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: Juillet /Décembre 2006
1
- Actualités internationales
2 - Ripisylves et bois mort
3 - Manifestations
4 - Pollution des eaux
5 - Actualités de la Campagne «
Préserver et restaurer les ripisylves »
6 - Actualités nationales
7 - Actualités régionales
8 - Parutions
1
-Actualités internationales
Menaces
sur les mangroves de l’Océan Pacifique
Une
étude du Programme des nations Unies pour l’environnement
(PNUE) indique que certaines îles de l’Océan
Pacifique pourraient perdre plus de la moitié de leurs
forêts de mangrove d’ici la fin du siècle.
Cette étude conclut également que près de
13% de l’aire de répartition des mangroves risque
de disparaître.
Mais elle propose également des recommandations aux acteurs
de l’aménagement du territoire : réduction
de la pollution d’origine terrestre pour améliorer
l’état de santé et la résilience de
ces milieux, réhabilitation des zones humides dégradées,
éloignement des infrastructures de la côte afin de
permettre aux mangroves de se répandre plus à l’intérieur
des terres.
A noter : depuis 1990, 50% de l’aire de répartition
mondiale des mangroves a disparu.
Source
: D’après le PNUE, le 10 août 2006
2
- Ripisylves et bois mort
Ripisylve
de la rivière Massane et dynamique du bois mort : quelques
résultats
Située
dans le département des Pyrénées Orientales,
la Réserve Naturelle de la Massane, classée en Réserve
Biologique Intégrale, s’étend sur 336 hectares.
La gestion de forêt, inexploitée depuis plus d’un
siècle, repose sur la libre expression de l’écosystème
forestier.
Une
étude a été menée sur la ripisylve
de cette réserve constituée par un peuplement de
19,4 ha s’étendant de part et d’autre des berges,
sur cinq kilomètres.
Il se compose principalement de hêtres (Fagus sylvatica),
auxquels s’ajoutent des chênes pubescents (Quercus
humilis), des chênes verts (Quercus Ilex), des houx (Ilex
Aquifolium) et des Aulnes glutineux (Alnus glutinosa).
Deux
relevés ont été réalisés le
long de la ripisylve : le premier après la crue de novembre
1999 et le second durant l’été 2003.
Bien
qu’il soit encore trop tôt pour dresser un bilan des
conséquences de ces perturbations sur la ripisylve, on
relève que :
- Les Aulnes enregistrent une forte mortalité,
- La moitié des arbres morts présentent des signes
de dépérissement antérieurs à l’été
2003,
- Depuis l’été 2003, 277 arbres sont morts
et 647 présentent un signe de dépérissement.
Le
suivi forestier réalisé dans la Réserve naturelle
de la Massane permet de tirer quelques enseignements relatifs
au fonctionnement et à la composition de l’écosystème
forestier en libre évolution face à des événements
climatiques marquants.
Pour
en savoir plus : Réserve Naturelle de la Massane
– Tél. 04.68.88.05.89 – E-mail : massane.rn@free.fr
Source
: D’après La Lettre des Réserves Naturelles
n°86, 3ème trimestre 2006
3
- Manifestations
Aude : Une exposition sur la ripisylve
du fleuve Hérault
Lors
des prochaines journées européennes du patrimoine,
les 16 et 17 septembre 2006, l’association ARAURIS organise
une exposition, sur le thème « La ripisylve en général
et la ripisylve de l’Hérault en particulier »
afin de faire connaître les nombreuses richesses patrimoniales
de ce milieu classé en ZNIEFF de type II
Cette
exposition se déroulera à Aspiran (34), à
la Maison du Viguier.
Pour
en savoir plus : arauris@wanadoo.fr
4
- Pollution des eaux
Les
cours d’eau français contaminé par des pesticides
D’après
l’Institut Français de l’Environnement (IFEN),
96% des 607 points contrôlés dans les rivières
présentent au moins un pesticide. L’IFEN a cependant
précisé que ces points de contrôle ne constituent
pas un échantillon entier mais permettent de donner un
aperçu de la contamination des eaux. Par ailleurs, ces
valeurs sembleraient très proches de celles figurant dans
le bilan de l’année 2002.
Pour
en savoir plus : « Les pesticides dans les eaux,
données 2003 et 2004 », Les dossiers de l’IFEN
n°5, Août 2005, téléchargeable sur www.ifen.fr,
rubrique « Publications ».
Source
: D’après AFP, le 17-08-06
5
- Actualités de la Campagne « Préserver
et restaurer les ripisylves »
Dossier
Flore : Zoom sur…la Renouée du Japon
Dossier
Faune : Zoom sur…la Loutre
De
nouvelles références bibliographiques dans la base
de données
La
base de données bibliographique s’est enrichie de
nouvelles références sur la flore des ripisylves
relatives à l’Aulne glutineux, ses stations et sa
sylviculture et à la gestion des plantes exotiques envahissantes.
Sans oublier un guide juridique sur les cours d’eau et le
droit.
Un
ouvrage vous paraît manquant ? Vous souhaitez faire partager
vos lectures ?
N’hésitez pas en nous faisant part de vos références
et suggestions sur foret@fne.asso.fr
Toujours
disponible au Réseau Forêt de FNE : les outils de
la campagne « Préserver et restaurer les ripisylves
»
Nous
vous rappelons que plusieurs outils sont à votre disposition:
-
La plaquette de la campagne de sensibilisation « Préserver
et restaurer les ripisylves »,
- Les affiches « Préserver les ripisylves »
et « Gérer les ripisylves »,
- La brochure « Pour une protection des forêts riveraines
».
Pensez-y
pour vos animations, expositions et réunions de sensibilisation
!
6
- Actualités Nationales
Le
Sénat adopte le projet de loi sur l’eau
En
deuxième lecture, dans la nuit du 11 au 12 septembre 2006,
le Sénat a adopté le texte du projet de loi sur
l’eau et les milieux aquatiques visant au bon état
écologique des eaux d’ici 2015 et permettant la mise
en conformité de la législation française
sur l’eau avec la directive européenne. Notons que
la discussion du projet de loi s’est déroulée
dans un climat extrêmement consensuel : tous les intervenants
souhaitent l’adoption définitive de ce projet avant
la fin de l’année.
Source
: D’après Le Monde, le 12 septembre 2006
7
- Actualités régionales
Etude
sur les habitats et les espèces protégées
en vallée du Grésivaudan
Cette
étude, lancée par le Syndicat Mixte des bassins
hydrauliques de l’Isère (SYMBHI), sur le territoire
de l’Isère Amont (entre Grenoble et Pontcharra),
vise à définir des mesures de mise en valeur des
milieux naturels dont les forêts alluviales, les gravières
et les bras morts afin d’adapter les futurs aménagements
de cette zone à la présence de la biodiversité
identifiée sur ce territoire.
Le Centre Ornithologique Rhône-Alpes section Isère,
membre de FNE, a pris part à la réalisation des
inventaires débutés au mois de mai dernier. Il travaille
au recensement des diverses espèces animales rencontrées,
entre autres, dans les ripisylves et les gravières. En
étudiant les résultats obtenus et les données
antérieures, cette association constate et déplore
la forte disparition d’espèces patrimoniales emblématiques
dont le Courlis cendré et le Vanneau huppé.
Les résultats obtenus enrichiront le diagnostic sur le
corridor biologique de l’Isère.
Source
: D’après www.symbhi.fr, le 12 septembre 2006 et
le CORA Isère
8
- Parutions
Protocole
de suivi des forêts alluviales : l’expérience
du Réseau des Réserves Naturelles de France
Depuis
1994, le Réseau des Réserves Naturelles de France
travaille à la mise en place d’un protocole de suivi
de l’évolution des forêts riveraines des cours
d’eau sur 9 sites. Dans le dernier numéro de la Revue
Forestière Française, un article décrit et
analyse ce protocole dans un double objectif : proposer un protocole
de caractérisation et de suivi des boisements riverains
et participer à une réflexion collective pour construire
des outils de suivi des boisements des milieux alluviaux.
Pour
en savoir plus : DUFOUR (S), PONT (B), « Protocole
de suivi des forêts alluviales : l’expérience
du réseau des Réserves Naturelles de France »,
Revue Forestière Française, n°1, Janvier-Février
2006, pp. 45-59.
DVD
- Les inondations, un risque majeur
Réalisé
par les services de l’Etat, des collectivités régionales
et locales, des enseignants, des chercheurs et le Centre Régional
de Documentation Pédagogique de l’Académie
de Montpellier (CRDP), ce DVD s’adresse à toute personne
désireuse de s’informer et de participer à
une réflexion sur la gestion de l’eau et le développement
durable. Ce DVD, en plus de présenter les risques d’inondations
et leur gestion, évoque aussi les aménagements qui
les favorisent. Il est accompagné d’un livret pédagogique.
Mise
à jour 25/10/06
-
Actualités de la campagne : base de données,
appel à expériences et témoignages
..
- Actualités internationales
- Actualités françaises
- Eau ripisylves et législation
Actualités
de la campagne " Préserver et restaurer les ripisylves
"
-
Actualisation de la base de données
La
base de données s'est enrichie de nouvelles références
concernant l'intérêt de préserver les ripisylves
pour la biodiversité et un exemple d'exploitation en milieu
humide.
Sur
les thèmes des Ripisylves
Motte
(Grégory), Moule perlière et exploitation forestière
: un couple à réinventer, Forêt Wallonne,
n°74, janvier-février 2005, pp. 17-23
DE PAUL
(Marie-Amélie), Exploitation forestière mécanisée
en zones humides : quelques pistes, Forêt Wallonne, n°75,
mars-avril 2005, pp.32-37.
