.
FNE considère en particulier que les propositions actuellement retenues favorisent encore la poursuite de l'irrigation (retenues collinaires et pompages) dont on connaît l'aspect néfaste sur les chevelus, les rivières et les nappes.
FNE interviendra par ses associations affiliées auprès des parlementaires pour que cette loi sur l'eau soit en conformité avec les exigences de la Directive Cadre.
"
Motion adoptée à l'unanimité

Pour s'abonner à la newsletter de France Nature Environnement www.fne.asso.fr/inscription.php

Au secours : ils veulent mettre à sec les dernières rivières vivantes de France
Communiqué de Presse de France Nature Environnement, 21 mars 2005

Alors que les sénateurs se préparent à examiner le projet de loi sur l'eau, le syndicat des exploitants de micro-centrales hydroélectriques (GPAE) exige l'affaiblissement des règles de protection des rivières face à ces ouvrages.
Ils réclament d'une part, le déclassement des quelques rivières, ou tronçons de rivières, sur lesquelles la loi du 16 octobre 1919 interdisait toute nouvelle unité de production, et, d'autre part, la modulation, au cas par cas, du débit minimum que doivent laisser les usiniers dans la rivière : le but poursuivi étant en fait de l'abaisser.
Ces débits minima sont les fameux " débits réservés " qui garantissent la vie aquatique du cours d'eau, et que la loi sur la pêche de 1984 fixait à 10% du débit moyen. Abaisser cette valeur revient à turbiner plus d'eau, donc à produire plus d'électricité : mais le jeu en vaudrait-il la chandelle ?
Les conséquences en seraient le tronçonnage des dernières et rares rivières encore naturelles de notre pays, et l'assèchement programmé des nombreuses rivières déjà équipées.
Pour les poissons migrateurs, comme le saumon, l'alose, l'anguille, la lamproie et dans une certaine mesure la truite, supprimer le statut de rivière réservée serait un sale coup, comme si la pollution des eaux ne suffisait pas ! Quant à l'abaissement de la valeur du " débit réservé ", c'est la biodiversité dans le milieu aquatique que l'on balaierait.
Reste le meilleur de la revendication des exploitants de micro centrales : abriter leurs intérêts bien compris derrière l'enjeu mondial de la réduction des émissions de gaz à effet de serre...
Ils jettent la chandelle, ou la bougie un peu loin ! Dans un pays où l'on compte environ 260 grands barrages de production hydroélectrique et plus de 50 réacteurs nucléaires, l'effet supposé de cet abaissement sans précédent des principales mesures de protection de nos cours d'eau serait tout simplement ridicule.
La réduction de l'émission de gaz à effet de serre se situe ailleurs, et en particulier dans l'optimisation de l'utilisation des énergies fossiles non renouvelables. Nous devrions surtout maîtriser nos déplacements, ce que nous ne faisons toujours pas, et isoler les habitations, ce qui reste à généraliser.
Nous sommes dans la situation classique de politiques publiques qui s'opposent : énergie gaspillée contre biodiversité dans les milieux aquatiques. De cette confrontation, la biodiversité pourrait sortir perdante : que vaudrait dans ces conditions le plan biodiversité du gouvernement ? Entre les électrons homéopathiques des micro-centrales, le saumon, nos rivières vivantes et la réduction des gaspillages, le gouvernement doit faire le choix des vraies solutions et du développement durable.
La Fédération France Nature Environnement est opposée à tout déclassement des rivières réservées, à toute modification de la valeur du débit réservé autre qu'à la hausse. Elle soutiendra toutes les initiatives allant dans ce sens, comme elle l'a déjà fait à l'occasion du débat sur la loi de développement des territoires ruraux, où plusieurs parlementaires voulaient affaiblir les dispositions de la loi du 16 octobre 1919 sur les rivières réservées, rendant dans le même temps inatteignables les exigences de la Directive Cadre sur l'eau et de l'obtention du " bon état écologique " prévu pour 2015.

L'eau est de tous les débats
Pour en savoir plus : Revue Facteur 4D, mars-avril 2005, n°26
Revue téléchargeable sur le site http://www. Association4d.org

Loi sur l'eau : le gouvernement ne se mouille pas…
WWF, le 27 avril 2005, lettre du mois d'avril 2005
Pour en savoir plus : http://www.wwf.fr

Retour en haut de la page

Eau et pesticides

Publicité en faveur des pesticides : une scandaleuse prise en otage de l'environnement et des consommateurs.
Communiqué de Presse de France Nature Environnement, le 18 mars 2005

L'UIPP, l'Union des Industries pour la Protection des Plantes (les producteurs de pesticides) a lancé en février une campagne publicitaire afin de rendre socialement acceptables les pesticides. La fédération France Nature Environnement s'élève avec force contre cette campagne qui fait croire à un public non averti que les pesticides ne sont pas dangereux pour la santé et l'environnement, que leur emploi est totalement indispensable et que les aliments biologiques ne sont pas meilleurs pour la santé. Un discours totalement mensonger et partisan qui fait fi de la recherche et de l'avis des plus éminents scientifiques.
La France est le 2eme consommateur mondial de pesticides (94 000 T/an). Dispersés hors des champs par lessivage, volatilisation, érosion ou encore par transferts biologiques, ces intrants, chimiques imprègnent maintenant tous les milieux, les rivières et les eaux souterraines et tous les maillons biologiques. Mortalité, morbidité, baisse du potentiel reproductif allant jusqu'à la disparition de l'espèce sont les conséquences les plus connues liées à l'intoxication chronique à faible dose par certains pesticides.
FNE souhaite saluer l'action associative engagée rapidement par diverses associations devant le TGI de Rennes contre cette opération de communication même si le tribunal de Rennes a préféré rejeter le recours en référé. La fédération France Nature Environnement étudie actuellement les diverses possibilités d'actions en justice pour contrer cette scandaleuse publicité et ses promoteurs irresponsables. Elle combattra avec toute la force de son mouvement cette tentative de détournement de l'opinion publique des vrais problèmes que pose l'utilisation de produits chimiques toxiques.
Il est urgent et essentiel de modifier radicalement les conditions d'utilisation des pesticides, d'en réduire fortement les quantités utilisées et de promouvoir les formes d'agriculture les plus économes en composés chimiques. Ainsi, cette campagne lancée quelques jours à peine après l'adoption de la charte de l'environnement n'est que provocation. Alors que les débats sur la loi sur l'eau vont démarrer au Sénat dans les prochains jours, que le gouvernement travaille à un plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides, France Nature Environnement demande au gouvernement et aux parlementaires de prendre enfin les mesures qui s'imposent à la puissance publique pour contrecarrer cette ascension irraisonnée de la France dans l'utilisation des pesticides.
A l'image du tabac et de l'alcool, les pouvoirs publics s'honoreraient de soutenir un amendement au projet de loi sur l'eau interdisant toute publicité laissant paraître les pesticides comme non néfastes pour la santé publique et l'environnement.

L'association Eau et Rivières s'attaque au Round Up
Communication adressée par la Coordination pour la défense du Marais Poitevin, le 28 avril 2005

Les herbicides multiplient les " champs jaunes " dans la campagne. Eau et Rivières s'attaque au Round Up. Le promeneur s'étonne. Il voit partout des champs roussis, comme si c'était l'automne. Le Round Up, un puissant herbicide, cet Attila des temps modernes, est passé par-là. L'étonnement se change en inquiétude et l'association écologiste Eau et rivières de Bretagne monte au créneau. "Selon les prescripteurs, on a utilisé 194 tonnes de glyphosate en Bretagne, lors de la campagne agricole de 2003-2004. Je pense que ce chiffre est en dessous de la réalité. " Jean-Paul Guyomarc'h, ancien professeur de biologie à l'université de Bretagne Occidentale, est un membre actif d'Eau et rivières.
Le glyphosate, dont la molécule a été mise au point par la firme américaine Monsanto, aussi connue pour les OGM, est un puissant herbicide, plus connu sous sa marque commerciale le Round Up.
Fort utilisé en agriculture, par la SNCF, l'Équipement et les jardiniers du dimanche. D'où les arrêtés pris par les préfets applicables dès le 1er mai (voir ci-dessous). " II y a deux éléments dans le Round Up, précise Jean-Paul Guyomarc'h. D'une part, le glyphosate, la matière active, et, d'autre part, le surfactant, qui en permet l'application, de se répandre sur toute la surface de la feuille, de pénétrer la plante jusqu'aux cellules et de la détruire totalement y compris les racines. "
Le Round Up a été présenté par ses promoteurs comme un herbicide qui se dégrade très vite, sans danger pour l'environnement et la santé des hommes et des animaux. "Or, ce n'est pas tout à fait vrai, affirme Jean-Paul Guyomarc'h.
D'une part, le glyphosate peut rester confiné plusieurs mois dans le sol. D'autre part, s'il se dégrade très vite à la lumière, ses composés de dégradation sont beaucoup plus stables, notamment l'AMPA qui est très stable et dont on connaît mal la toxicité. " Risque de cancer.
Jean-Paul Guyomarc'h va plus loin en s'appuyant sur les travaux de plusieurs scientifiques. L'autorisation de mise sur le marché de ces produits est accordée sur la base d'études de toxicité de la seule molécule active, et non sur celle du cocktail herbicide (1). Plusieurs scientifiques ont encore mis tout récemment en évidence divers effets toxiques du Round Up. Ainsi, Robert Belle et son équipe de la station de Roscoff du CNRS ont révélé que cet herbicide perturbait le cycle cellulaire de l'œuf d'oursin, un dérèglement qui pourrait expliquer l'origine de cancers. "Car, l'œuf d'oursin est un excellent modèle pour comprendre le fonctionnement de la cellule, " précise Jean-Paul
Guyomarc'h. Le professeur Gilles-Éric Séralini, de l'université de Caen, a étudié les effets différenciés du glyphosate et du Round Up sur des cellules placentaires humaines. Résultat: le cocktail est plus toxique que la molécule active et contrarie l'activité de l'aromatase, une enzyme qui intervient dans la production des hormones œstrogènes. " De son côté, Joe Cummins, un scientifique américain, poursuit Jean-Paul Guyomarc'h, a établi que le Round Up perturbait la vie biologique des sols et favorisait le développement d'espèces nuisibles dangereuses comme le fusarium, un champignon toxique que l'on peut retrouver ensuite dans la chaîne alimentaire." Enfin, tout récemment, un autre Américain, Rick Relyea, professeur à l'université de Pittsburg, " vient de révéler la toxicité mortelle du Round Up à des doses inférieures aux doses normales d'utilisation, sur des populations de plusieurs espèces de batraciens, provoquant la mort des têtards et des jeunes adultes. "
Jean LE DOUAR.
(1)Le ministère de l'Agriculture est le seul habilité à donner son avis.
Eau et rivières demande que les ministères de l'Environnement et de la Santé soient aussi consultés.
" Ne traitez pas à proximité de l'eau "
Dans les quatre départements bretons, les préfets viennent de prendre un arrêté relatif à l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l'eau.
Sur le réseau de surveillance de la qualité de l'eau de la Corpep (Cellule d'orientation régionale pour la protection des eaux contre les pesticides), des prélèvements sont réalisés dans huit rivières bretonnes.
"D'octobre 2003 à septembre 2004, indique l'Administration, 33 molécules phytosanitaires différentes ont dépassé la concentration de 0,1 micro g/l (seuil réglementaire dans les eaux distribuées). "
Bernadette Malgorn, préfète de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine, a donc signé, dès le 4 avril, à Rennes, un arrêté réglementaire. "L'application ou le déversement de tout produit phytosanitaire est interdit pendant toute l'année à moins d'un mètre de la berge de tout fossé, cours d'eau, canal ou point d'eau.
Aucune application ne doit être réalisée sur avaloirs, caniveaux et bouches d'égout. " Ce n'est pas tout. " Pour les traitements des voies ferrées et des routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central, aucune application ne devra être réalisée dans le fossé lui-même, ou ses berges. "
Par dérogation et sous condition, "des traitements pourront être réalisés au moyen de produits destinés à une utilisation sur plantes aquatiques ou semi aquatiques".
Dans le cadre d'infraction, toute entreprise assurant la distribution de produits phytosanitaires sera tenue de mettre à disposition des services chargés des contrôles : " La liste des produits achetés par les riverains de la zone indûment traitée, comportant les quantités achetées et dates d'acquisition."
Les dispositions de l'arrêté préfectoral sont applicables à compter du 1er mai.