Sur
les thèmes de l'eau et des forêts
Actuellement, la forêt présente un grand intérêt
pour la qualité et la gestion de la ressource en eau. Ont
été ajoutés les références
des différentes contributions des numéros des revues
Forêt-Entreprise
" Forêt et qualité de l'eau ", n°159,octobre
2004
Forêts
de France avec un dossier consacré à l'Eau et
la Forêt. n°484, juin 2005
-
A suivre
Une
enquête de satisfaction et un dossier " Faune des Ripisylves
" seront prochainement mis en ligne. Vous serez avertis par
courriel.
Nous vous remercions par avance pour votre participation et vos
réponses qui contribueront grandement à améliorer
la qualité du site.
| -
Appel à retour d'expériences, témoignages,
.
Dans
le cadre de notre campagne " Préserver et restaurer
les ripisylves ", nous souhaitons créer une
plate-forme d'échanges et d'expériences pour
tous les acteurs de la forêt et de l'eau concernés
par la préservation et la restauration des ripisylves.
Pour animer sa campagne, le réseau Forêt de
France Nature Environnement travaille à l'élaboration
de plusieurs dossiers et recherche pour cela des exemples
de restauration, de gestion douce des ripisylves.
Les organismes, associations ou personnes désireuses
de valoriser leurs expériences ou souhaitant apporter
leur contribution peuvent, si elles le souhaitent nous contacter
Nous
comptons sur vous ! A très bientôt !
|
Nouveauté
:
Affiches " Préserver les Ripisylves " et "
Gérer les ripisylves "
Disponibles,
colorées et didactiques, elles n'attendent plus que vous
!
Outils de sensibilisation, elles ont été réalisées
aussi bien pour les gestionnaires que pour le grand public pour
aider à une prise de conscience renforcée de l'intérêt
de protéger et valoriser ces milieux remarquables.
| Profitez-en
!
Les frais d'envoi pour trois affiches sont identiques aux
frais d'envoi de deux affiches
Prix d'une affiche : 7€ ; prix de 3 affiches : 15€
Voir
les affiches et télécharger le bon de commande
:
/Ripisylves/Affiches.htm |
-
Toujours disponibles au réseau forêt de France Nature
Environnement
La brochure " Pour une protection des forêts riveraines
- Restauration et gestion multifonctionnelle d'un milieu riche
et trop souvent altéré" - FNE - 2003- 48p
couleurs.
La plaquette de présentation de la campagne " Préserver
et restaurer les ripisylves ".

Actualités
internationales Les
ripisylves : des milieux aux utilités multiples
Moule perlière et exploitation forestière : un
couple à réinventer
(Grégory Motte)
La
moule perlière recherche les massifs forestiers en raison
de l'importance des zones d'ombre, de la bonne qualité des
eaux et du faible risque d'eutrophisation. Ces cours d'eau forestiers
constituent les abris-refuges des dernières zones de frai
de la truite fario, espèce indispensable au bon développement
des jeunes stades de la moule. Les attaques directes ou indirectes
que peuvent subir ces milieux sont à identifier afin de mettre
en place une réelle protection de l'espèce. Cette
étude a été réalisée dans le
cadre du programme LIFE " Conservation de la moule perlière
en Belgique ", débuté en octobre 2002, dont l'objectif
est la conservation à long terme des habitats associés
aux populations de la moule perlière (Margaritifera margaritifera)
Le projet comporte différents volets comme l'étude
des populations restantes, lamise en place de mesures de protection
des sites concernés, la maîtrise des terrains les plus
précieux pour l'espèce, le suivi de la qualité
des eaux et des populations piscicoles, la sensibilisation du public
et des gestionnaires à la problématique de la conservation.
Quelques
menaces identifiées
La prospection de l'ensemble des cours d'eau concernés par
le projet Life a mis en évidence différentes menaces
pour ces milieux et ces espèces dont la sylviculture, la
gestion des cours d'eau (curage et recalibrage), les menaces d'origine
agricole (accès du bétail aux cours d'eau)ou urbaine
(rejets d'eaux usées et déchets) et le gibier (piétinement
des berges et écrasement des individus lorsque les densités
d'ongulés sauvages sont trop importantes).
La sylviculture (traversées des engins et rémanents
laissés dans les cours d'eau après exploitation) ainsi
que la destruction des zones de sources constituent 25% de ces menaces.
De plus, il a été démontré que l'enrésinement
des berges et des fonds de vallées ont généralement
un effet néfaste sur la qualité des cours d'eau.
Pour
le détail des actions, consulter le projet du site Life :
http://mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/offh/lifemp/
Pour
en savoir plus :
Forêt Wallonne, n°74, janvier-février 2005,
pp. 17-23
Exploitation forestière mécanisée en zones
humides : quelques pistes
(Marie-Amélie de Paul)
Cet
article propose des pistes de réflexion à partir de
l'étude de l'exemple appliqué en Belgique, sur le
cantonnement d'Habay-La-Neuve, où quelques précautions
ont été appliquées lors de l'exploitation d'épicéas
en zone humide. En effet, dans les milieux humides, les mauvaises
conditions de sol, les nombreux ruisseaux et drains sont autant
de contraintes qui engendrent des difficultés pratiques et
environnementales lors de chantiers mécanisés d'exploitation
forestière.
Cet article, après avoir présenté les menaces
que peut provoquer une exploitation forestière en zone humide
(Orniérage, perturbation du cours d'eau, érosion des
berges, turbidité accrue de l'eau propose une solution envisagée
avec deux engins lourds par une entreprise française et plus
exactement vosgienne, habituée aux contraintes extrêmes
de terrains. Il relate le système mis en place par cette
société d'exploitation : un chemin temporaire long
de quarante mètres, large de 3 mètres creusé
sur 80 centimètres de profondeur pour accéder à
un sol plus porteur et dans lequel, des billons de bois de 3 mètres
ont été disposés en travers pour permettre
le passage des machines.
Pour
en savoir plus :
Forêt Wallonne, n°75, mars-avril 2005, pp.32-37.
Un
exemple de propositions pour la protection des forêts riveraines
au Canada
Where
Land and Waters Meet: Understanding and Protecting Riparian Areas
in Canada's Forests
Les
zones riveraines des forêts du Canada sont de plus en plus
menacée : 95 % des bassins hydrographiques forestiers secondaires
du Canada portent les cicatrices évidentes du développement
humain. Par ailleurs, il a été évalué
que 80 % des corridors riverains en Amérique du Nord et en
Europe sont perturbés par des activités de développement
telles que l'agriculture, l'urbanisation ou la foresterie.
Le
rapport de Global Forest Watch Canada (GFWC), intitulé Where
Land and Waters Meet: Understanding and Protecting Riparian Areas
in Canada's Forests, présente dans sa dernière
section " Management Implications and Considerations ",
une série de mesures pouvant être appliquées
pour atténuer les effets d'une foresterie intensive inadaptée
à ces milieux et d'autres activités de développement
humain à l'intérieur et à proximité
des zones riveraines. L'importance d'assurer le maintien des interactions
entre les zones riveraines et les forêts terrestres est également
soulignée.
Cette étude conclut en réitérant le fait que
les rôles et les fonctions des zones riveraines peuvent être
affectés pendant de nombreuses années suivant une
perturbation et la nécessité de poursuivre la recherche
et l'éducation en matière d'intendance des zones riveraines.
Le rapport fait valoir l'importance de mener une analyse des lois
et des politiques régissant la gestion riveraine et propose
un système d'audits, lequel contribuerait à établir
les meilleures pratiques de gestion possibles.
Pour
en savoir plus :
Le rapport Where Land and Waters Meet: Understanding and Protecting
Riparian Areas in Canada's Forests, est à télécharger
depuis le site www.globalforestwatch.ca
Pour
de plus amples renseignements, communiquez avec : Peter Lee
(coordonnateur national, GFWC) (780) 914-6241 ou (780) 451-9260
La
valeur économique des zones humides
Le
PNUE a présenté son nouveau rapport sur les Objectifs
du millénaire pour le développement. Le rapport intitulé
Évaluation des écosystèmes au début
du millénaire contient les premiers chiffres concrets de
la valeur économique de l'environnement et donc de son rôle
dans la réalisation des objectifs de développement.
Le rapport, uvre de 1.300 scientifiques et experts de 95 pays,
affirme que les mangroves tropicales, ces écosystèmes
côtiers qui constituent aussi bien des nourriceries pour poissons
que des filtres naturels et une défense côtière
valent plus de 1.000 de dollars l'hectare à l'état
naturel. Une fois défriché pour faire place à
la culture de crustacés, le même terrain ne vaux plus
que 200 de dollars l'hectare.
Cette étude attribue également une valeur monétaire
aux tourbières et aux marécages. Elle estime qu'au
Sri Lanka le Muthurajawela Marsh, une tourbière côtière
de plus de 3 000 hectares, rapporte près de 5 millions de
dollars par an, grâce aux services qu'elle fournit, comme
la prévention d'inondations.
Dans la région de Cape Floral en Afrique du Sud, les pertes
dues aux espèces allogènes invasives sont estimées
à 93 millions de dollars par an.
Une zone humide inviolée au Canada recèle 6.000 de
dollars l'hectare, alors qu'une fois convertie à l'exploitation
agricole, elle ne vaut plus que 2.000 de dollars.
En tant que lieu de loisir, les récifs coralliens des six
Zones de gestion marine des îles Hawaii ont une valeur annuelle
allant de 300.000 de dollars à plusieurs dizaines de millions
de dollars.
Des études en Algérie, Italie, Portugal, Syrie et
Tunisie semblent également indiquer la valeur cachée
de forêts intactes. Elles montrent que le bois de construction
et de feu tiré de l'exploitation d'une forêt rapporte
moins que le tiers des services qu'on en tire telles que la protection
des bassins versants, l'absorption de polluants dont les gaz à
effet de serre, et en tant que lieu de loisir. On estime que les
incendies qui ont ravagé 10 millions d'hectares de forêt
en Indonésie à la fin des années 1990 ont coûté
9 milliards de dollars, dus entre autre à des coûts
de soin de santés accrus et des pertes en revenus touristiques.
Réhabiliter un écosystème endommagé
est également une affaire onéreuse. La Louisiane,
aux États-Unis, dépense actuellement des milliards
de dollars pour restaurer les zones humides et les marécages
du littoral. Ces efforts sont entrepris dans le cadre de mesures
visant à réduire les dégâts causés
par les ouragans.
Des données économiques, somme toute logiques, mais
qui sont confrontées à l'appât du gain immédiat
ou à courts termes : l'argent à ses raisons que la
raison ne connaît décidément vraiment pas
Une
réunion des chefs d'états se déroulera à
New York en septembre prochain pour discuter de la réforme
des Nations Unies et de l'état de réalisation du programme
Objectifs du millénaire pour le développement.
Source
: Actu-environnement, 20-06-05
Pour en savoir plus : http://www.actu-environnement.com
Journée mondiale des rivières : quand une tradition
de la Colombie-Britannique devient une manifestation mondiale
Il
s'agit de la première initiative pour une action mondiale
manifestant le besoin urgent d'améliorer la gérance
et la conservation des systèmes écologiques des rivières
du monde entier et prendre conscience de la valeur de nos cours
d'eaux.
Cette Journée Mondiale des Rivières aura lieu le 25
septembre 2005. Des millions de gens et d'organisations internationales,
sont attendus pour cette rencontre animée par des organisations
non gouvernementales du monde entier et placée sous l'égide
de l'Université des Nations Unies (UNU) et du Réseau
International pour l'Eau, l'Environnement et la Santé (INWEH),
tous deux agences de l'ONU.
Diverses
activités ponctueront cette journée : nettoyage de
rivières, projets d'enrichissement de poissons, ateliers
internationaux, programmes d'éducation et festivals en bord
de rivières
. Elles sont destinées à faire
prendre conscience à l'intérêt de protéger
plus activement les rivières et sensibiliser la population
sur les nombreuses menaces qui confrontent nos rivières et
nos cours d'eau.
L'origine
de cette animation vient de la Journée des rivières
de Colombie-Britannique débutée en 1980, progressivement
devenue la plus grande manifestation de ce genre en Amérique
du Nord avec une participation supérieure à 75 000
personnes en 2004.
La Journée mondiale des rivières encourage déjà
la solidarité entre les organismes internationaux qui se
concentrent sur les problèmes liés à l'eau,
tout en promouvant les valeurs centrales associées aux activités
de durabilité, de conservation et de protection de la nature.
Source:
British Columbia Institute of Technology, 30-06-2005

Actualités
françaises
Les
Journées Scientifiques et Techniques " Eau et Forêt
" de l'I.N.R.A.
Les
Journées scientifiques et techniques de l'INRA sur le thème
" L'eau et la forêt " se sont déroulées
du 14 au 16 juin 2005 à Nancy et ont favorisé l'échange
des résultats de la recherche entre chercheurs et praticiens
forestiers.
Il en ressort que l'eau y est perçue comme le principal facteur
de la stabilité des forêts et de la production de bois.
La forêt joue un rôle fondamental dans la régulation
de son cycle ainsi que dans le maintien de sa qualité. Pour
pouvoir gérer durablement les territoires, la prise en compte
simultanée des flux d'eau et du fonctionnement des peuplements
forestiers est donc indispensable en vue de gérer durablement
des territoires, notamment dans le contexte de changement climatique.
Les
forêts face aux contraintes hydriques, la Production et les
caractéristiques des bois en fonction de la disponibilité
de l'eau, l'adaptation de la sylviculture aux besoins en eau tout
au long de la vie du peuplement, l'anticipation des changements
climatiques, le problème des cours d'eau vecteurs de pathogènes
des arbres, l'impact de la forêt et de la sylviculture sur
la qualité de l'eau ainsi que sur la quantité et la
répartition de l'eau constituent les différents thèmes
abordés lors de cette rencontre.
Concernant
les ripisylves, nous retiendrons principalement les contributions
suivantes :
- Ripisylves et forêts riveraines : caractéristiques,
fonctions et gestion (S. Dufour)
- Restauration des ruisseaux acides du massif vosgien : effet pour
la biodiversité animale (C. Guerold)
- Relations sylvosystème/hydrosystème : conséquences
d'une forestière sur le bilan d'écoulement annuel
en milieux tempérés. (C. Cossandey)
- Les cours d'eau : éléments paysager essentiel (W.
Rosselli, E. Paulmier)
- Eau, vecteur d'agents pathogènes : le cas du Phytophtora
de l'aulne (C. Husson)
Pour
télécharger les résumés des contributions
du colloque :
http://www.nancy.inra.fr/extranet/com/jst2005/jst2005_resumes2005.htm
Enquête sur la prise en compte des paysages fluviaux sur
la gestion des cours d'eau
Une
enquête sur la prise en compte des paysages fluviaux dans
la gestion des cours d'eau est actuellement conduite par le CNRS-UMR
5600 et l'Université de Lyon 3. Elle est destinée
aux différents acteurs et gestionnaires des cours d'eau français
et vise à une large consultation d'une multitude d'acteurs
: techniciens et chargés de mission au service de l'Etat,
membres d'association de pêche, de mise en valeur et de protection
de l'environnement et des propriétaires des forêts
riveraines. Elle concerne l'ensemble des régions françaises
pour tester l'hypothèse d'une diversité régionale.
Les personnes concernées sont priées de bien vouloir
participer.
Cette enquête comprend un questionnaire s'appuyant sur 20
photographies de cours d'eau.
Toute la marche à suivre (téléchargement et
impression du questionnaire, adresse où le renvoyer
)
se trouve à l'adresse électronique suivante :
http://www.
Univ-lyon.fr/umr5600/questionnaire/envoicourrier.htm
Le
traitement des données sera effectué au cours de l'été
2005. Une restitution des résultats est programmée
pour octobre 2005.
Merci
pour votre participation !
Les
forestiers, futurs producteurs d'eau pure
A
l'occasion des journées scientifiques de l'INRA, les 14,
15 et 16 juin, la fédération des Forestiers Privés
de France a rappelé qu'il existe une alternative pour améliorer
la qualité de l'eau. Dans le dernier numéro de Forêts
de France, une large place est accordée à la forêt
en tant qu'outil de gestion des eaux. Un dossier de 13 pages intitulé
" Les forestiers, pourquoi pas des producteurs d'eau ? "
présente tout d'abord la politique de l'eau sous l'angle
de la préservation de la ressource avant de mettre en relief
l'importance de la gestion forestière pour la gestion des
ressources en eau.
Cet article rappelle que la forêt est un outil protecteur
d'eau. On peut citer par exemple, la ville de Munich qui alimente
sa population en eau grâce à sa forêt. La fonction
hydrologique de la forêt n'étant pas rémunérée
à ce jour, les propriétaires forestiers ne sont pas
encouragés à l'optimiser.
Source
: Forêts de France, n°484, mai 2005
Pour
en savoir plus :
Quelques articles en ligne sont disponibles sur www.
foretpriveefrancaise.com

Eau,
ripisylves et législation La
France aura beaucoup de mal à atteindre un bon état
écologique des eaux d'ici à 2015
D'après
un rapport du Muséum national d'histoire naturelle, l'objectif
de bon état écologique fixé par la directive-cadre
(DCE) apparaît difficilement atteignable d'ici 2015. .
Cette étude s'est appuyée sur les résultats
des analyses effectuées par les agences de l'eau des six
grands bassins français et ont été complétées
par les scientifiques du MNHN et de l'Institut de Recherche pour
le Développement (IRD).
D'après
un rapport sur la qualité de l'eau du Muséum national
d'histoire naturelle (MNHN), rendu public le lundi 6 juin et réalisé
sous la direction de Jean-Claude Lefeuvre, professeur émérite
au Muséum, la France aura beaucoup de mal à se mettre
en conformité à cette directive.
En effet, cet état des lieux montre que, dans l'hypothèse
la plus optimiste, moins de 50% % des masses d'eau (de surface et
souterraines) pourront atteindre le bon état écologique
d'ici 2015 et seulement 25 % dans l'hypothèse la plus pessimiste.
Le rapport souligne qu'actuellement, 50 % à 75 % des masses
d'eau de surface et souterraines sont gravement dégradées,
que 25 % des masses d'eau sont dans un bon état probable,
25 % sont à risque, 23 % présente un doute et 27 %
sont des eaux artificielles ou fortement modifiées.
Les eaux artificielles qui ont été fortement modifiées
par l'homme ne pourront jamais atteindre l'objectif, certaines sont
fortement polluées.
Le
gouvernement a présenté la nouvelle Loi sur l'eau
au parlement début avril, en vue d'atteindre un bon état
écologique en 2015. La Directive européenne communautaire
pour la gestion de l'eau, transposée en droit français
le 21 avril 2004, associe les citoyens à la prise de décisions
en matière d'environnement. Dans ce contexte, la participation
de chacun à la consultation nationale sur l'eau est une nécessité
!
Source
: Actu-environnement
Pour en savoir plus : www.actu-environnement.com
Trois
textes passés en douce lors du remaniement ministériel,
aggraveront certainement la pollution des eaux
Un
décret et deux arrêtés publiés le 31
mai et le 1er juin au Journal officiel, concernant les élevages
industriels, modifient des dispositions antérieures de protection
des eaux contre la pollution agricole.