La chimie: un mal nécessaire?
Konrad Schreiber et Jean-François Sarreau, tous deux agriculteurs, pratiquent l'agriculture de conservation des sols. Ils utilisent, à l'occasion, le Round Up, notamment pour détruire les couverts végétaux et préparer la terre pour les semences. " La chimie est un outil, disent-ils en substance. Et il n'est pas sûr que l'on puisse se passer de la chimie en agriculture. Il existe des maladies des plantes. La chimie, c'est le parapluie qui, au final, garantit que tout le monde aura à manger, avec des critères de qualité. " En fait, l'important, à leurs yeux, est d'avoir un sol biologiquement actif, un sol vivant, riche de toutes sortes de petits animaux. Ce n'est pas, pour eux, la chimie qui présente le plus grand risque. C'est le travail mécanique intensif de la terre. " Un sol vivant dégrade très bien le Round Up." Et la première des pollutions n'est pas celle des pesticides, mais celle des matières en suspension issues de l'érosion d'un sol dégradé, suivie des nitrates et du phosphore.
" Les pollutions par pesticides, assurent-ils, sont surtout dues à un mauvais usage de ces produits, à un surdosage, à des erreurs de manipulation, ou une utilisation près des douves, des fossés ou sur les talus." Pour ces deux agriculteurs, l'usage de la chimie leur permet d'éviter la culture mécanique intensive, de préserver la vie du sol, et, au final, de mieux respecter l'environnement.


Eau et gouvernance

La journée de l'Eau

La décennie internationale pour l'action "l'eau source de vie" est lancée.
L'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992 la résolution qui déclara le 22 mars de chaque année Journée mondiale de l'eau.
Dans la résolution 58/217 du 23 décembre 2003, l'Assemblée Générale a proclamé la période 2005-2015 Décennie internationale d'action, " L'eau, source de vie ", qui s'est ouverte le 22 mars 2005 lors de Journée mondiale de l'eau. Le thème de la Journée mondiale de l'eau 2005 et de la Décennie" L'eau, source de vie " souligne le rôle central de l'eau en matière de santé et de bien être des personnes

La consultation nationale sur l'eau

Nous sommes donc tous solidaires pour l'eau car reconquérir la qualité des eaux dans le milieu naturel, c'est s'assurer que, demain, on produira de l'eau potable en quantité suffisante, en qualité irréprochable et à moindre coût, on assurera le développement durable des activités économiques et on permettra le développement d'activités de loisirs comme la pêche ou la baignade.
La France a ainsi un objectif clair et précis à atteindre : le bon état écologique de nos cours d'eau, nos lacs, nos nappes souterraines et nos eaux littorales en 2015. Pour cela, chacun des 12 comités de bassin hydrographiques devra adopter en 2009 un nouveau Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (Sdage).
La directive cadre européenne sur l'eau demande d'associer les citoyens aux décisions qu'il va falloir prendre pour mener à bien ce projet ambitieux. Il y aura deux périodes de consultation du grand public :
En 2005, chaque foyer pourra s'exprimer sur les principaux enjeux et les priorités pour mieux gérer l'eau et les milieux aquatiques et sur le programme de travail de révision du Sdage
Fin 2007, le public pourra se prononcer sur Le projet de Sdage défini par chaque comité de bassin.
Cette consultation du public est placée sous l'autorité du ministère de l'Ecologie et du Développement durable et de ses directions régionales de l'environnement (DIREN) et confiée aux comités de Bassin en partenariat avec les agences de l'eau.

En 2005, elle est organisée du 2 mai au 2 novembre en métropole et en fin d'année dans les départements d'outre-mer. Elle se déroulera dans les préfectures, sous-préfectures, au siège des agences de l'eau et sur leur site internet.

Le public pourra participer à la consultation en :
- prenant connaissance du document de synthèse exposant les problèmes de l'eau de sa zone géographique
- faisant part de ses observations sur un registre ou en répondant au questionnaire qui seront mis à sa disposition sur les lieux de consultation et sur les sites Internet des agences de l'eau

Pour participer à la consultation sur l'eau :
http://www.ecologie.gouv.fr

La campagne de communication "Respectons l'eau"

Pour l'opinion, l'eau est au 2ème rang des préoccupations environnementales après la qualité de l'air. Cependant, nous sommes dans un contexte de faible implication de l'opinion publique face aux enjeux de l'eau.

Il est apparu indispensable d'accompagner la consultation par une campagne de communication qui donne au grand public quelques clés pour comprendre les enjeux de l'eau et motive ainsi sa volonté de participer à ce processus décisionnel.
Cette campagne est articulée en deux volets : local et national. La communication nationale donne la visibilité des communications locales organisées par chaque agence de bassin pour mobiliser le plus grand nombre de citoyens autour des enjeux sur l'eau et les milieux aquatiques. Elle reflète l'engagement politique fort de rassembler l'ensemble des acteurs de l'eau.

Sur le ton de l'information et de la découverte, elle sensibilise notamment au cycle de l'eau, à la notion de bassin versant... et identifie les acteurs de l'eau.

Le dispositif est le suivant :
• une signature simple : Respectons l'eau
• un signal visuel symbolique du cycle de l'eau dans ses deux phases : atmosphérique et terrestre
• une campagne de communication télévisée nationale du 18 avril au 7 mai puis du 6 juin au 18 juin 2005
• une campagne de communication télévisée pour les départements d'outre-mer à partir de septembre 2005
• une brochure d'information et un dépliant sont diffusés
une rubrique " Consultation " est mise en ligne mi-avril sur le site Internet du ministère de l'écologie et du développement durable pour permettre au grand public d'avoir une information générale sur la consultation mais également une information locale : en pointant sa commune, il entrera en lien avec le site de son agence de l'eau et pourra ainsi, sans se déplacer, répondre au questionnaire ainsi qu'un programme vidéo interactif, Ecolog, dédié au thème de l'eau, en ligne depuis le 22 mars sur le site du ministère http://www.ecologie.gouv.fr/ .

Pour participer à la consultation : http://www.ecologie.gouv.fr/

Outre la présence du ministre répondant à quelques questions, Ecolog informe le public sur les faits et chiffres principaux de l'eau en France et dans le monde et lui offre au public la possibilité de s'exprimer sur un blog.


Le Saviez-vous… ?

Les faits et chiffres sur les utilisations de l'eau

• 70% des ressources en eau prélevées dans le monde en vue d'une utilisation par des êtres humains sont utilisées à des fins agricoles, 22% par le secteur industriel et 8% par les ménages. En général, l'utilisation des ressources varie en fonction des revenus nationaux : dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 82% des ressources sont utilisées à des fins agricoles, 10% par le secteur industriel et 8% par les ménages. Dans les pays à revenu élevé, ces proportions atteignent respectivement 30%, 59% et 11%.
• Dans les pays riches, chaque personne utilise entre 500 et 800 litres par jour (soit 300 m3 par an); dans les pays en voie de développement, l'utilisation quotidienne se situe entre 60 et 150 litres d'eau par jour (soit 20 m3 par an).
• Au début du XXIème siècle, l'agriculture utilise en moyenne 70% des prélèvements effectués dans les cours d'eau, lacs et aquifères. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) anticipe une expansion nette des terres irriguées de 45 millions d'hectares dans 93 pays en voie de développement (jusqu'à atteindre une surface totale de 242 millions d'hectares en 2030); et prévoit que les prélèvements augmenteront d'environ 14% entre 2000 et 2030 pour satisfaire aux futures exigences en matière de production alimentaire.
• L'impact des activités industrielles sur les ressources en eau se ressent à deux niveaux :

- au niveau de la quantité : l'eau est utilisée comme matière première, souvent en grande quantité, pour de nombreux procédés industriels. Dans certains cas, elle est une matière première directe, intrinsèquement liée au produit manufacturé et donc "exportée" et perdue pour le système d'eau local dès que ces produits sont commercialisés. Dans d'autres cas, peut-être encore plus fréquents, l'eau est une matière première indirecte, utilisée pour laver et refroidir, créer de la vapeur transformée en énergie, pour faire cuire des produits, leur faire subir un traitement, etc. Dans ce cas, les eaux usées peuvent être renvoyées au système d'eau local grâce au réseau d'assainissement ou être directement déversées dans les cours d'eau.
- au niveau de la qualité : bien que l'industrie ait besoin d'une eau pure pour ses procédés de fabrication, celle qu'elle restitue ne respecte pas toujours les mêmes normes. Dans les meilleurs des cas, ce sont les stations de production d'eau potable qui doivent ensuite se charger de rendre l'eau recyclable et de nouveau conforme aux normes de qualité appropriées. Dans les pires des cas, les eaux usées industrielles sont déversées dans les cours d'eau sans traitement, ce qui diminue la qualité des grands volumes d'eau et peut parfois affecter les aquifères par infiltration, contaminant d'importantes ressources en eau souterraine..

• Les données sur l'eau douce présentées dans le rapport "Indicateurs du développement dans le monde" (Banque mondiale, 2001), démontrent que l'eau douce utilisée par le secteur industriel représente environ 22% de l'ensemble des prélèvements effectués dans le monde. La base de données sur les ressources en eau de surface et leurs utilisations estime que le volume d'eau utilisé annuellement par l'industrie passera de 752 km3/an en 1995 à 1 170 km3/an en 2025. À cette date, environ 24% de l'ensemble des prélèvements d'eau douce seront utilisés par l'industrie.
• L'énergie hydraulique est d'ores et déjà une composante incontournable du bilan énergétique mondial. Elle représente en effet 19% de l'ensemble de la production électrique (2 740 térawatts par heure en 2001.)
• Les hôtels et leurs hôtes consomment d'énormes quantités d'eau. En Israël, les prélèvements d'eau correspondant à l'approvisionnement des hôtels situés dans la vallée du Jourdain contribueraient à l'assèchement de la mer Morte; le niveau de l'eau y a baissé de 16,4 mètres depuis 1977.
• Le tourisme du golf a un impact énorme sur les prélèvements d'eau : un golf à 18 trous peut consommer plus de 2,3 millions de litres d'eau par jour. Aux Philippines, les prélèvements d'eau utilisés pour le tourisme menace les rizières. Les touristes qui visitent Grenade, en Espagne, utilisent généralement sept fois plus d'eau que les habitants de la ville et cet écart est courant dans toutes les zones touristiques en développement.

Informations extraites du Rapport mondial sur l'évaluation des ressources en eau "L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie" et recueillies sur "Vital Water Graphics" (Les graphiques de l'eau : section sur la gestion et l'utilisation de l'eau).

Retour en haut de la page



Publications sur la gestion et les utilisations de l'eau

L'eau et la gouvernance : Quelques exemples des meilleures pratiques éthiques
Par Claudine Brelet et John Selborne. © UNESCO 2004

Cette publication s'intéresse à l'éthique de l'utilisation de l'eau douce, l'eau étant considérée comme l'un des biens communs de l'humanité. Elle prône le respect de neufs principes fondamentaux : la dignité humaine, la participation, la solidarité, l'égalité, le bien commun, la gestion avisée, l'accès universel à l'information, l'intégration et l'équilibre des intérêts de tous, l'autonomisation.

À travers cinq exemples, cette brochure tente d'illustrer la nécessité de respecter les droits humains et les libertés fondamentales, de promouvoir de nouvelles pratiques éthiques et d'assurer la gestion équitable des ressources en eau dans un monde interdépendant; l'objectif ultime de ces pratiques étant la dignité humaine, l'autonomisation des communautés et la diversité culturelle.

Les cinq exemples insistent sur l'importance de la volonté politique, de la communication inter- et trans-générationnelle, et de la responsabilité : "Histoire du lac Biwa ou comment les Japonais maîtrisent leur interaction avec la nature", "En Afrique du Sud, un nouveau cadre légal pour de bonnes pratiques", "L'eau des forêts sacrées : des atouts traditionnels pour le développement durable aux Philippines", "Paroles de femmes pour plus d'équité dans les Andes", et "Bio-régions et gouvernance transnationale, des solutions pour résoudre les conflits."

:: Accédez à l'intégralité de la publication (en français) [format PDF - 710 Ko]


Liens sur l'eau

Eaufrance, le portail de l'eau
http://www.eaufrance.fr/

Ce site a pour but de faciliter l'accès à l'information publique dans le domaine de l'eau.
Vous y trouverez :

• des informations générales sur la ressource en eau, les milieux aquatiques et leurs usages, les acteurs ;
• de l'eau, les risques et la politique publique de l'eau ;
• des sites web diffusant des données d'observation et d'évaluation ;
• des sites web consacrés à l'action (planification, gestion de l'eau et de l'assainissement, la réglementation, etc.) et à la participation (le droit à l'information, la concertation, la formation les métiers, etc.)

Les ressources en eau mondiales et leur utilisation
http://webworld.unesco.org/water/ihp/db/shiklomanov/index.shtml

Cette base de données, conjointement créée par le State Hydrological Institute (SHI, Saint-Pétersbourg) et l'UNESCO, est la première tentative visant à diffuser un ensemble complet d'informations sur les ressources en eau de surface de la planète, et sur les utilisations de l'eau à usage domestique, agricole et industriel. Des prévisions relatives aux utilisations de l'eau jusqu'en 2025, et des données sur les débits mensuels d'une sélection de cours d'eau sont également fournies.

Vital Water Graphics
(Les graphiques de l'eau : section sur la gestion et l'utilisation de l'eau)
http://www.unep.org/vitalwater/management.htm

Cette page Web présente des faits, des chiffres et des cartes sur les consommations et les prélèvements d'eau dans le monde, l'évolution mondiale des utilisations de l'eau et les utilisations industrielles et domestiques comparées à l'évaporation des réservoirs, les prélèvements d'eau douce par secteur en 2000, et les prélèvements mondiaux (calculés a partir de données nationales établies selon les utilisations à des fins domestiques, agricoles et industrielles).Elle est gérée par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE),

Site sur l'eau de l'Unesco
Le Bulletin d'information du portail de l'eau de l'UNESCO est disponible en ligne, à partir du n° 85, sur : http://www.unesco.org/water/news/newsletter/index_fr.shtml
Pour consulter le portail de l'eau de l'UNESCO
http://www.unesco.org/water/index_fr.shtml


Agenda

Symposium international sur les progrès récemment réalisés dans le domaine du développement et de la gestion des ressources en eau (RAWRDM-2005), du 23 au 25 novembre 2005 en Inde.
Il est organisé par le Service du développement et de la gestion des ressources en eau (ancien Centre de formation au développement des ressources en eau); Institut indien de technologie, Roorkee, Inde
http://www.unesco.org/water/water_events/Detailed/1026.shtml

Le Symposium réunira divers acteurs de l'eau (Responsables politiques, planificateurs, universitaires, chercheurs, administrateurs, ingénieurs et organisations non gouvernementales.)pour partager leurs expériences, progrès technologiques, impératifs de mise en œuvre, étudier d'autres sujets liés au développement et à la gestion des ressources en eau. L'objectif du symposium est de déboucher sur la recommandation d'un cadre politique visant à une amélioration du développement et de la gestion des ressources en eau.

A suivre…
Prochaine newsletter Ripisylves

Après une pause due au départ du chargé de mission, la Campagne Ripisylves redémarre sous la responsabilité de Claire Broqué.
Afin de mieux cerner et répondre à vos attentes, une enquête de satisfaction sera diffusée avec la prochaine newsletter. Nous vous remercions par avance pour votre participation et vos suggestions qui contribueront grandement à améliorer la qualité du site et à faire vivre la campagne.

Retour en haut de la page

Natura 2000 et les ripisylves

La circulaire Natura 2000 (DNP/SDEN N°2004-3 du 24 dcembre 2004) précise les mesures de gestion éligibles aux crédits européens via le PDRN et qui feront l'objet de contrats. Une des 14 fiches concerne la réhabilitation ou la recréaction de ripisylves.
Les opérations d'investissement ont pour but d'améliorer le statut de conservation des espèces des directives ou la représentativité et la naturalité des habitats.
Habitats visés : forêts mixtes à chêne rouvre, aulne et frêne, forêts riveraines des grands fleuves, forêts alluviales à aulne glutineux et frêne.
8 espèces sont concernées : Petit Rhinolophe, Rosalie des Alpes, Woodwardia radicant, le castor d'Europe, la loutre d'Europe, le Vison d'Europe, le Bihoreau gris, Damier du frêne
Opération éligibles : structuration des peuplements, création d'ouvertures près du cours d'eau, précautions particulières au milieu, reconstitution du peuplement, travaux annexes de restauration du fonctionnement hydrique.

En savoir plus :
- mesure réhabilitation ou la recréaction de ripisylves
- circulaire
- fiches
- ensemble des mesures

2 affiches pour sensibiliser à une meilleure préservation des ripisylves!

Le Réseau Forêt a travaillé sur le dernier trimestre 2004 à la réalisation de trois posters (60*80 cm) aujourd’hui disponibles. Ils s’inscrivent dans le cadre de cette campagne et s’intitulent « Protéger les ripisylves » et « Gérer les ripisylves ». L’un est destiné au grand public et présente ce type de forêt si particulier, les multiples fonctions qu’il remplit ainsi que les nombreuses menaces qui pèsent sur lui. L’autre s’adresse aux acteurs du monde rural et donne des indications pour gérer les ripisylves sans porter atteinte à leur fonctionnement écologique et de façon à garantir leur multifonctionnalité.

Un troisième poster a été réalisé, plus global et il s'intitule «Protégeons la biodiversité forestière, ordinaire et extraordinaire ! ». Destiné à un large public, il illustre la diversité des espèces et des habitats abrités par nos forêts et l’interpelle sur les moyens de les préserver.

[Télécharger le bon de commande]

 

Journées techniques sur la conservation du Vison d'Europe et de ses habitats

La Mission Vison d'Europe a organisé dans les Landes du 19 au 22 octobre derniers des Journées techniques sur la conservation du Vison d'Europe et de ses habitats. Environ 200 participants, souvent des gestionnaires de milieux naturels, ont pu à cette occasion visiter trois Réserves naturelles et suivre plus d'une vingtaine d'interventions abordant la thématique sous des angles variés : gestion des habitats du Vison d'Europe, contrôle des espèces classées nuisibles, impacts des infrastructures de transport.

Le Vison d'Europe (Mustela lutreola) peut fréquenter une assez grande variété de milieux mais son habitat de prédilection est la ripisylve.

L'espèce est protégée en France depuis 1980 ; elle est également inscrite dans les annexes II et IV de la Directive Habitats.
Depuis le début du siècle et malgré cette protection, les populations ne cessent de décliner ; jadis présent dans presque toute l'Europe, il n'y subsiste plus que dans des zones isolées les unes des autres. En Europe occidentale, il ne survit plus aujourd'hui que dans le sud-ouest de la France et le nord de l'Espagne où ses populations sont estimées à moins de 200 individus.

Les causes de sa rapide régression restent assez mystérieuses et sont certainement multiples : autrefois chassée pour sa fourrure, l'espèce est aujourd'hui victime de la lutte contre les rongeurs et les petits carnivores classés nuisibles ; elle subit la concurrence du Vison d'Amérique, introduit accidentellement en Europe ; elle souffre de l'aménagement et de la pollution des cours d'eau et des zones humides où elle vit ; elle est enfin souvent victime de collisions avec les voitures.

Cette relative méconnaissance des causes de la régression du Vison d'Europe rend malheureusement difficile la définition de mesures efficaces.

Source : AFP, 21/10/04.


Séquençage du génome du Peuplier

Le génome du Peuplier a été entièrement décrypté. Des scientifiques du monde entier ont participé aux travaux qui ont été coordonnés par le " US Department of Energy ", la fondation " Genome Canada " et le " Umeå Plant Science Center " suédois. En France, l'INRA y a contribué.

Quatre ans après le séquençage du génome de la première plante (l'Arabette), il s'agit aujourd'hui du premier arbre. Le Peuplier aurait été choisi en raison de son faible nombre de gènes.

La connaissance du génome du Peuplier devrait permettre d'approfondir les connaissances scientifiques quant à la formation du bois, la nutrition, la résistance aux agressions, le fonctionnement des symbioses mycorhiziennes... Mais l'industrie annonce d'ores et déjà des applications dans le domaine des propriétés sylvicoles et biotechnologiques des arbres. Après le milieu agricole, les manipulations génétiques entrent en forêt où elles ne manqueront certainement pas de susciter là aussi des débats...

Source : Agrisalon, 21/09/04.


Projet d'aménagement d'un déversoir à Blois

La ville de Blois est confrontée au problème des crues de la Loire de façon aigue : le fleuve traverse le centre-ville dans un lit endigué qui ne permet pas l'écoulement d'une crue au-delà d'un certain débit.

Un projet de réhabilitation d'un déversoir a été lancé par la communauté d'agglomération avec l'appui de l'Etat. Il s'accompagne d'une procédure d'acquisition amiable des terrains situés dans ce lit secondaire.

Serge Lepeltier a visité le site et a rencontré la presse ainsi que les associations en charge de l'environnement lors d'un voyage sur place le 23 septembre dernier.

Source : Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, 21/10/04.


La déforestation, facteur aggravant des inondations catastrophiques en Haïti

Au début de cet automne, glissements de terrain et inondations ont tué plus de 2 000 personnes à Haïti.

La déforestation est considérée comme un facteur aggravant de ces catastrophes naturelles. Un sol nu ne retient pas l'eau : il est lessivé par les pluies, ce qui provoque un apport massif de matériau dans le lit des cours d'eau qui débordent ensuite très vite.

La déforestation est intense en Haïti : le taux de déboisement y atteint 98 %. Ce phénomène est dû à la pratique de l'agriculture sur brûlis et à l'utilisation massive du charbon de bois. Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain : dans les montagnes l'agriculture traditionnelle ne permet plus de subvenir aux besoins des familles, et 70 % des foyers haïtiens cuisinent au charbon de bois faute d'électricité.
Le Ministère de l'Environnement souhaite lancer un vaste programme de reboisement. Mais le problème de la déforestation ne pourra probablement pas être réglé sans que des alternatives économiques soient proposées à la population.

Source : AFP, 26/09/04.