Le
décret* publié le 31 mai, autorise l'extension des
élevages industriels dans les zones d'excédants structurels
d'azote lie aux élevages (ZES).
Les arrêtés** abaissent de 50 à 15 mètres
la limite d'épandage des lisiers par rapport aux habitations,
lorsque l'exploitant procède à une injection directe
du lisier dans le sol et réduit par ailleurs de 35 à
10 mètres la distance d'interdiction d'épandage par
rapport aux rivières, lorsqu'une bande enherbée de
10 mètres de large a été créée
de manière permanente le long du cours d'eau.
Pourtant,
selon un rapport du Muséum national d'histoire naturelle,
l'état des eaux est déjà si médiocre
en France avec 50 à 75% de masses d'eau sérieusement
dégradées que l'objectif de bon état écologique
fixé par la directive cadre (DCE) est quasi-inatteignable.
Ces textes ne vont donc certainement pas contribuer à améliorer
la situation et respecter la directive Européenne. C'est
la raison pour laquelle l'association Eau et rivières de
Bretagne a décidé de saisir la Cour de justice européenne.
Source
: Actu-environnement
Pour en savoir plus : www.actu-environnement.com
Communiqué
de Presse de France Nature Environnement
Consultation
du public sur la politique de l'eau
France
Nature Environnement appelle à une large participation populaire
!
En ce début d'été, devant les prémices
d'une nouvelle canicule, les ressources en eau sont de plus en plus
rares. La sécheresse impose des mesures d'économie
d'eau (28 départements ont limité les usages de l'eau
le 22 juin 2005). Au-delà de ces mesures ponctuelles, France
Nature Environnement (FNE) en appelle à une modification
en profondeur des comportements de gestion quantitative et qualitative
de la ressource.
Une
meilleure gestion de l'eau, voilà justement l'objectif de
la consultation nationale, engagée depuis le 2 mai et jusqu'au
2 novembre 2005. Elle vise à recueillir l'avis du public
et doit être ainsi l'occasion d'une mobilisation de chacun
afin de prendre enfin conscience que la ressource en eau n'est pas
inépuisable et que des changements majeurs de comportements
interviennent pour atteindre le bon état des eaux d'ici à
2015.
Les
solutions ne viendront pas toutes seules d'en haut. Dans une approche
citoyenne que soutient FNE, les pouvoirs publics vous accordent
un temps d'expression, pour exprimer vos attentes en termes de réforme
des politiques de l'eau. Les agences de l'eau vous proposent de
remplir les questionnaires sur ces enjeux, pour chaque bassin hydrographique.
L'application
renforcée du principe pollueur-payeur, à peine appliqué
aujourd'hui, apparaît seule à même de faire évoluer
en profondeur les comportements de gaspillage et de pollutions de
la ressource, aujourd'hui encore si courants. Il s'agit, dans chaque
bassin hydrographique, de dénoncer les blocages et les échecs
de la politique actuelle de l'eau : l'utilisation abusive et dangereuse
des pesticides, la pollution par les nitrates, avec en prime les
contradictions entre politique environnementale et politique agricole
Les
registres papier vous attendent dans toutes les préfectures,
sous-préfectures et mairies. Ils sont également accessibles
sur Internet.
Vous
êtes invités à répondre au questionnaire
émis par votre agence de l'eau !
Et
s'il ne vous convient pas, n'hésitez pas à faire part
de vos remarques et suggestions !
Pour
accéder aux questionnaires et documents d'information de
la consultation, visitez les pages Eau du site Internet de FNE :
/PA/eau/dos/dce/DCE_accueil.htm
Un citoyen informé est un citoyen actif. Alors, n'attendez
plus pour vous exprimer !
Lundi 4 juillet 2005
Pour télécharger le communiqué au format
pdf : /GP/actualite/chercher_cp.php?QTable=cp

Eau
et forêts
Campagne
" Préserver et restaurer les Ripisylves " de France
Nature Environnement
Deux
nouveaux posters " Préserver les Ripisylves "
et " Gérer les Ripisylves " n'attendent plus
que vous !
Au
cours du dernier trimestre 2004, le réseau Forêt
a travaillé à la réalisation de plusieurs
posters aujourd'hui disponibles. Deux posters, " Protéger
les ripisylves " et " Gérer les ripisylves "
s'inscrivent dans le cadre de la vaste campagne de sensibilisation
et de préservation de ces milieux fragiles et utiles non
seulement à l'homme mais également au bon fonctionnement
des autres milieux de l'écosystème.
Destinée au grand public, l'affiche " Protéger
les ripisylves " présente ce type de forêt si
particulier, les multiples fonctions qu'il remplit et les nombreuses
menaces qui pèsent sur lui. L'autre " Gérer
les ripisylves " s'adresse aux acteurs du monde rural et
donne des indications pour gérer les ripisylves sans porter
atteinte à leur fonctionnement écologique de façon
à garantir leur multifonctionnalité.
Enfin, un troisième poster plus global " Protégeons
la biodiversité forestière, ordinaire et extraordinaire
! " a été réalisé. Il illustre
la diversité des espèces et des habitats abrités
par nos forêts et interpelle sur les moyens de les préserver.
Pour les commander, il suffit de télécharger
le bon de commande ci-dessous.
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les affiches et télécharger le bon de commande
Les
forestiers privés souhaitent participer aux commissions locales
de l'eau
Le
président et le directeur de la Fédération
ont rencontré M. Lepeltier, ministre de l'écologie,
le 2 décembre dernier. Lors de cet entretien, MM. Plauche
Gillon et Barbier ont présenté 17 fiches, préparées
à la demande du gouvernement, sur les principales propositions
de la Fédération. Parmi ces thèmes figurait
la participation des forestiers privés aux commissions
locales de l'eau. En effet, ces commissions proposent les périmètres
de zones humides et décident de leur mode de gestion. M.Lepeltier
s'est montré très favorable à cette proposition
: il invite les forestiers à prendre contact avec les préfets
pour obtenir les postes qui leur reviennent naturellement dans
les collèges des usagers et propriétaires riverains.
Forêts de France, n°480, janvier-février 2005
Les
forestiers demandent une rémunération pour la préservation
de la qualité de l'eau par des pratiques forestières
adaptées.
La
Fédération, l'Institut pour le Développement
Forestier et l'Office National des Forêts vont déposer
une demande de financement Etat/Europe pour un projet d'action
commune sur l'eau. L'objectif est de mettre en place un dispositif
de convention entre les propriétaires forestiers et les
sociétés d'approvisionnement en eau afin de rémunérer
la préservation de la qualité de l'eau par des pratiques
forestières adaptées. La Fédération
appuie une première expérience de ce type dans le
massif des Andelys, en Normandie.
Forêts de France, n°480, janvier-février 2005
Eau et Législation
Le
débat relatif au projet de loi sur l'Eau
Projet
de loi sur l'eau : la position de France Nature Environnement
"
Les associations membres de France Nature Environnement réunies
à l'occasion de leur Assemblée général
dénoncent avec vigueur le fait que l'actuel projet de loi
sur l'eau refuse toujours de reconnaître les responsabilités
du monde agricole dans les pollutions diffuses (Engrais, pesticides).
En particulier le principe pollueur payeur continuerait d'être
inappliqué pour cette catégorie d'usagers. La disproportion
criante des redevances entre usagers-consommateurs et agriculteurs
éleveurs consacre un statu quo inadmissible.
FNE considère en particulier que les propositions actuellement
retenues favorisent encore la poursuite de l'irrigation (retenues
collinaires et pompages) dont on connaît l'aspect néfaste
sur les chevelus, les rivières et les nappes.
FNE interviendra par ses associations affiliées auprès
des parlementaires pour que cette loi sur l'eau soit en conformité
avec les exigences de la Directive Cadre. "
Motion adoptée à l'unanimité
Pour
s'abonner à la newsletter de France Nature Environnement
www.fne.asso.fr/inscription.php
Au
secours : ils veulent mettre à sec les dernières
rivières vivantes de France
Communiqué de Presse de France Nature Environnement, 21
mars 2005
Alors
que les sénateurs se préparent à examiner
le projet de loi sur l'eau, le syndicat des exploitants de micro-centrales
hydroélectriques (GPAE) exige l'affaiblissement des règles
de protection des rivières face à ces ouvrages.
Ils réclament d'une part, le déclassement des quelques
rivières, ou tronçons de rivières, sur lesquelles
la loi du 16 octobre 1919 interdisait toute nouvelle unité
de production, et, d'autre part, la modulation, au cas par cas,
du débit minimum que doivent laisser les usiniers dans
la rivière : le but poursuivi étant en fait de l'abaisser.
Ces débits minima sont les fameux " débits
réservés " qui garantissent la vie aquatique
du cours d'eau, et que la loi sur la pêche de 1984 fixait
à 10% du débit moyen. Abaisser cette valeur revient
à turbiner plus d'eau, donc à produire plus d'électricité
: mais le jeu en vaudrait-il la chandelle ?
Les conséquences en seraient le tronçonnage des
dernières et rares rivières encore naturelles de
notre pays, et l'assèchement programmé des nombreuses
rivières déjà équipées.
Pour les poissons migrateurs, comme le saumon, l'alose, l'anguille,
la lamproie et dans une certaine mesure la truite, supprimer le
statut de rivière réservée serait un sale
coup, comme si la pollution des eaux ne suffisait pas ! Quant
à l'abaissement de la valeur du " débit réservé
", c'est la biodiversité dans le milieu aquatique
que l'on balaierait.
Reste le meilleur de la revendication des exploitants de micro
centrales : abriter leurs intérêts bien compris derrière
l'enjeu mondial de la réduction des émissions de
gaz à effet de serre...