La mort annoncée du lac Balkhash (Kazakhstan)

Situé au Kazakhstan, le lac Balkhash est en superficie le deuxième lac d'Asie centrale après la mer d'Aral. Il est aujourd'hui menacé de subir le même sort qu'elle. En vingt ans, le niveau du lac est déjà passé de 342 m à 339 m au-dessus du niveau de la mer. Le lac étant situé dans une dépression très plate, il est peu profond et cette baisse de quelques mètres a suffi à faire reculer la rive de 100 km localement. Les conditions nécessaires à la vie de nombreuses espèces, poissons ou oiseaux, ne sont d'ores et déjà plus assurées.

En effet, l'eau des fleuves qui l'alimentent est utilisée de façon excessive et incontrôlée par les différents pays qu'ils traversent, notamment la Chine : cette dernière souhaite détourner 15 % de l'eau sur deux de ces fleuves -dont son affluent principal- pour l'industrie pétrolière, la production de blé et de coton ; elle construit également de nouvelles stations hydro-électriques. La disparition des forêts pourrait aussi être en cause.
Le lac et les fleuves qui l'alimentent souffrent également de niveaux de pollution très élevés.

Le Kazakhstan a entamé des négociations avec la Chine, mais cette dernière semble jouer de sa position de force pour freiner toute évolution de la situation.

Les enjeux sont forts : dégradation irréversible de l'environnement, modification du climat, faillites économiques...

Source : L'état de la planète Magazine, juillet-août 2004.


Projets contestés dans le delta du Danube

L'Ukraine mène actuellement au cœur de la Réserve naturelle du Delta du Danube un projet qui inquiète la communauté internationale et notamment l'Union Européenne et l'UNESCO. Il s'agit pour ce pays de disposer d'un canal navigable entre Danube et Mer Noire : dragage de langues de sable, creusement de conduit, construction de digue en gravier... Le canal ainsi rouvert devrait ensuite être approfondi.
L'objectif principal est économique, avec le redémarrage de l'activité de navigation.
Mais les impacts écologiques semblent importants, notamment sur les colonies d'oiseaux.

Par ailleurs, l'Ukraine reproche à la Roumanie, avec qui ce pays " partage " le delta du Danube, de mener des travaux aboutissant à la modification de la répartition du fleuve en sa faveur.

Sources : AFP, 14/09/04 ; Libération, 10/09/04.


Rejet des eaux usées : des chiffres inquiétants !

L'Institut Français de l'Environnement (IFEN) a publié dans son numéro 93 des Données de l'Environnement les résultats de l'enquête IFEN / SCEES 2001 réalisée auprès des communes et concernant l'assainissement des eaux. Les chiffres qui en ressortent montrent qu'il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine.

Il apparaît ainsi que 600 000 logements déversent leurs eaux usées directement dans le milieu naturel.

En ce qui concerne l'assainissement collectif, il existe aussi des lacunes.
9 % des communes manquent d'information quant à l'ancienneté des canalisations composant le réseau. Pour les autres, on estime que un tiers des canalisations a aujourd'hui plus de vingt ans ; mais au cours de l'année 2001, seulement 1 % de ces canalisations a été remplacé.

Source : Actu-Environnement, 07/09/04.

Loi sur l'eau

Suite au débat national sur l'eau qui a eu lieu en 2003 et dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) adoptée au niveau européen le 23 octobre 2000, le Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable a présenté au début de cet été un avant-projet de loi sur l'eau.
L'été a été consacré à la concertation avec les différents acteurs.
Une des propositions contenues dans cet avant-projet de loi a déclenché une polémique parmi l'ensemble de ces acteurs : celle de la taxation des nitrates. L'idée avait été lancée depuis 1998 par plusieurs Ministres en charge de l'environnement. Le texte de Serge Lepeltier proposait la création d'une redevance sur les pollutions diffuses, composée de deux volets : l'actuelle taxe sur les produits phytosanitaires, dont l'enveloppe serait affectée aux Agences de l'Eau et non plus au budget de l'Etat comme c'est actuellement le cas ; et une redevance " azote " qui ne serait plus payée uniquement par les gros élevages mais aussi par les cultures intensives. Cette proposition a provoqué une levée de boucliers parmi la profession agricole, défendue sur ce point par le Ministre en charge de l'Agriculture ; après arbitrage du Premier Ministre, l'idée a été rejetée. De nombreux acteurs ont exprimé leur mécontentement face à ce retrait : associations de protection de la nature et de l'environnement (Eaux & Rivières de Bretagne), associations de consommateurs (Consommation, Logement & Cadre de Vie) et structures du monde agricole (Confédération Paysanne). Le principe pollueur-payeur peine manifestement à être mis en œuvre ; la France a également perdu une occasion de lutter un peu mieux contre la pollution toujours croissante de ses eaux et d'atteindre les objectifs fixés par l'Europe dans le cadre de la DCE.

Sécheresse : le point sur l'été 2004

Suite à la sécheresse qui avait sévi durant l'été 2003, le Ministre de L'Ecologie et du Développement Durable avait mis en place au mois de mai dernier un plan d'action sécheresse.
Les mois d'avril, mai et juin ont en effet été relativement secs et n'ont pas suffi à recharger partout les nappes phréatiques durement touchées par la sécheresse de l'an dernier. Jusqu'à présent, une quarantaine de départements ont pris des arrêtés de restriction ; pour mémoire, l'été dernier 77 départements avaient été frappés par des interdictions.
La situation n'est à ce jour pas considérée comme alarmante.

Ecoconditionnalité des aides agricoles : les bandes enherbées

Dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) et de son application dans les pays membres, la France est actuellement en train de définir son dispositif d'écoconditionnalité : il s'agit de fixer les mesures environnementales qui conditionneront l'octroi de subventions aux agriculteurs.
Ce dispositif devrait entre autres imposer un minimum de 3 % de la surface de l'exploitation à implanter en bandes enherbées -d'une largeur comprise dans le cas général entre 5 et 10 m- le long des cours d'eau ou, à défaut, dans une implantation pertinente (ruptures de pente, périmètres de protection des captages d'eau...) ; les herbicides et fertilisants y seront proscrits. Ces bandes enherbées doivent jouer un rôle positif pour la protection des sols, la qualité de l'eau, la biodiversité.

Hydroécologie de la Garonne

Dans le cadre des résultats de son programme de recherche ECOBAG P1, le Groupement ECOBAG, Environnement, ECOlogie et ECOnomie du Bassin Adour-Garonne, invite les gestionnaires et les usagers du Bassin Adour-Garonne à ses journées thématiques.
La cinquième restitution orale de ce programme, avec pour thématique : " Hydroécologie de la Garonne " sera présentée à Toulouse le 29 Septembre 2004.
Cette présentation abordera notamment les points suivants : caractérisation du niveau trophique de la Garonne, modèles biogéochimiques, hydrobiogéochimiques, (interaction nappe-rivière, fragmentation de l'hydrosystème, variabilité des habitats des peuplements piscicoles).
Contact :
Environnement, Ecologie et Economie du Bassin Adour-Garonne
15 rue Michel Labrousse - BP 42353 - 31 023 Toulouse cedex 1
Tél. : 05.34.63.78.30
Fax : 05.61.41.15.42
mél : direction@ecobag.org

Colloque international " Eau & Forêt "


Tournée de terrain le 15 juin

Le colloque " Eau & Forêt " organisé dans le cadre du programme LIFE du même nom s'est tenu les 15, 16 et 17 juin 2004 à Privas en Ardèche. Environ 200 personnes y ont participé ; de nombreux pays d'Europe étaient représentés (Suède, Espagne, Italie, Pologne, Grande-Bretagne, Estonie, Allemagne, Autriche).
La journée du 15 juin a été consacrée à des visites de terrain sur les sites de l'Ouvèze (07) et de la Drôme (26), tous deux sites expérimentaux dans le cadre du programme LIFE.

Différents thèmes ont pu ainsi être abordés de façon concrète en permettant aux participants d'entrer d'emblée dans le vif du sujet : dynamique végétale dans les bassins versants, dynamique fluviale (incision des cours d'eau, atterrissement sédimentaire, extinction torrentielle) et travaux exécutés pour tenter de maîtriser cette dynamique et ses conséquences sur les activités humaines (ouvrages de génie civil, boisements RTM), ainsi que les outils actuels de gestion de la ressource en eau à une échelle territoriale (Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux ou SAGE, contrats de rivières).
La journée du 16 juin a été consacrée à la présentation des porteurs européens du projet LIFE (Suède, Grande-Bretagne, France), à des interventions sur la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) et à une table ronde à laquelle FNE a participé.
Le dernier jour était dédié aux thèmes plus techniques : contribution de la gestion forestière à la préservation de la qualité de l'eau, préservation et restauration des forêts alluviales, gestion des risques et des enjeux hydrologiques dans les forêts de pente. Les forêts alluviales étaient au centre de quatre interventions :

- Rauno Reinberg, du Ministère de l'Environnement (Département des Forêts) d'Estonie, a présenté la politique et les outils de protection des forêts alluviales de son pays ;

- Jean-Luc Mabboux de l'ONF, Simon Dufour et Hervé Piégay du CNRS ont présenté le cas d'un autre site expérimental du projet LIFE, celui de l'Arve (74), où la forêt alluviale a été profondément affectée par les aménagements apportés à la rivière et où les études actuels cherchent à définir les enjeux et les principes de la protection et de la restauration de ces milieux ;

- Nicolas Dupieux, de la Fédération des Conservatoires d'Espaces Naturels, a présenté le programme " Loire Nature " ;

- Gian Reto Bezzola du Laboratoire d'hydraulique, d'hydrologie et de glaciologie de Zürich, Bertrand Moulin et Hervé Piégay du CNRS ont évoqué la problématique du bois mort et des embâcles : comment concilier les avantages écologiques des embâcles et la sécurité des ouvrages à l'aval ? En-dehors du traditionnel entretien des boisements riverains, quelles techniques peuvent être mises en œuvre pour mieux maîtriser le transit des bois morts une fois dans les cours d'eau ? Quelles évolutions de la législation seraient nécessaires ?
La qualité des interventions tout comme celle de l'accueil et de l'organisation ont largement contribué au succès de cet événement.


Incision du lit de la Drôme causant une mortalité élevée
parmi les arbres de la Ripisylve


Seuil construit sur la Drôme en réponse
à l'incision du lit - Embacle

Retour en haut de la page

Les actualités de notre campagne " Préserver et restaurer les ripisylves "

Dans le cadre de notre campagne " Préserver et restaurer les ripisylves ", nous organisons en collaboration avec le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) de Poitou-Charentes deux formations sur le thème : " Les ripisylves : mieux les connaître, mieux les gérer ". Ces formations auront lieu près de Poitiers en octobre prochain. La première s'adresse aux propriétaires forestiers privés de la région Poitou-Charentes, la seconde aux techniciens des organismes forestiers de toute la France.