Ils jettent la chandelle, ou la bougie un peu loin ! Dans un pays
où l'on compte environ 260 grands barrages de production
hydroélectrique et plus de 50 réacteurs nucléaires,
l'effet supposé de cet abaissement sans précédent
des principales mesures de protection de nos cours d'eau serait
tout simplement ridicule.
La réduction de l'émission de gaz à effet
de serre se situe ailleurs, et en particulier dans l'optimisation
de l'utilisation des énergies fossiles non renouvelables.
Nous devrions surtout maîtriser nos déplacements,
ce que nous ne faisons toujours pas, et isoler les habitations,
ce qui reste à généraliser.
Nous sommes dans la situation classique de politiques publiques
qui s'opposent : énergie gaspillée contre biodiversité
dans les milieux aquatiques. De cette confrontation, la biodiversité
pourrait sortir perdante : que vaudrait dans ces conditions
le plan biodiversité du gouvernement ? Entre les électrons
homéopathiques des micro-centrales, le saumon, nos rivières
vivantes et la réduction des gaspillages, le gouvernement
doit faire le choix des vraies solutions et du développement
durable.
La Fédération France Nature Environnement est opposée
à tout déclassement des rivières réservées,
à toute modification de la valeur du débit réservé
autre qu'à la hausse. Elle soutiendra toutes les initiatives
allant dans ce sens, comme elle l'a déjà fait à
l'occasion du débat sur la loi de développement
des territoires ruraux, où plusieurs parlementaires voulaient
affaiblir les dispositions de la loi du 16 octobre 1919 sur les
rivières réservées, rendant dans le même
temps inatteignables les exigences de la Directive Cadre sur l'eau
et de l'obtention du " bon état écologique
" prévu pour 2015.
L'eau
est de tous les débats
Pour en savoir plus : Revue Facteur 4D, mars-avril 2005, n°26
Revue téléchargeable sur le site http://www.
Association4d.org
Loi
sur l'eau : le gouvernement ne se mouille pas
WWF, le 27 avril 2005, lettre du mois d'avril 2005
Pour en savoir plus : http://www.wwf.fr

Eau
et pesticides
Publicité
en faveur des pesticides : une scandaleuse prise en otage de l'environnement
et des consommateurs.
Communiqué de Presse de France Nature Environnement, le
18 mars 2005
L'UIPP,
l'Union des Industries pour la Protection des Plantes (les producteurs
de pesticides) a lancé en février une campagne publicitaire
afin de rendre socialement acceptables les pesticides. La fédération
France Nature Environnement s'élève avec force contre
cette campagne qui fait croire à un public non averti que
les pesticides ne sont pas dangereux pour la santé et l'environnement,
que leur emploi est totalement indispensable et que les aliments
biologiques ne sont pas meilleurs pour la santé. Un discours
totalement mensonger et partisan qui fait fi de la recherche et
de l'avis des plus éminents scientifiques.
La France est le 2eme consommateur mondial de pesticides (94 000
T/an). Dispersés hors des champs par lessivage, volatilisation,
érosion ou encore par transferts biologiques, ces intrants,
chimiques imprègnent maintenant tous les milieux, les rivières
et les eaux souterraines et tous les maillons biologiques. Mortalité,
morbidité, baisse du potentiel reproductif allant jusqu'à
la disparition de l'espèce sont les conséquences
les plus connues liées à l'intoxication chronique
à faible dose par certains pesticides.
FNE souhaite saluer l'action associative engagée rapidement
par diverses associations devant le TGI de Rennes contre cette
opération de communication même si le tribunal de
Rennes a préféré rejeter le recours en référé.
La fédération France Nature Environnement étudie
actuellement les diverses possibilités d'actions en justice
pour contrer cette scandaleuse publicité et ses promoteurs
irresponsables. Elle combattra avec toute la force de son mouvement
cette tentative de détournement de l'opinion publique des
vrais problèmes que pose l'utilisation de produits chimiques
toxiques.
Il est urgent et essentiel de modifier radicalement les conditions
d'utilisation des pesticides, d'en réduire fortement les
quantités utilisées et de promouvoir les formes
d'agriculture les plus économes en composés chimiques.
Ainsi, cette campagne lancée quelques jours à peine
après l'adoption de la charte de l'environnement n'est
que provocation. Alors que les débats sur la loi sur l'eau
vont démarrer au Sénat dans les prochains jours,
que le gouvernement travaille à un plan interministériel
de réduction des risques liés aux pesticides, France
Nature Environnement demande au gouvernement et aux parlementaires
de prendre enfin les mesures qui s'imposent à la puissance
publique pour contrecarrer cette ascension irraisonnée
de la France dans l'utilisation des pesticides.
A l'image du tabac et de l'alcool, les pouvoirs publics s'honoreraient
de soutenir un amendement au projet de loi sur l'eau interdisant
toute publicité laissant paraître les pesticides
comme non néfastes pour la santé publique et l'environnement.
L'association
Eau et Rivières s'attaque au Round Up
Communication adressée par la Coordination pour la défense
du Marais Poitevin, le 28 avril 2005
Les
herbicides multiplient les " champs jaunes " dans la
campagne. Eau et Rivières s'attaque au Round Up. Le promeneur
s'étonne. Il voit partout des champs roussis, comme si
c'était l'automne. Le Round Up, un puissant herbicide,
cet Attila des temps modernes, est passé par-là.
L'étonnement se change en inquiétude et l'association
écologiste Eau et rivières de Bretagne monte au
créneau. "Selon les prescripteurs, on a utilisé
194 tonnes de glyphosate en Bretagne, lors de la campagne agricole
de 2003-2004. Je pense que ce chiffre est en dessous de la réalité.
" Jean-Paul Guyomarc'h, ancien professeur de biologie à
l'université de Bretagne Occidentale, est un membre actif
d'Eau et rivières.
Le glyphosate, dont la molécule a été mise
au point par la firme américaine Monsanto, aussi connue
pour les OGM, est un puissant herbicide, plus connu sous sa marque
commerciale le Round Up.
Fort utilisé en agriculture, par la SNCF, l'Équipement
et les jardiniers du dimanche. D'où les arrêtés
pris par les préfets applicables dès le 1er mai
(voir ci-dessous). " II y a deux éléments dans
le Round Up, précise Jean-Paul Guyomarc'h. D'une part,
le glyphosate, la matière active, et, d'autre part, le
surfactant, qui en permet l'application, de se répandre
sur toute la surface de la feuille, de pénétrer
la plante jusqu'aux cellules et de la détruire totalement
y compris les racines. "
Le Round Up a été présenté par ses
promoteurs comme un herbicide qui se dégrade très
vite, sans danger pour l'environnement et la santé des
hommes et des animaux. "Or, ce n'est pas tout à fait
vrai, affirme Jean-Paul Guyomarc'h.
D'une part, le glyphosate peut rester confiné plusieurs
mois dans le sol. D'autre part, s'il se dégrade très
vite à la lumière, ses composés de dégradation
sont beaucoup plus stables, notamment l'AMPA qui est très
stable et dont on connaît mal la toxicité. "
Risque de cancer.
Jean-Paul Guyomarc'h va plus loin en s'appuyant sur les travaux
de plusieurs scientifiques. L'autorisation de mise sur le marché
de ces produits est accordée sur la base d'études
de toxicité de la seule molécule active, et non
sur celle du cocktail herbicide (1). Plusieurs scientifiques ont
encore mis tout récemment en évidence divers effets
toxiques du Round Up. Ainsi, Robert Belle et son équipe
de la station de Roscoff du CNRS ont révélé
que cet herbicide perturbait le cycle cellulaire de l'uf
d'oursin, un dérèglement qui pourrait expliquer
l'origine de cancers. "Car, l'uf d'oursin est un excellent
modèle pour comprendre le fonctionnement de la cellule,
" précise Jean-Paul
Guyomarc'h. Le professeur Gilles-Éric Séralini,
de l'université de Caen, a étudié les effets
différenciés du glyphosate et du Round Up sur des
cellules placentaires humaines. Résultat: le cocktail est
plus toxique que la molécule active et contrarie l'activité
de l'aromatase, une enzyme qui intervient dans la production des
hormones strogènes. " De son côté,
Joe Cummins, un scientifique américain, poursuit Jean-Paul
Guyomarc'h, a établi que le Round Up perturbait la vie
biologique des sols et favorisait le développement d'espèces
nuisibles dangereuses comme le fusarium, un champignon toxique
que l'on peut retrouver ensuite dans la chaîne alimentaire."
Enfin, tout récemment, un autre Américain, Rick
Relyea, professeur à l'université de Pittsburg,
" vient de révéler la toxicité mortelle
du Round Up à des doses inférieures aux doses normales
d'utilisation, sur des populations de plusieurs espèces
de batraciens, provoquant la mort des têtards et des jeunes
adultes. "
Jean LE DOUAR.
(1)Le ministère de l'Agriculture est le seul habilité
à donner son avis.
Eau et rivières demande que les ministères de l'Environnement
et de la Santé soient aussi consultés.
" Ne traitez pas à proximité de l'eau "
Dans les quatre départements bretons, les préfets
viennent de prendre un arrêté relatif à l'interdiction
d'utilisation des produits phytosanitaires à proximité
de l'eau.
Sur le réseau de surveillance de la qualité de l'eau
de la Corpep (Cellule d'orientation régionale pour la protection
des eaux contre les pesticides), des prélèvements
sont réalisés dans huit rivières bretonnes.
"D'octobre 2003 à septembre 2004, indique l'Administration,
33 molécules phytosanitaires différentes ont dépassé
la concentration de 0,1 micro g/l (seuil réglementaire
dans les eaux distribuées). "
Bernadette Malgorn, préfète de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine,
a donc signé, dès le 4 avril, à Rennes, un
arrêté réglementaire. "L'application
ou le déversement de tout produit phytosanitaire est interdit
pendant toute l'année à moins d'un mètre
de la berge de tout fossé, cours d'eau, canal ou point
d'eau.
Aucune application ne doit être réalisée sur
avaloirs, caniveaux et bouches d'égout. " Ce n'est
pas tout. " Pour les traitements des voies ferrées
et des routes à deux chaussées séparées
par un terre-plein central, aucune application ne devra être
réalisée dans le fossé lui-même, ou
ses berges. "
Par dérogation et sous condition, "des traitements
pourront être réalisés au moyen de produits
destinés à une utilisation sur plantes aquatiques
ou semi aquatiques".
Dans le cadre d'infraction, toute entreprise assurant la distribution
de produits phytosanitaires sera tenue de mettre à disposition
des services chargés des contrôles : " La liste
des produits achetés par les riverains de la zone indûment
traitée, comportant les quantités achetées
et dates d'acquisition."
Les dispositions de l'arrêté préfectoral sont
applicables à compter du 1er mai.
La
chimie: un mal nécessaire?
Konrad Schreiber et Jean-François Sarreau, tous deux agriculteurs,
pratiquent l'agriculture de conservation des sols. Ils utilisent,
à l'occasion, le Round Up, notamment pour détruire
les couverts végétaux et préparer la terre
pour les semences. " La chimie est un outil, disent-ils en
substance. Et il n'est pas sûr que l'on puisse se passer
de la chimie en agriculture. Il existe des maladies des plantes.
La chimie, c'est le parapluie qui, au final, garantit que tout
le monde aura à manger, avec des critères de qualité.
" En fait, l'important, à leurs yeux, est d'avoir
un sol biologiquement actif, un sol vivant, riche de toutes sortes
de petits animaux. Ce n'est pas, pour eux, la chimie qui présente
le plus grand risque. C'est le travail mécanique intensif
de la terre. " Un sol vivant dégrade très bien
le Round Up." Et la première des pollutions n'est
pas celle des pesticides, mais celle des matières en suspension
issues de l'érosion d'un sol dégradé, suivie
des nitrates et du phosphore.
" Les pollutions par pesticides, assurent-ils, sont surtout
dues à un mauvais usage de ces produits, à un surdosage,
à des erreurs de manipulation, ou une utilisation près
des douves, des fossés ou sur les talus." Pour ces
deux agriculteurs, l'usage de la chimie leur permet d'éviter
la culture mécanique intensive, de préserver la
vie du sol, et, au final, de mieux respecter l'environnement.
Eau et gouvernance
La
journée de l'Eau
La
décennie internationale pour l'action "l'eau source
de vie" est lancée.
L'Assemblée Générale des Nations Unies a
adopté le 22 décembre 1992 la résolution
qui déclara le 22 mars de chaque année Journée
mondiale de l'eau.
Dans la résolution 58/217 du 23 décembre 2003, l'Assemblée
Générale a proclamé la période 2005-2015
Décennie internationale d'action, " L'eau, source
de vie ", qui s'est ouverte le 22 mars 2005 lors de Journée
mondiale de l'eau. Le thème de la Journée mondiale
de l'eau 2005 et de la Décennie" L'eau, source de
vie " souligne le rôle central de l'eau en matière
de santé et de bien être des personnes
La
consultation nationale sur l'eau
Nous
sommes donc tous solidaires pour l'eau car reconquérir
la qualité des eaux dans le milieu naturel, c'est s'assurer
que, demain, on produira de l'eau potable en quantité suffisante,
en qualité irréprochable et à moindre coût,
on assurera le développement durable des activités
économiques et on permettra le développement d'activités
de loisirs comme la pêche ou la baignade.
La France a ainsi un objectif clair et précis à
atteindre : le bon état écologique de nos cours
d'eau, nos lacs, nos nappes souterraines et nos eaux littorales
en 2015. Pour cela, chacun des 12 comités de bassin hydrographiques
devra adopter en 2009 un nouveau Schéma Directeur d'Aménagement
et de Gestion des Eaux (Sdage).
La directive cadre européenne sur l'eau demande d'associer
les citoyens aux décisions qu'il va falloir prendre pour
mener à bien ce projet ambitieux. Il y aura deux périodes
de consultation du grand public :
En 2005, chaque foyer pourra s'exprimer sur les principaux enjeux
et les priorités pour mieux gérer l'eau et les milieux
aquatiques et sur le programme de travail de révision du
Sdage
Fin 2007, le public pourra se prononcer sur Le projet de Sdage
défini par chaque comité de bassin.
Cette consultation du public est placée sous l'autorité
du ministère de l'Ecologie et du Développement durable
et de ses directions régionales de l'environnement (DIREN)
et confiée aux comités de Bassin en partenariat
avec les agences de l'eau.
En
2005, elle est organisée du 2 mai au 2 novembre en métropole
et en fin d'année dans les départements d'outre-mer.
Elle se déroulera dans les préfectures, sous-préfectures,
au siège des agences de l'eau et sur leur site internet.
Le
public pourra participer à la consultation en :
- prenant connaissance du document de synthèse exposant
les problèmes de l'eau de sa zone géographique
- faisant part de ses observations sur un registre ou en répondant
au questionnaire qui seront mis à sa disposition sur les
lieux de consultation et sur les sites Internet des agences de
l'eau
Pour
participer à la consultation sur l'eau :
http://www.ecologie.gouv.fr
La
campagne de communication "Respectons l'eau"
Pour
l'opinion, l'eau est au 2ème rang des préoccupations
environnementales après la qualité de l'air. Cependant,
nous sommes dans un contexte de faible implication de l'opinion
publique face aux enjeux de l'eau.
Il
est apparu indispensable d'accompagner la consultation par une
campagne de communication qui donne au grand public quelques clés
pour comprendre les enjeux de l'eau et motive ainsi sa volonté
de participer à ce processus décisionnel.
Cette campagne est articulée en deux volets : local et
national. La communication nationale donne la visibilité
des communications locales organisées par chaque agence
de bassin pour mobiliser le plus grand nombre de citoyens autour
des enjeux sur l'eau et les milieux aquatiques. Elle reflète
l'engagement politique fort de rassembler l'ensemble des acteurs
de l'eau.
Sur
le ton de l'information et de la découverte, elle sensibilise
notamment au cycle de l'eau, à la notion de bassin versant...
et identifie les acteurs de l'eau.
Le
dispositif est le suivant :
une signature simple : Respectons l'eau
un signal visuel symbolique du cycle de l'eau dans ses
deux phases : atmosphérique et terrestre
une campagne de communication télévisée
nationale du 18 avril au 7 mai puis du 6 juin au 18 juin 2005
une campagne de communication télévisée
pour les départements d'outre-mer à partir de septembre
2005
une brochure d'information et un dépliant sont diffusés
une rubrique " Consultation " est mise en
ligne mi-avril sur le site Internet du ministère de l'écologie
et du développement durable pour permettre au grand
public d'avoir une information générale sur
la consultation mais également une information locale :
en pointant sa commune, il entrera en lien avec le site de son
agence de l'eau et pourra ainsi, sans se déplacer, répondre
au questionnaire ainsi qu'un programme vidéo interactif,
Ecolog, dédié au thème de l'eau, en ligne
depuis le 22 mars sur le site du ministère http://www.ecologie.gouv.fr/
.
Pour
participer à la consultation : http://www.ecologie.gouv.fr/
Outre
la présence du ministre répondant à quelques
questions, Ecolog informe le public sur les faits et chiffres
principaux de l'eau en France et dans le monde et lui offre au
public la possibilité de s'exprimer sur un blog.
Le Saviez-vous
?
Les
faits et chiffres sur les utilisations de l'eau
70% des ressources en eau prélevées dans le monde
en vue d'une utilisation par des êtres humains sont utilisées
à des fins agricoles, 22% par le secteur industriel et
8% par les ménages. En général, l'utilisation
des ressources varie en fonction des revenus nationaux : dans
les pays à revenu faible ou intermédiaire, 82% des
ressources sont utilisées à des fins agricoles,
10% par le secteur industriel et 8% par les ménages. Dans
les pays à revenu élevé, ces proportions
atteignent respectivement 30%, 59% et 11%.
Dans les pays riches, chaque personne utilise entre 500
et 800 litres par jour (soit 300 m3 par an); dans les pays en
voie de développement, l'utilisation quotidienne se situe
entre 60 et 150 litres d'eau par jour (soit 20 m3 par an).
Au début du XXIème siècle, l'agriculture
utilise en moyenne 70% des prélèvements effectués
dans les cours d'eau, lacs et aquifères. L'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) anticipe
une expansion nette des terres irriguées de 45 millions
d'hectares dans 93 pays en voie de développement (jusqu'à
atteindre une surface totale de 242 millions d'hectares en 2030);
et prévoit que les prélèvements augmenteront
d'environ 14% entre 2000 et 2030 pour satisfaire aux futures exigences
en matière de production alimentaire.
L'impact des activités industrielles sur les ressources
en eau se ressent à deux niveaux :
-
au niveau de la quantité : l'eau est utilisée
comme matière première, souvent en grande quantité,
pour de nombreux procédés industriels. Dans certains
cas, elle est une matière première directe, intrinsèquement
liée au produit manufacturé et donc "exportée"
et perdue pour le système d'eau local dès que
ces produits sont commercialisés. Dans d'autres cas,
peut-être encore plus fréquents, l'eau est une
matière première indirecte, utilisée pour
laver et refroidir, créer de la vapeur transformée
en énergie, pour faire cuire des produits, leur faire
subir un traitement, etc. Dans ce cas, les eaux usées
peuvent être renvoyées au système d'eau
local grâce au réseau d'assainissement ou être
directement déversées dans les cours d'eau.