Transposition de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) en droit français

En octobre 2000 le Parlement européen et le Conseil adoptaient une directive établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau et visant à parvenir d'ici 2015 à un " bon état écologique des eaux continentales, souterraines et côtières ".
Une loi transposant cette directive en droit français a été publiée au Journal Officiel le 22 avril 2004.
Conformément au texte européen, la loi affirme le principe de la récupération des coûts selon lequel " les coûts liés à l'utilisation de l'eau, y compris les coûts pour l'environnement et les ressources elles-mêmes, sont supportés par les utilisateurs en tenant compte des conséquences sociales, environnementales et économiques ainsi que des conditions géographiques et climatiques ".
Elle instaure un découpage par bassins ou groupements de bassins dotés chacun d'un comité de bassin au sein desquels le rôle des SDAGE est renforcé. Il doit définir les objectifs à atteindre et la façon dont les coûts liés à l'utilisation seront pris en charge ; il est accompagné d'un état des lieux de la ressource en eau, d'un programme pluriannuel de mesures qui doit permettre sa bonne application et d'un programme de surveillance de l'état des eaux. Le SDAGE s'impose aux Schémas de COhérence Territoriale (SCOT), aux cartes communales et aux Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) qui doivent au besoin être révisés après son acceptation. Le comité de bassin doit recueillir les observations du public et de divers acteurs territoriaux sur le projet de SDAGE.
Il conviendra d'être particulièrement vigilant et de s'assurer que la concertation se déroule bien en conformité avec la convention d'Aarhus comme le demande la DCE, que l'évaluation économique soit complète (coûts externes, transferts...), que les zones humides soient éventuellement prises en compte, que les masses d'eau souterraines fortement modifiées ainsi que les masses d'eau souterraines soient intégrées de façon à apporter une réelle amélioration et que les divers utilisateurs soient tous recensés.
Le MEDD a par ailleurs annoncé à cette occasion qu'il souhaitait faire adopter avant la fin 2004 un projet de loi réformant la politique nationale de l'eau.
A noter enfin que l'Agence de l'eau Seine-Normandie a réalisé deux CD : le premier est l'état des lieux réalisé au titre de la DCE ; le second porte sur les priorités territoriales d'action (des domaines tels que l'eau potable, l'assainissement, les zones humides, les pollutions... sont abordés).


Innovation : le roseau éboueur des eaux

Il y a une vingtaine d'années, des chercheurs allemands et autrichiens avaient eu l'idée d'utiliser les bactéries vivant dans le système racinaire des phragmites pour traiter les effluents domestiques. C'est le CEMAGREF qui a ensuite travaillé sur ce thème. Aujourd'hui, un bureau d'études techniques en environnement propose des stations d'épuration basées sur ce principe.
Le système est composé d'une série de petites roselières plantées sur un sol de sables et de graviers alluvionnaires naturellement dotés d'une forte capacité d'absorption et de filtration.
Ce type de station ne s'applique malheureusement qu'à des communes de moins de 3000 habitants, car au-delà les stations à boues activées sont économiquement plus rentables. Ses avantages sont néanmoins très nombreux : faible quantité de boues produite, odeurs quasi-nulles, facilité d'entretien, faibles coûts d'installation et de fonctionnement, faible emprise au sol et bonne intégration dans le paysage.
Source : L'Est Républicain, 29 mars 2004.


Enquête : les français et la qualité des milieux aquatiques

L'Institut Français de l'ENvironnement (IFEN) a réalisé en septembre 2003 auprès des Français une enquête sur la qualité des milieux aquatiques (nappes, rivières, lacs, océans).
L'eau apparaît comme l'enjeu environnemental le plus important aux yeux des Français, juste après la qualité de l'air.
Les Français sont pessimistes sur la dégradation (passée et à venir) des milieux aquatiques, et surtout des milieux marins. Ils rejettent principalement la responsabilité sur les activités économiques mais sont très rarement préoccupés par le problème des eaux usées domestiques.
Les Français se sentent enfin mal informés (quantitativement et qualitativement) ; ils considèrent les associations de citoyens comme la source d'information la plus fiable ; ils seraient également prêts à donner plus de responsabilité aux communes dans la gestion des eaux continentales.
Source : News Press, 30 mars 2004


Formation

Dans le cadre du programme LIFE " Eau et Forêt ", l'Office National des Forêts propose des formations sur le site du martellodrome de Cohennoz (Savoie).
Ces sessions de formation consistent en une simulation de martelage (opération de sylviculture au cours de laquelle les arbres à exploiter sont marqués) en zone humide ; elles se déroulent sur une journée, en deux temps :
- opération de martelage fictif sur le terrain ;
- traitement informatique en salle (notamment simulation de l'évolution du peuplement après la coupe), de façon individuelle puis collective.
Les formations sont ouvertes à un large public (forestiers, acteurs de l'eau, associations...) et sont gratuites.
Les prochaines sessions sont programmées les 2 et 9 juin (attention, la session du 2 est peut-être déjà complète) ; les sessions reprendront ensuite en septembre 2004.
Contacts : Mmes Cottin ou Ravy au 04 72 60 11 90 ou par mail : mifora@onf.fr
M. Hervé NEMOZ-RAJOT, responsable de la formation professionnelle à l'ONF de Lyon (04 72 60 11 94 ou par mail : herve.nemoz-rajot@onf.fr)

6ème Symposium International de l'Eau - 28 juin au 2 juillet 2004 à Cannes

Le Cannes Water Symposium 2004, 6ème Symposium International de l'Eau, réunira les personnalités les plus influentes oeuvrant dans le domaine de l'eau. Tous les sujets afférents à la question de l'eau y seront abordés : environnement, médecine, problèmes de société...
L'objectif est de valoriser l'eau dans toutes ses dimensions pour un développement durable des activités humaines, et de proposer des réflexions de haut niveau sur l'avenir de l'eau pour enrayer et prévenir les risques de tous types, politiques, économiques, écologiques...
Des chercheurs, des décideurs politiques et de grandes sociétés professionnelles, venant de 60 pays, se rencontreront durant 6 jours pour établir des alliances, des échanges, des contrats.
Un pays sera mis à l'honneur : l'Inde.

Trois thèmes seront développés dans des ateliers ouverts au public :

- développement durable : techniques de purification, catastrophes naturelles, programme GMES d'Alcatel Space, outils de gestion des milieux aquatiques, haute qualité environnementale de l'eau ;
- eau et santé : chimie, toxicologie, microbiologie, risques sanitaires ;
- eau et société : femmes et pouvoir de décision, prix de l'eau, investissement dans le domaine de l'eau, public / privé, eau source de pouvoirs et de conflits, propreté des ports, surpopulation.
Cette 6ème édition sera parrainée par Nicole Ameline, ministre déléguée à la parité et à l'égalité professionnelle.

De nombreuses animations apporteront une note festive à cette manifestation : rallye de l'eau, projection de films, concerts...
Renseignements : Agence Orbis - Evelyne Pampini ou Caroline Joannet - 04 93 19 37 40 - info@image-publique.org


Inter Environnement Wallonie dresse un bilan mitigé de la politique de l'eau en Wallonie

Dans un communiqué de presse diffusé le 22 mars 2004 à l'occasion de la journée mondiale de l'eau, l'association Inter Environnement Wallonie a fait le point sur la politique wallonne de l'eau et ses importantes évolutions récentes.
Un plan PLUIES (Plan de LUtte contre les Inondations et contre leurs Effets sur les Sinistrés), basé sur la prévention et la concertation, a ainsi été adopté et régulièrement amélioré.
La gestion des cours d'eau a elle aussi connu des avancées significatives : multiplication des contrats de rivières, gestion en fonction du bassin hydrographique et non plus des limites administratives, délégation de la gestion des cours d'eau navigables à un gestionnaire unique -à savoir la Région.
La protection des eaux souterraines a fait l'objet de plusieurs décisions : délimitation de périmètres de protection autour des captages publics, arrêté " nitrate "... Malheureusement ces mesures ne vont pas assez loin.
L'assainissement des eaux usées est satisfaisant en ville mais pas dans les zones rurales.
A noter la montée en puissance de la Société Publique de Gestion de l'Eau qui gère à présent l'épuration collective et la protection des captages à la place du Ministère de la Région Wallonne.
Par ailleurs, le principe du pollueur - payeur est mal appliqué : le consommateur domestique paye en fonction de sa consommation d'eau et pas de la charge polluante qu'il induit ; quant à l'agriculteur, il ne participe pas vraiment à la réparation des dommages.
La nouvelle tarification de l'eau est décevante sur plus d'un point.
Renseignements : Frédéric SOETE - Inter Environnement Wallonie - Boulevard du Nord 6 - 5000 NAMUR - BELGIQUE - Tél. : 081 25 52 80 - iew@iewonline.be - http://www.iewonline.be


Colloque international "Eau et Forêt"

Dans le cadre du projet LIFE "Eau et Forêt" mené par la Suède en collaboration avec le Royaume-Uni et la France, un colloque international "Eau et Forêt" se tiendra les 15, 16 et 17 juin 2004 à Privas en Ardèche. L'objectif de ce colloque est de faire un état des lieux et des perspectives sur les synergies entre acteurs de l'eau et de la forêt. Seront examinés d'une part les politiques forestières et les expériences de gestion au service de l'eau, d'autre part les problématiques liées aux forêts alluviales et aux forêts de pente.
La journée du mardi 15 juin sera consacrée à une tournée de terrain. La session du mercredi 16 juin aura pour thème : "la directive cadre sur l'eau : en quoi la forêt est-elle concernée ?". Celle du jeudi 17 juin sera l'occasion de présenter des expériences et études de cas sur la gestion forestière au service de la gestion de l'eau ; trois thèmes seront spécifiquement abordés : la contribution de la gestion forestière à la préservation de la qualité de l'eau ; la préservation et la restauration des forêts alluviales ; la gestion des risques et des enjeux hydrologiques dans les forêts de pente.
Le colloque est ouvert aux acteurs européens, et en particulier français, de l'eau et de la forêt : scientifiques, gestionnaires, associations et décideurs.
Les droits d'inscription sont de 66 € et comprennent les frais de logistique hors hébergement et repas du soir.
Des posters sur le thème de l'eau et de la forêt seront exposés ; n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en présenter un.
Le projet LIFE "Eau et Forêt" est piloté en France par l'Office National des Forêts de Rhône-Alpes ; France Nature Environnement participe au comité de pilotage. A ce titre, elle devrait siéger à la tribune lors du débat avec la salle prévu en fin de première journée.
Quelques exemplaires de la plaquette de présentation du colloque (programme, bulletin d'inscription...) sont disponibles au Réseau Forêt de FNE.
Renseignements : ONF - BP 138 - 07 201 AUBENAS CEDEX.
life.privas@onf.fr
Tél. : 04 75 87 80 50 - Fax : 04 75 87 80 67


Bromadiolone

L'arrêté interministériel du 8 juillet 2003 relatif à la lutte contre le ragondin et le rat musqué et publié le 25 juillet dernier rétablit l'emploi de la bromadiolone et de la chlorophacinone dans le cadre de la destruction des rongeurs.
Le recours pour excès de pouvoir de FNE contre l'arrêté interministériel du 8 juillet 2003 a été enregistré par le Conseil d'État le 22 septembre 2003. La Ligue ROC a également déposé son mémoire en soutien à l'intervention de FNE contre cet arrêté.
À noter que la commune de Nouzilly, par le travail d'Antoine Reille de la LPO, a pris un arrêté municipal le 23 octobre dernier à l'unanimité du conseil municipal, interdisant l'emploi de la bromadiolone et de la chlorophacinone sur le territoire de la commune afin de préserver les castors, les rapaces, les chiens de chasse et les sangliers contre les effets de ces anticoagulants. L'initiative est intéressante même si, comme pour les arrêtés municipaux anti-OGM, cet arrêté n'aura pas de validité face à la décision préfectorale. Mais pour l'instant, aucune réaction de la préfecture.
Antoine Reille, l'instigateur de cet arrêté est à votre disposition pour toute question.
Contact : Antoine Reille, membre de la LPO
(conseiller municipal de la commune) :02 47 55 11 08 ou antoine.reille@wanadoo.fr
Source : Actu Nature n°11, janvier 2004.