- au niveau de la qualité : bien que l'industrie ait
besoin d'une eau pure pour ses procédés de fabrication,
celle qu'elle restitue ne respecte pas toujours les mêmes
normes. Dans les meilleurs des cas, ce sont les stations de
production d'eau potable qui doivent ensuite se charger de rendre
l'eau recyclable et de nouveau conforme aux normes de qualité
appropriées. Dans les pires des cas, les eaux usées
industrielles sont déversées dans les cours d'eau
sans traitement, ce qui diminue la qualité des grands
volumes d'eau et peut parfois affecter les aquifères
par infiltration, contaminant d'importantes ressources en eau
souterraine..
Les données sur l'eau douce présentées dans
le rapport "Indicateurs du développement dans le monde"
(Banque mondiale, 2001), démontrent que l'eau douce utilisée
par le secteur industriel représente environ 22% de l'ensemble
des prélèvements effectués dans le monde.
La base de données sur les ressources en eau de surface
et leurs utilisations estime que le volume d'eau utilisé
annuellement par l'industrie passera de 752 km3/an en 1995 à
1 170 km3/an en 2025. À cette date, environ 24% de l'ensemble
des prélèvements d'eau douce seront utilisés
par l'industrie.
L'énergie hydraulique est d'ores et déjà
une composante incontournable du bilan énergétique
mondial. Elle représente en effet 19% de l'ensemble de
la production électrique (2 740 térawatts par heure
en 2001.)
Les hôtels et leurs hôtes consomment d'énormes
quantités d'eau. En Israël, les prélèvements
d'eau correspondant à l'approvisionnement des hôtels
situés dans la vallée du Jourdain contribueraient
à l'assèchement de la mer Morte; le niveau de l'eau
y a baissé de 16,4 mètres depuis 1977.
Le tourisme du golf a un impact énorme sur les prélèvements
d'eau : un golf à 18 trous peut consommer plus de 2,3 millions
de litres d'eau par jour. Aux Philippines, les prélèvements
d'eau utilisés pour le tourisme menace les rizières.
Les touristes qui visitent Grenade, en Espagne, utilisent généralement
sept fois plus d'eau que les habitants de la ville et cet écart
est courant dans toutes les zones touristiques en développement.
Informations
extraites du Rapport mondial sur l'évaluation des ressources
en eau "L'eau
pour les hommes, l'eau pour la vie" et recueillies sur
"Vital
Water Graphics" (Les graphiques de l'eau : section sur
la gestion et l'utilisation de l'eau).

Publications sur la gestion et les utilisations
de l'eau
L'eau
et la gouvernance : Quelques exemples des meilleures pratiques éthiques
Par Claudine Brelet et John Selborne. © UNESCO 2004
Cette
publication s'intéresse à l'éthique de l'utilisation
de l'eau douce, l'eau étant considérée comme
l'un des biens communs de l'humanité. Elle prône le
respect de neufs principes fondamentaux : la dignité humaine,
la participation, la solidarité, l'égalité,
le bien commun, la gestion avisée, l'accès universel
à l'information, l'intégration et l'équilibre
des intérêts de tous, l'autonomisation.
À
travers cinq exemples, cette brochure tente d'illustrer la nécessité
de respecter les droits humains et les libertés fondamentales,
de promouvoir de nouvelles pratiques éthiques et d'assurer
la gestion équitable des ressources en eau dans un monde
interdépendant; l'objectif ultime de ces pratiques étant
la dignité humaine, l'autonomisation des communautés
et la diversité culturelle.
Les
cinq exemples insistent sur l'importance de la volonté politique,
de la communication inter- et trans-générationnelle,
et de la responsabilité : "Histoire du lac Biwa ou comment
les Japonais maîtrisent leur interaction avec la nature",
"En Afrique du Sud, un nouveau cadre légal pour de bonnes
pratiques", "L'eau des forêts sacrées : des
atouts traditionnels pour le développement durable aux Philippines",
"Paroles de femmes pour plus d'équité dans les
Andes", et "Bio-régions et gouvernance transnationale,
des solutions pour résoudre les conflits."
::
Accédez
à l'intégralité de la publication (en français)
[format PDF - 710 Ko]
Liens sur l'eau
Eaufrance,
le portail de l'eau
http://www.eaufrance.fr/
Ce
site a pour but de faciliter l'accès à l'information
publique dans le domaine de l'eau.
Vous y trouverez :
des informations générales sur la ressource en eau,
les milieux aquatiques et leurs usages, les acteurs ;
de l'eau, les risques et la politique publique de l'eau
;
des sites web diffusant des données d'observation
et d'évaluation ;
des sites web consacrés à l'action (planification,
gestion de l'eau et de l'assainissement, la réglementation,
etc.) et à la participation (le droit à l'information,
la concertation, la formation les métiers, etc.)
Les
ressources en eau mondiales et leur utilisation
http://webworld.unesco.org/water/ihp/db/shiklomanov/index.shtml
Cette
base de données, conjointement créée par le
State Hydrological Institute (SHI, Saint-Pétersbourg) et
l'UNESCO, est la première tentative visant à diffuser
un ensemble complet d'informations sur les ressources en eau de
surface de la planète, et sur les utilisations de l'eau à
usage domestique, agricole et industriel. Des prévisions
relatives aux utilisations de l'eau jusqu'en 2025, et des données
sur les débits mensuels d'une sélection de cours d'eau
sont également fournies.
Vital
Water Graphics
(Les graphiques de l'eau : section sur la gestion et l'utilisation
de l'eau)
http://www.unep.org/vitalwater/management.htm
Cette
page Web présente des faits, des chiffres et des cartes sur
les consommations et les prélèvements d'eau dans le
monde, l'évolution mondiale des utilisations de l'eau et
les utilisations industrielles et domestiques comparées à
l'évaporation des réservoirs, les prélèvements
d'eau douce par secteur en 2000, et les prélèvements
mondiaux (calculés a partir de données nationales
établies selon les utilisations à des fins domestiques,
agricoles et industrielles).Elle est gérée par le
Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE),
Site
sur l'eau de l'Unesco
Le Bulletin d'information du portail de l'eau de l'UNESCO est disponible
en ligne, à partir du n° 85, sur : http://www.unesco.org/water/news/newsletter/index_fr.shtml
Pour consulter le portail de l'eau de l'UNESCO
http://www.unesco.org/water/index_fr.shtml
Agenda
Symposium
international sur les progrès récemment réalisés
dans le domaine du développement et de la gestion des ressources
en eau (RAWRDM-2005), du 23 au 25 novembre 2005 en Inde.
Il est organisé par le Service du développement et
de la gestion des ressources en eau (ancien Centre de formation
au développement des ressources en eau); Institut indien
de technologie, Roorkee, Inde
http://www.unesco.org/water/water_events/Detailed/1026.shtml
Le
Symposium réunira divers acteurs de l'eau (Responsables politiques,
planificateurs, universitaires, chercheurs, administrateurs, ingénieurs
et organisations non gouvernementales.)pour partager leurs expériences,
progrès technologiques, impératifs de mise en uvre,
étudier d'autres sujets liés au développement
et à la gestion des ressources en eau. L'objectif du symposium
est de déboucher sur la recommandation d'un cadre politique
visant à une amélioration du développement
et de la gestion des ressources en eau.
A suivre
Prochaine newsletter Ripisylves
Après
une pause due au départ du chargé de mission, la Campagne
Ripisylves redémarre sous la responsabilité de Claire
Broqué.
Afin de mieux cerner et répondre à vos attentes, une
enquête de satisfaction sera diffusée avec la prochaine
newsletter. Nous vous remercions par avance pour votre participation
et vos suggestions qui contribueront grandement à améliorer
la qualité du site et à faire vivre la campagne.
Natura
2000 et les ripisylves
La circulaire Natura 2000 (DNP/SDEN N°2004-3 du 24 dcembre
2004) précise les mesures de gestion éligibles aux
crédits européens via le PDRN et qui feront l'objet
de contrats. Une des 14 fiches concerne la réhabilitation
ou la recréaction de ripisylves.
Les opérations d'investissement ont pour but d'améliorer
le statut de conservation des espèces des directives ou
la représentativité et la naturalité des
habitats.
Habitats visés : forêts mixtes à chêne
rouvre, aulne et frêne, forêts riveraines des grands
fleuves, forêts alluviales à aulne glutineux et frêne.
8 espèces sont concernées : Petit Rhinolophe,
Rosalie des Alpes, Woodwardia radicant, le castor d'Europe, la
loutre d'Europe, le Vison d'Europe, le Bihoreau gris, Damier du
frêne
Opération éligibles : structuration des peuplements,
création d'ouvertures près du cours d'eau, précautions
particulières au milieu, reconstitution du peuplement,
travaux annexes de restauration du fonctionnement hydrique.
En savoir plus :
- mesure réhabilitation
ou la recréaction de ripisylves
- circulaire
- fiches
- ensemble des mesures
2
affiches pour sensibiliser à une meilleure préservation
des ripisylves!
Le
Réseau Forêt a travaillé sur le dernier trimestre
2004 à la réalisation de trois posters (60*80 cm)
aujourdhui disponibles. Ils sinscrivent dans le cadre
de cette campagne et sintitulent « Protéger
les ripisylves » et « Gérer les ripisylves
». Lun est destiné au grand public et présente
ce type de forêt si particulier, les multiples fonctions quil
remplit ainsi que les nombreuses menaces qui pèsent sur lui.