Publication des actes du colloque de restitution du PNRZH à Toulouse

Le Programme National de Recherche sur les Zones Humides constitue l'un des éléments du plan national d'action pour les zones humides, lancé par le gouvernement en 1995. Les objectifs du PNRZH ont été de mieux comprendre le fonctionnement des zones humides, leurs fonctions et services, afin d'offrir des résultats utilisables pour leur gestion et leur restauration. Entre 1996 et 2001, 20 projets ont ainsi été menés sur l'ensemble du territoire national.
Les 22, 23 et 24 octobre 2001 s'est tenu à Toulouse un colloque de restitution dont l'objectif était de présenter et de discuter des acquis scientifiques du PNRZH sur des sujets transversaux et d'actualité. Les actes de ce colloque ont été publiés en janvier 2004.
Cet ouvrage rassemble les interventions ciblées sur les thématiques de quatre ateliers :
- connaissance des zones humides : outils, méthodes et savoir-faire ;
- des fonctionnalités des zones humides à la légitimité de la conservation ;
- mise en forme des connaissances scientifiques pour servir une action durable ;
- usages et enjeux dans les zones humides, conjoncture et prospectives.
L'ouvrage est disponible auprès de Véronique Barre, responsable du PNRZH : veronique.barre@environnement.gouv.fr

Journée d'information et d'échange

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation "Préserver et restaurer les ripisylves", le Réseau Forêt de France Nature Environnement organise une journée d'échange et d'information sur le thème des ripisylves.
Cette journée s'est tenue à Paris, à la Maison nicolas barré (Paris, 6ème), le samedi 13 décembre prochain.

Décembre 2004

Débat public sur la préservation des zones humides

Dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides, Alsace Nature et le WWF organisent, avec le soutien du Conseil général du Bas-Rhin et de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse un débat public sur "les outils de protection et de gestion des zones humides". Débat public sur les zones humides lundi 2 février 2004 de 16h30 à 20h salle 1005, Hôtel du Département, place du quartier Blanc, à Strasbourg entrée libre dans la limite des places disponibles.

Janvier 2004

Retour en haut de la page

5ème carrefour des gestions locales de l'eau

Le 5ème Carrefour des Gestions Locales de l'eau se déroulera au Parc des expositions de Rennes les 28 et 29 janvier 2004. Cet événement national est organisé par le Réseau IDEAL en partenariat avec la Région Bretagne et l'Agence de l'eau Loire Bretagne. 1500 décideurs locaux et 100 exposants sont attendus. 3 séances plénières, 12 ateliers et 20 forums sont programmés. Le programme est disponible sur le site du Réseau IDEAL: http://www.reseau-ideal.asso.fr/site-cgle4/html/programme-2.shtml

Janvier 2004

 

Séminaire " Renaturation et restauration des cours d'eau "

Ce séminaire est organisé par le centre d'écologie végétale et d'hydrologie, l'unité mixte de recherche Université Louis Pasteur-ENGEES, et la section régionale de l'association scientifique et technique de l'eau et de l'environnement. Il se tient à l'Ecole Nationale du Génie de l'Eau et de l'Environnement de Strasbourg (ENGEES) à Strasbourg, le 22janvier 2004. L'objectif du séminaire est de dégager des orientations pour l'action, tenant compte des contraintes objectives révélées tant par les connaissances scientifiques multidisciplinaires que par des retours d'expériences sur des cas variés dans un contexte local et international.

Janvier 2004

 

Constructions en zone inondable

Selon les météorologues, les inondations sont fréquentes dans le sud-est de la France à cause de la conjugaison de deux phénomènes climatiques. Tout d'abord, dans cette région, la confrontation de l'air froid venu du nord et de l'air chaud venu de la mer provoque de fortes précipitations appelées pluies cévenoles. Plus au nord, de longues périodes de pluies océaniques sur le Massif central cause la montée progressive des eaux. Lorsque les deux phénomènes s'associent, il se produit des inondations parfois catastrophiques. C'est pourquoi la région a de tout temps été exposée aux inondations. Paradoxalement, les constructions (anciennes et nouvelles) dans les zones à risques sont nombreuses. Pourtant, le Plan de prévention des risques (PPR), issu d'une loi votée en 1995 prévoit, à partir d'une cartographie précise des zones inondables, que chaque commune délimite des espaces non constructibles et des espaces constructibles sous certaines conditions (maisons à étages, équipements surélevés, …) dans les endroits à moindre risque. Le PPR est appliqué mais il est long à mettre en place. A titre d'exemple, dans le département de l'Hérault, sur 343 communes, 267 sont soumises à un risque d'inondation. A la fin du mois de juillet, 68 seulement possédaient un PPR.

Décembre 2003

 

Une occupation des sols à revoir

Jean Launay, député socialiste du Lot, a dévoilé son rapport sur la nécessité de " moderniser la gestion de l'eau " en France et préconise " une meilleure coordination des aménagements des bassins versants ". Selon lui, " dans le cas de crues torrentielles et rapides que l'on rencontre sur des rivières alimentées par des pluies de grande intensité, comme les phénomènes de pluies cévenoles, le territoire soumis aux risques est principalement le bassin versant car les modifications des conditions d'occupation des sols que l'on constate depuis des années ne peuvent que fortement aggraver ces crues ". Le drainage systématiquement des fonds de vallées, des prairies et des marais pour construire des habitations, et des routes, a supprimé des zones tampons de retenue de l'eau. Le développement des zones d'activités commerciales à l'entrée des villes s'est accompagné de la multiplication des parkings qui sont devenus autant de boulevards à l'écoulement rapide des flux aquatiques. A cette urbanisation s'ajoute des modifications profondes dans les campagnes. Ainsi, des milliers de km de haies ou de chemins creux ont disparus. La culture du maïs s'est étendue au détriment des prairies (et des zones humides, dont les ripisylves) qui épongeaient la pluie l'hiver et la rejetaient dans les cours d'eau l'été. Cette politique d'aménagement du territoire se traduit aujourd'hui par des coûts astronomiques dû aux dégâts occasionnés par chaque épisode pluvieux.

Décembre 2003

 

Une taxe pour lutter contre la pollution de l'eau

Aujourd'hui, 55% des nitrates présents dans les eaux de surface françaises sont issus des activités agricoles (Institut français de l'environnement). La moitié du territoire français est classé en " zone vulnérable " (teneurs en nitrates > 50 mg/l). Pour inciter les agriculteurs à des pratiques plus respectueuses de l'environnement, une mission de l'Assemblée nationale a soumis la recommandation de taxer à l'achat les sacs d'engrais et d'aliments pour bétail. Le taux serait fixé en fonction de la quantité d'azote contenu dans les engrais et le produit de la taxe serait reversé aux Agences de l'eau.

Novembre 2003

 

Lutte contre la dispersion des plantes envahissantes

L'Agence Méditerranéenne de l'Environnement a décidé d'inciter les fleuristes et pépiniéristes à renoncer à la vente des plantes pouvant être envahissante. Ces plantes, des espèces exotiques naturalisées, se développent de manière non contrôlée, la plupart du temps au détriment des plantes locales. Ce phénomène est si important qu'il constitue la deuxième cause de perte de biodiversité à l'échelle mondiale, juste après la destruction des habitats. L'Agence a identifié 15 plantes envahissantes en Méditerranée, dont 13 vendues dans le commerce: mimosa d'hiver, figuiers de Barbarie, griffes de sorcière, arbre aux papillons, etc. Ces plantes ne sont pas interdites. Il est proposé aux professionnels de remplacer dans leur catalogue les plantes envahissantes par des plantes locales. Le programme se limite pour l'instant aux zones méditerranéennes mais ces actions sont suivies de près par d'autres régions, elles aussi confrontées à ces plantes envahissantes.

Novembre 2003

 

Une hausse de la contribution financière des agriculteurs est à l'étude

La hausse de la contribution financière des agriculteurs à la lutte contre la pollution de l'eau est de nouveau à l'ordre du jour dans le cadre du nouveau projet de loi sur l'eau préparé par le ministère de l'Ecologie. Cela se traduirait par une hausse des redevances versées par les agriculteurs aux Agences de l'eau, des établissements publics menant des actions de dépollution dans les bassins fluviaux dont elles ont la gestion. Actuellement, les agriculteurs paieraient 1% des redevances des Agences de l'eau contre 84% pour les ménages et 15% pour les industriels. Pourtant, les exploitants contribuent à la pollution de l'eau par les excédents d'azote de leurs cultures et de leurs élevages (nitrates). Ils font aussi d'importants prélèvements d'eau pour irriguer leurs cultures. Une proposition consisterait à simplifier la redevance pollution des agriculteurs, qui serait calculée "à l'hectare" et modulée selon le type de culture ou d'élevage. Une redevance "au sac", calculée sur les quantités d'azote contenues dans les produits achetés par les agriculteurs (engrais et aliments pour le bétail) serait également possible.

Octobre 2003

 

Le plan "Loire grandeur nature"

Le programme Life Loire Nature, initié en 1994, débouche désormais sur une action plus large intégrant la protection de l'eau et en faisant l'un des programme le plus important mené en France, à l'échelle d'un bassin versant. Il est assuré par l'Etat, sept conservatoires, le WWF France, la Ligue de protection des oiseaux, la Frapna Loire … Au début, il s'agissait de préserver la Loire et ses affluents. L'opération concerne 1500 hectares et a débouchée sur des avancés significatives en matière de connaissance du patrimoine naturel. C'est pourquoi les opérateurs ont proposé une deuxième phase, plus ambitieuse, s'inscrivant aujourd'hui dans le cadre du plan " Loire grandeur nature " décidé par l'Etat. Elle dépasse le cadre de la protection de la nature, et intègre la protection de l'eau et la préservation des zones d'expansion de crues.

Octobre 2003

 

Des pesticides dans l'eau

Le dernier rapport de l'IFEN (Institut français de l'environnement) sur les pesticides dans l'eau n'est pas rassurant. La synthèse des observations nationales sur l'année 2001 indique que dans 73 % des prélèvements a été retrouvée au moins une fois l'une des molécules recherchées. L'observation des eaux superficielles (destinées à la production d'eau potable) montre qu'au moins 47 % des ressources ne peuvent être directement dirigés vers la consommation sans traitement spécifique des pesticides. L'atrazine, bien que définitivement interdite aujourd'hui, demeure la molécule qui se retrouve le plus souvent dans l'eau potable. Le glyphosate, pourtant affiché comme bénéficiant d'une dégradation rapide dans le sol, est classé en troisième position après le diuron.

Octobre 2003

 

Proposition de directive sur les eaux souterraines

Adoptée le 22 septembre par la Commission européenne, la proposition de directive fille de la directive cadre sur l'eau relative à la protection des eaux souterraines ne retient pour l'instant que 2 valeurs limites de polluants (nitrates < 50 mg/l et pesticides < 0,1 µg/l). Les Etats membres devront déterminer d'ici 2006 les valeurs seuils pour les autres polluants. Elle met sur pied des critères pour l'identification des inversions ou confirmations de tendances à la hausse des pollutions et propose un contrôle des rejets indirects de substances dangereuses. Selon les ONG la fixation d'une valeur seuil sur les pesticides constitue un retrait par rapport à la législation actuelle qui en interdit l'introduction dans les eaux souterraines. Elles déplorent également le transfert aux Etats membres de la détermination des valeurs seuils pour un certain nombre de polluants.

Septembre 2003

 

Le grand public invité à participer au débat national sur la réforme de la politique de l'eau

Après les deux premières phases du débat national sur la réforme de la politique de l'eau, la troisième phase consacrée à la consultation du grand public se déroulera à l'automne. Elle comporte des enquêtes auprès de la population, des réunions de groupes d'usagers, des conférences de citoyens. Un questionnaire spécialement conçu autour des grands thèmes du débat servira de support à une enquête via le site internet du ministère de l'Ecologie et du Développement Durable. A cela s'ajoute une enquête auprès des associations de consommateurs, d'usagers, d'environnement, des collectivités, services d'eau potable et d'assainissement, des principaux acteurs économiques… La consultation du grand public inclut également un sondage national auprès de 3 000 personnes. Un colloque de restitution se tiendra à Paris le 16 décembre 2003 à l'issue duquel seront annoncées les grandes orientations retenues par la ministre. Début janvier, en Conseil de ministres une communication sur la réforme de la politique de l'eau donnera lieu à un programme d'action gouvernemental. Ce programme d'action intégrera un projet de loi qui sera présenté en Conseil des ministres en juin 2004, dans la perspective d'une promulgation à la fin de l'année 2004.

Septembre 2003

 

Mises en place d'un dispositif de maîtrise des populations de Ragondin

Le ragondin et le rat musqué, introduits en France au XIXème siècle pour la production de fourrure, ont vu leur population et leur aire de répartition s'accroître fortement ces vingt dernières années. Ils ont des effets sur les écosystèmes (concurrence avec d'autres espèces, modification des milieux par consommation de végétaux aquatiques, ...) et sur les activités humaines (dégâts aux cultures, fragilisation des berges et ouvrages d'art, ...) voire sur l'homme lui-même avec d'importants risques sanitaires. Le 8 juillet 2003, un arrêté interministériel visant à réguler et maîtriser ces populations a été signé. Le décret du 5 septembre 2003 précise, quand à lui, les méthodes de luttes alternatives en élargissant les techniques de contrôle et de régulation, limitant ainsi l'emploi de produits chimiques. Ce dispositif vise à faciliter les modes de régulation traditionnels de ces espèces par le piégeage ou la chasse (chasse à tir ou déterrage) sans exclure, à titre provisoire et exceptionnel, la lutte par empoisonnement.

Septembre 2003

Retour en haut de la page

La sécheresse relance le débat sur l'utilité des barrages

Certains gestionnaires de bassin estiment que les retenues d'eau ont permis de limiter l'impact sur les fleuves d'un été exceptionnel et voudraient reprendre certains projets de barrage. Ainsi, les retenues sur la Loire, inaugurées au début des années 1980, auraient permis de maintenir l'étiage de la Loire à un niveau acceptable pour alimenter les centrales nucléaires et les autres activités dispersées le long du fleuve. Ces barrages avaient été conçus à une époque où l'objectif était de domestiquer la Loire, dernier fleuve sauvage de France. Le coût de telles infrastructures et l'opposition des écologistes avaient ensuite mis un coup d'arrêt aux autres projets. Des méthodes plus douces ont été privilégiées pour limiter les inondations. Mais la sécheresse de l'été a conforté les partisans de la construction de nouveaux barrages car, selon eux, l'absence d'un certain nombre d'équipements aurait aggravé le manque d'eau. Les associations de protection de l'environnement continuent de contester la nécessité de ces ouvrages. En effet, la France est le pays d'Europe qui dispose du plus grand nombre de barrages de soutien d'étiage, sans régler véritablement le problème. Il semble plus sage de s'adapter aux quantités d'eau disponibles, d'économiser l'eau et donc de revoir notamment le modèle agricole actuel. Ce secteur consomme près de 70 % de la ressource en France. De plus, il faut également rappelé qu'il existe des réserves d'eau naturelles, comme les marais ou les tourbières qui sont capables d'accumuler l'humidité en période pluvieuse et de la redistribuer en période sèche. Ainsi, sur le cours de la Loire, cette rétention naturelle est dix à trente fois supérieure à celle des barrages (SOS-Loire vivante). Pourtant, ces zones humides sont actuellement en régression.

Septembre 2003

 

Le rapport Huet tire les conséquences des inondations de septembre 2002 dans le Gard

Le rapport Huet demandé par Roselyne Bachelot, la ministre de l'Ecologie, suite aux inondations de septembre 2002 dans le Gard. Il conseille tout d'abord de réorganiser les réseaux d'observation afin d'avoir des données plus fiables. Il conseille ensuite de réserver la construction dans les zones agricoles aux seuls bâtiments à usage agricole et au logement des exploitants. En effet, plus de 20 % de la population gardoise vit en zone inondable. La solution radicale serait alors de considérer que l'urbanisation des zones inondables a atteint ses limites et qu'il y a lieu d'y mettre un terme. L'autre solution serait de continuer à construire en zone inondable et en assumer les conséquences. Ainsi, l'urbanisation future des zones de risque faible ou modéré impose d'accepter le risque comme une donnée économique intégrée dans les facteurs de choix dès lors que les risques directs de perte de vie humaine sont exclus. Sur les 309 communes gardoises où un plan de protection des risques (PPR) a été prescrit, seuls 107 ont été approuvés. En effet, leur élaboration donne lieu à des résistances en raison de la pression démographique. De plus, les procédures de catastrophes naturelles, jugées généreuses, ne favorisent pas forcément la prévention. Le rapport propose donc d'exclure d'abord les constructions illégales et les changements d'affectation de certains locaux. Ensuite, le coût des indemnisations futures doit être pris en compte dans les décisions d'aménagement. Cela pourrait jouer en faveur des zones non inondables même si leur viabilisation peut être plus coûteuse

Août 2003

 

Une "Marche pour l'eau vivante" dans le Sud-ouest

300 personnes ont manifesté pour la sauvegarde de l'eau à Saint-Gaudens, dernière étape d'une "marche pour l'eau vivante" organisée dans le Sud-ouest par plusieurs associations de défense de l'environnement. Partis le 5 juillet de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en organisant une chaîne humaine, les marcheurs ont rallié lundi Saint-Gaudens au terme de dix étapes qui ont réuni un total d'un millier de personnes à travers les Landes, les Hautes-Pyrénées et le Gers pour sensibiliser l'opinion sur le thème de "la défense de l'eau comme patrimoine et bien commun de l'Humanité". Cette marche avait pour objectif de faire comprendre au public que la politique actuelle de l'eau est dépassée et qu'il faut désormais penser en terme d'économie. Les "marcheurs" ont demandé l'abandon des barrages et réservoirs en chantier ou en projet, notamment dans le Sud-Ouest, et l'arrêt des rejets polluants. Ils ont aussi manifesté leur opposition "aux diverses formes d'appropriation de l'eau à des fins ou des intérêts privés", exigé le contrôle citoyen des institutions de gestion de l'eau et le développement d'une agriculture respectueuse de l'environnement. Organisée par les collectifs Adour Eau transparente, S.Eau.S., Garonne et Eaux vivantes du Gers, la marche était soutenue par les Verts, France nature Environnement, les Amis de la Terre, Attac et le WWF France.

Juillet 2003

 

Le Conseil Régional d'Ile-de-France veut faire vivre les rivières d'Ile-de-France

Le deuxième contrat Agence-Région, permettant à la Région Ile de France et l'Agence de l'Eau Seine-Normandie de coordonner leurs interventions d'Ile-de-France, est aujourd'hui arrivé à échéance. Malgré certaines améliorations, la qualité globale écologique des cours d'eau reste encore perfectible. Les dysfonctionnements ponctuels de l'assainissement zone rurale, des érosions et coulées de boues, en l'absence de haies, fossés et couverts végétaux, sont également observés. La qualité des eaux souterraines diminue, fragilisant l'alimentation en eau de certaines zones rurales. Les orientations proposées pour ce troisième contrat Agence-Région consisteront à renforcer l'approche territoriale par bassin versant de façon plus systématique et à gérer et protéger l'accès à la ressource en eau. Enfin la lutte contre la pollution domestique et les rejets par temps de pluie sera poursuivie. Cela consistera également en la promotion d'une gestion équilibrée des milieux aquatiques et humides est essentielle (faune, flore, sol et substrats, paysage, aspects patrimoniaux et sociaux). Pour mener à bien cette politique, la Région s'engage à hauteur de 230 ME pour la période 2003- 2006.

Juillet 2003

 

Faut il empoisonner le ragondin ?

Le ragondin (Myocastor coypus) est un rongeur qui creuse des terriers et apprécie le milieu aquatique. Introduit en Europe à la fin du XIXe siècle pour la pelleterie, il envahit progressivement les cours d'eau et les marais européens suite à la baisse de la demande en fourrure à partir des années 1930. Classée "nuisible", le ragondin est accusé de détruire les frayères, de s'attaquer en périodes de crues aux cultures éloignées des berges et aux plantations d'arbres, d'endommager les digues et les ouvrages hydrauliques en creusant ses terriers et, enfin, de constituer un réservoir secondaire pour la douve du foie, une maladie des bovins. En mai 2002, la bromadiolone, poison utilisé pour les détruire, a été interdit par le ministère de l'environnement en raison de son incidence sur la faune sauvage. Il est de nouveau en passe d'être autorisé compte tenu des effectifs de l'espèce et de leur répartition, et ce, au détriment des méfaits pour la faune sauvage. Selon la Société française pour l'étude et la protection des mammifères (SFEPM), les analyses effectuées sur 42 foies de visons d'Europe et de loutres -espèces menacées de disparition-, retrouvés morts dans leur milieu naturel, ont montré que 10 % de ces animaux avaient été intoxiqués par la bromadiolone. Le ministère de l'écologie affirme cependant "vouloir promouvoir en priorité les formes de lutte alternatives, notamment la régulation du ragondin par piège-cage" employée avec succès en Grande-Bretagne.

Juin 2003

 

Greenpeace accuse les autorités russes et les nouveaux riches de détruire les forêts

La branche russe de l'organisation écologiste Greenpeace accuse les autorités de la région de Moscou de "détruire" les forêts officiellement protégées autour de la capitale russe, en autorisant les "nouveaux riches" à y construire des villas de luxe. En effet, ces villas sont souvent bâties dans les zones les plus précieuses du point de vue de l'environnement, situées au bord des rivières et dans des réserves. Ces villas sont notamment construites dans des zones de protection sanitaire des sources d'eau potable, officiellement non constructibles. Cela entraîne leur pollution par égouts et produits pétroliers.

Mai 2003

 

Agriculture : encore trop de pratiques aberrantes

Avec 85 000 tonnes de pesticides consommées en 2002, la France reste le deuxième pays consommateur au monde de fongicides, herbicides et insecticides, derrière les Etats-Unis. Un rapport de l'Institut français de l'environnement (IFEN), publié le 28 février, fait apparaître une contamination généralisée des eaux de surface (des molécules de pesticides sont présentes dans 90 % des cas) et souterraines (58 %). L'association France-Nature-Environnement (FNE) dénonce "des pratiques aberrantes : surdosages, traitements inutiles, rinçage et vidange de fonds de cuve in natura, mélange de produits, traitement par grand vent, etc". Les initiatives prises par de petits groupes d'agriculteurs témoignent cependant d'une prise de conscience dans une partie de la profession. La révision de la liste des 800 substances autorisées en Europe, lancée en 1993, doit s'achever en 2008. Dès la fin 2003, 400 substances doivent être retirées du marché (représentant seulement 1 % des tonnages vendus). En fait, les entreprises qui produisent ces molécules n'ont pas voulu déposer une nouvelle demande d'homologation : les molécules étaient jugées trop peu rentables ou trop nocives pour passer ce nouvel examen. Une seule molécule vedette, l'atrazine, sera retirée du marché. Ce désherbant utilisé sur le maïs, déjà interdit à la vente en France, est toujours la principale molécule qu'on retrouve dans les eaux.

Avril 2003

 

Qualité de l'eau en Bretagne: Bruxelles menace Paris de nouvelles poursuites

La Commission européenne a menacé d'engager de nouvelles poursuites contre la France devant la justice européenne pour la pollution des eaux bretonnes par les nitrates (>50 mg par litre de nitrates dans les eaux de surface). "Actuellement, la teneur limite en nitrates est toujours dépassée, la tendance des niveaux en nitrates est toujours à la hausse, et un plan d'action adéquat comportant des mesures efficaces n'a toujours pas été mis en place", a-t-elle affirmé dans un communiqué. Les arrêts de la Cours Européenne de Justice se basent sur deux directives (loi européenne) sur la qualité de l'eau. La première concernant les "eaux superficielles" (de surface) a été adoptée en 1975 et vise à protéger la qualité de ces eaux destinées à la production alimentaire (fixe des normes et oblige les Etats membres à établir des plans d'action pour toutes les eaux et notamment pour les eaux de mauvaise qualité). La deuxième dite "directive nitrates", a été adoptée en 1991. Elle oblige les Etats membres à surveiller les eaux superficielles et souterraines, à recenser les eaux polluées par les nitrates et à désigner les zones vulnérables à cette pollution pour décembre 1993 au plus tard.

Avril 2003

Retour en haut de la page

Manifestation contre le plan hydrologique en Catalogne

300.000 personnes les organisateurs et 100.000 personnes selon les autorités régionales ont manifesté à Barcelone pour protester contre le plan hydrologique national (PHN) qui fait depuis son adoption en juillet 2001 l'objet de sévères critiques, de controverses et de nombreuses manifestations en Espagne. Le plan comprend des travaux de modernisation des systèmes d'irrigation des champs et d'approvisionnement en eau de villes, le recyclage des eaux usées, un système de transferts d'eaux entre les régions où l'eau est abondante et les régions manquant d'eau. Les organisations écologistes réclament le retrait du PHN et la préparation d'un autre plan fondé sur les économies d'eau, l'utilisation rationnelle des ressources et la conservation des zones humides.

Avril 2003

 

Forum mondial de Kyoto : peu d'avancées

Le Troisième forum mondial de l'eau (Kyoto - Japon), qui s'est conclu à par une Déclaration des ministres de 96 pays, a rappelé la détermination de la communauté internationale à réduire le nombre de personnes sans eau potable d'ici 2015 mais n'a pas expliqué comment y parvenir. Beaucoup d'ONG n'étaient pas satisfaites et déplorent par exemple que la priorité n'ait pas été donnée à la protection des écosystèmes.

Mars 2003

 

Sensibiliser les Suisses et le monde

A l'occasion de l'Année internationale de l'eau de l'ONU, les autorités suisses veulent faire prendre conscience à la population de la valeur inestimable de l'eau. L'Année internationale de l'eau se déclinera en activités nationales mais aussi en manifestations plus modestes, organisées par des organisations privées, des associations ou des communes. Le but est d'encourager la population à réfléchir à la problématique de l'eau (diminution du volume d'eau par personne, diminution de la qualité de l'eau). Un des points qui sera abordé concerne l'entretien des cours d'eau et leur écosystème. L'eau ne se laisse pas endiguer et l'approche du cours d'eau doit être modifiée. Des mesures préventives visent aujourd'hui à offrir le libre cours aux crues des rivières et éviter de nouvelles catastrophes dans ce pays qui enregistre un fort taux de constructions. La revitalisation est un bon moyen pour donner plus d'espace aux cours d'eau et donc à leur écosystème.

Mars 2003

 

Rapport sur la maîtrise foncière des champs d'expansion des crues - MEDD

La protection des biens et des personnes nécessite la préservation des zones naturelles d'expansion des crues. Cela nécessite une certaine maîtrise foncière, notamment pour interdire ou limiter certains usages du sol dans les zones concernées. L'inspection générale de l'environnement, le conseil général du génie rural, des eaux et des forêts et le conseil général des ponts et chaussées, a été invitée, le 12 mars 2002, par le directeur de la prévention des pollutions et des risques à l'aider à dégager les voies et moyens pour mieux gérer les champs d'expansion des crues. Le cadre réglementaire actuel n'est pas adapté à cette maîtrise. Pour adapter ce cadre, la mission propose des modifications
- du code de l'environnement (institution de servitudes d'utilité publique),
- du code rural en particulier (statut du fermage et suivi par les chambres d'agriculture de l'évolution des usages locaux),
- du code de l'urbanisme ('extension du champ de la politique des espaces naturels sensibles).
Enfin, la mission constate qu'il conviendrait de rechercher des maîtres d'ouvrage ayant une forte légitimité politique sur l'ensemble du bassin versant.

Mars 2003

La diminution du couvert forestier menace les réserves en eau douce

Selon la FAO, la diminution du couvert forestier et la réaffectation des sols à d'autres usages peuvent avoir des répercussions négatives sur l'approvisionnement en eau douce, allant jusqu'à menacer la survie de millions de personnes et leur environnement. L'état des bassins versants pourrait cependant profiter d'une gestion des forêts s'appuyant sur des objectifs hydrologiques et socio-économiques, souligne la FAO. L'organisme donne un certain nombre de mesures pour optimiser l'économie des ressources en eau tout en empêchant ou atténuant les catastrophes. La FAO souligne qu'il est important de comprendre les rapports entre les forêts et l'eau douce dans les régions tropicales et tempérées afin de mieux gérer les forêts pour préserver la productivité des régions montagneuses, sans nuire ni à leurs habitants, ni au sol et à l'eau dont ils dépendent.

Mars 2003

 

Au rythme actuel, 50% de la population mondiale manquera d'eau en 2025

Le Conseil mondial de l'eau organise en lien avec le Japon le troisième Forum mondial de l'eau qui aura lieu à Kyoto du 16 au 23 mars. L'objectif du forum est de passer de la discussion à l'action et qu'une série de programmes concrets, accompagnés de leurs financements, soient annoncés aussi bien par les gouvernements que les organisations internationales et non gouvernementales représentées. En effet, il est urgent que les gouvernements place ce problème en tête de leurs priorités de développement et d'investissements. Deux millions d'enfants meurent chaque année à cause de problèmes liés à l'eau. Les rivières, les marais disparaissent, les écosystèmes sont détruits. Ainsi, sur les 100 dernières années la population a augmenté d'environ trois fois alors que la consommation d'eau a été multipliée par six ou sept. Les pays industrialisés consomment plusieurs fois la quantité d'eau utilisée par les pays en voie de développement. Les écosystèmes eux-mêmes ont besoin d'eau pour se maintenir.

Mars 2003

 

Les députés favorisent la prévention des inondations

Dans le cadre du projet de loi "risques industriels et naturels", des mesures concernant l'information de la population sur les risques naturels, la prévision des crues ou les pratiques agricoles, ont été votées. L'organisation de la surveillance, de la prévision et de la transmission de l'information sur les crues, est assurée par l'Etat. Les maires ont a organiser au moins tous les deux ans une réunion d'information de la population sur les risques naturels. Les collectivités pourront intervenir sur les terrains riverains d'un cours d'eau, d'un bassin versant ou d'une zone estuarienne, pour faciliter l'écoulement ou interdire des aménagements. La mise en oeuvre de zones d'expansion des crues sera également facilitée. La commune ou le groupement de collectivités territoriales compétent doit matérialiser et entretenir des repères de crues sur les bâtiments, correspondant notamment aux crues historiques. Des "commission départementale des risques naturels majeurs" seront créées et devront diffuser une information de qualité. Des "établissements publics territoriaux de bassin" seront également institués. Le préfet pourra élaborer des "schémas de prévention des risques naturels". Le rôle négatif de certaines pratiques agricoles qui favorisent notamment l'érosion des sols a été reconnu. Il sera possible de délimiter des "zones d'érosion", dans lesquelles seront mis en place avec les agriculteurs des programmes d'actions (plantation de haies par exemple). Si besoin, ces pratiques pourront être rendues obligatoires.

Mars 2003

 

Québec - l'état du Saint-Laurent s'améliore

Afin d'évaluer l'état et l'évolution de l'écosystème du Saint-Laurent, 21 indicateurs environnementaux ont été retenus. Elles concernent l'eau, le lit, les rives, les ressources biologiques et les usages. L'évaluation porte principalement sur l'eau et les ressources biologiques. Le premier portrait global de l'état et de l'évolution du Saint-Laurent, vient d'être rendu public. Il apparaît que depuis la seconde moitié du XXe siècle, le Saint-Laurent n'a jamais été en aussi bon état. Le Saint-Laurent abriterait toujours de vastes milieux humides qui assurent des habitats propices à la reproduction et à l'alimentation d'une faune abondante et diversifiée. Cependant, les activités humaines (exploitation des ressources biologiques, introduction d'espèces exotiques) peuvent encore avoir un impact négatif sur l'écosystème du Saint-Laurent.

Février 2003

 

Protection de 320 km d'une des dernières rivières sauvages et pures

Sur une superficie de 3 898 km², la première réserve aquatique du Québec va permettre la protection de la rivière Moisie, une des dernières rivières sauvages de la Côte-Nord. Cette réserve représentera un corridor large de 6 à 30 km, qui englobe une portion importante du lit majeur de la rivière Moisie ainsi qu'une bande importante de son bassin versant immédiat. Le territoire retenu pour cette réserve aquatique est représentatif des conditions écologiques des grands hydrosystèmes de la province. Cette rivière n'a fait l'objet d'aucun aménagement hydroélectrique. En absence d'industries et de résidences permanentes, la Moisie offre également une eau de qualité exceptionnelle et constitue une rivière à saumon des plus réputées. Avec ce nouveau statut, le territoire de la réserve aquatique de la rivière Moisie sera soustrait à toute forme d'exploitation forestière, d'exploration et d'exploitation minière et de production énergétique.

Février 2003

 

Adoption d'un projet de loi sur le "bon état écologique" des eaux

Un projet de loi fixant des objectifs ambitieux afin d'atteindre un "bon état écologique" des eaux douces d'ici 2015 a été adopté en Conseil des ministres. Il transcrit en droit français une directive (loi) de l'Union européenne entrée en vigueur en décembre 2000. Il ambitionne une protection aussi complète que possible des eaux continentales (fleuves, rivières, canaux), souterraines et côtières (estuaires). L'objectif est de durcir les normes de rejets dans l'environnement des substances les plus dangereuses et d'ajouter aux normes de potabilité pour les eaux destinées à la consommation humaine des normes de protection de la biodiversité aquatique. Le public sera associé à leur élaboration, comme exigé aussi par le texte européen. Bernard Rousseau, président de l'association France nature environnement relève que la dégradation actuelle des écosystèmes aquatiques a des conséquences de plus en plus négatives sur la qualité de l'eau. Endiguer cette dégradation est indispensable pour maîtriser le coût de traitement de l'eau. Selon le projet de loi, les SDAGE, réformés et complétés, devront notamment spécifier comment sont récupérés les coûts liés à l'usage de l'eau, y compris les coûts environnementaux, "en distinguant au moins le secteur industriel, le secteur agricole et les usages domestiques".

Février 2003

 

Quatre nouveaux sites français proposés sur la liste des zones humides d'importance internationale

La Ministre de l'écologie et du développement durable vient de transmettre au Ministère des affaires étrangères les dossiers de quatre sites pour désignation au titre de la Convention pour la protection des zones humides d'importance internationale, dite aussi convention de Ramsar. Ces quatre sites sont des zones humides remarquables qui répondent aux critères écologiques de cette convention internationale et bénéficient au plan national de mesures de protection et de gestion durable. Ils rejoignent ainsi le réseau mondial des 1 235 zones humides déjà désignées sur la liste Ramsar par les 135 pays adhérents à la Convention (dont 18 sites français). Il s'agit du bassin du Drugeon (massif jurassien), les marais du Fier d'Ars (Ile de Ré), les étangs du Lindre, de la forêt du Romersberg et zones voisines (pays des étangs en Moselle) et du lac du Bourget (lac alpin du Bourget).
Pour en savoir plus : ramsar.org ou www.ifen.fr/zoneshumides

Février 2003

Retour en haut de la page

-Orme- Source :  FNE -CommeVousVoulez