Lautre sadresse aux acteurs du monde rural et donne
des indications pour gérer les ripisylves sans porter atteinte
à leur fonctionnement écologique et de façon
à garantir leur multifonctionnalité.
Un
troisième poster a été réalisé,
plus global et il s'intitule «Protégeons la biodiversité
forestière, ordinaire et extraordinaire ! ». Destiné
à un large public, il illustre la diversité des espèces
et des habitats abrités par nos forêts et linterpelle
sur les moyens de les préserver.
[Télécharger
le bon de commande]
Journées
techniques sur la conservation du Vison d'Europe et de ses habitats
La
Mission Vison d'Europe a organisé dans les Landes du 19 au
22 octobre derniers des Journées techniques sur la conservation
du Vison d'Europe et de ses habitats. Environ 200 participants,
souvent des gestionnaires de milieux naturels, ont pu à cette
occasion visiter trois Réserves naturelles et suivre plus
d'une vingtaine d'interventions abordant la thématique sous
des angles variés : gestion des habitats du Vison d'Europe,
contrôle des espèces classées nuisibles, impacts
des infrastructures de transport.
Le
Vison d'Europe (Mustela lutreola) peut fréquenter une assez
grande variété de milieux mais son habitat de prédilection
est la ripisylve.
L'espèce
est protégée en France depuis 1980 ; elle est également
inscrite dans les annexes II et IV de la Directive Habitats.
Depuis le début du siècle et malgré cette protection,
les populations ne cessent de décliner ; jadis présent
dans presque toute l'Europe, il n'y subsiste plus que dans des zones
isolées les unes des autres. En Europe occidentale, il ne
survit plus aujourd'hui que dans le sud-ouest de la France et le
nord de l'Espagne où ses populations sont estimées
à moins de 200 individus.
Les
causes de sa rapide régression restent assez mystérieuses
et sont certainement multiples : autrefois chassée pour sa
fourrure, l'espèce est aujourd'hui victime de la lutte contre
les rongeurs et les petits carnivores classés nuisibles ;
elle subit la concurrence du Vison d'Amérique, introduit
accidentellement en Europe ; elle souffre de l'aménagement
et de la pollution des cours d'eau et des zones humides où
elle vit ; elle est enfin souvent victime de collisions avec les
voitures.
Cette
relative méconnaissance des causes de la régression
du Vison d'Europe rend malheureusement difficile la définition
de mesures efficaces.
Source
: AFP, 21/10/04.
Séquençage du génome du Peuplier
Le
génome du Peuplier a été entièrement
décrypté. Des scientifiques du monde entier ont participé
aux travaux qui ont été coordonnés par le "
US Department of Energy ", la fondation " Genome Canada
" et le " Umeå Plant Science Center " suédois.
En France, l'INRA y a contribué.
Quatre
ans après le séquençage du génome de
la première plante (l'Arabette), il s'agit aujourd'hui du
premier arbre. Le Peuplier aurait été choisi en raison
de son faible nombre de gènes.
La
connaissance du génome du Peuplier devrait permettre d'approfondir
les connaissances scientifiques quant à la formation du bois,
la nutrition, la résistance aux agressions, le fonctionnement
des symbioses mycorhiziennes... Mais l'industrie annonce d'ores
et déjà des applications dans le domaine des propriétés
sylvicoles et biotechnologiques des arbres. Après le milieu
agricole, les manipulations génétiques entrent en
forêt où elles ne manqueront certainement pas de susciter
là aussi des débats...
Source
: Agrisalon, 21/09/04.
Projet d'aménagement d'un déversoir à Blois
La
ville de Blois est confrontée au problème des crues
de la Loire de façon aigue : le fleuve traverse le centre-ville
dans un lit endigué qui ne permet pas l'écoulement
d'une crue au-delà d'un certain débit.
Un
projet de réhabilitation d'un déversoir a été
lancé par la communauté d'agglomération avec
l'appui de l'Etat. Il s'accompagne d'une procédure d'acquisition
amiable des terrains situés dans ce lit secondaire.
Serge
Lepeltier a visité le site et a rencontré la presse
ainsi que les associations en charge de l'environnement lors d'un
voyage sur place le 23 septembre dernier.
Source
: Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable,
21/10/04.
La déforestation, facteur aggravant des inondations catastrophiques
en Haïti
Au
début de cet automne, glissements de terrain et inondations
ont tué plus de 2 000 personnes à Haïti.
La
déforestation est considérée comme un facteur
aggravant de ces catastrophes naturelles. Un sol nu ne retient pas
l'eau : il est lessivé par les pluies, ce qui provoque un
apport massif de matériau dans le lit des cours d'eau qui
débordent ensuite très vite.
La
déforestation est intense en Haïti : le taux de déboisement
y atteint 98 %. Ce phénomène est dû à
la pratique de l'agriculture sur brûlis et à l'utilisation
massive du charbon de bois. Haïti est le pays le plus pauvre
du continent américain : dans les montagnes l'agriculture
traditionnelle ne permet plus de subvenir aux besoins des familles,
et 70 % des foyers haïtiens cuisinent au charbon de bois faute
d'électricité.
Le Ministère de l'Environnement souhaite lancer un vaste
programme de reboisement. Mais le problème de la déforestation
ne pourra probablement pas être réglé sans que
des alternatives économiques soient proposées à
la population.
Source
: AFP, 26/09/04.
La mort annoncée du lac Balkhash (Kazakhstan)
Situé
au Kazakhstan, le lac Balkhash est en superficie le deuxième
lac d'Asie centrale après la mer d'Aral. Il est aujourd'hui
menacé de subir le même sort qu'elle. En vingt ans,
le niveau du lac est déjà passé de 342 m à
339 m au-dessus du niveau de la mer. Le lac étant situé
dans une dépression très plate, il est peu profond
et cette baisse de quelques mètres a suffi à faire
reculer la rive de 100 km localement. Les conditions nécessaires
à la vie de nombreuses espèces, poissons ou oiseaux,
ne sont d'ores et déjà plus assurées.
En
effet, l'eau des fleuves qui l'alimentent est utilisée de
façon excessive et incontrôlée par les différents
pays qu'ils traversent, notamment la Chine : cette dernière
souhaite détourner 15 % de l'eau sur deux de ces fleuves
-dont son affluent principal- pour l'industrie pétrolière,
la production de blé et de coton ; elle construit également
de nouvelles stations hydro-électriques. La disparition des
forêts pourrait aussi être en cause.
Le lac et les fleuves qui l'alimentent souffrent également
de niveaux de pollution très élevés.
Le
Kazakhstan a entamé des négociations avec la Chine,
mais cette dernière semble jouer de sa position de force
pour freiner toute évolution de la situation.
Les
enjeux sont forts : dégradation irréversible de l'environnement,
modification du climat, faillites économiques...
Source
: L'état de la planète Magazine, juillet-août
2004.
Projets contestés dans le delta du Danube
L'Ukraine
mène actuellement au cur de la Réserve naturelle
du Delta du Danube un projet qui inquiète la communauté
internationale et notamment l'Union Européenne et l'UNESCO.
Il s'agit pour ce pays de disposer d'un canal navigable entre Danube
et Mer Noire : dragage de langues de sable, creusement de conduit,
construction de digue en gravier... Le canal ainsi rouvert devrait
ensuite être approfondi.
L'objectif principal est économique, avec le redémarrage
de l'activité de navigation.
Mais les impacts écologiques semblent importants, notamment
sur les colonies d'oiseaux.
Par
ailleurs, l'Ukraine reproche à la Roumanie, avec qui ce pays
" partage " le delta du Danube, de mener des travaux aboutissant
à la modification de la répartition du fleuve en sa
faveur.
Sources
: AFP, 14/09/04 ; Libération, 10/09/04.
Rejet des eaux usées : des chiffres inquiétants
!
L'Institut
Français de l'Environnement (IFEN) a publié dans son
numéro 93 des Données de l'Environnement les résultats
de l'enquête IFEN / SCEES 2001 réalisée auprès
des communes et concernant l'assainissement des eaux. Les chiffres
qui en ressortent montrent qu'il y a encore beaucoup à faire
dans ce domaine.
Il
apparaît ainsi que 600 000 logements déversent leurs
eaux usées directement dans le milieu naturel.
En
ce qui concerne l'assainissement collectif, il existe aussi des
lacunes.
9 % des communes manquent d'information quant à l'ancienneté
des canalisations composant le réseau. Pour les autres, on
estime que un tiers des canalisations a aujourd'hui plus de vingt
ans ; mais au cours de l'année 2001, seulement 1 % de ces
canalisations a été remplacé.
Source
: Actu-Environnement, 07/09/04.
Loi
sur l'eau
Suite
au débat national sur l'eau qui a eu lieu en 2003 et dans
le cadre de la mise en uvre de la Directive Cadre sur l'Eau
(DCE) adoptée au niveau européen le 23 octobre 2000,
le Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable a présenté
au début de cet été un avant-projet de loi
sur l'eau.
L'été a été consacré à
la concertation avec les différents acteurs.
Une des propositions contenues dans cet avant-projet de loi a déclenché
une polémique parmi l'ensemble de ces acteurs : celle de
la taxation des nitrates. L'idée avait été
lancée depuis 1998 par plusieurs Ministres en charge de l'environnement.
Le texte de Serge Lepeltier proposait la création d'une redevance
sur les pollutions diffuses, composée de deux volets : l'actuelle
taxe sur les produits phytosanitaires, dont l'enveloppe serait affectée
aux Agences de l'Eau et non plus au budget de l'Etat comme c'est
actuellement le cas ; et une redevance " azote " qui ne
serait plus payée uniquement par les gros élevages
mais aussi par les cultures intensives. Cette proposition a provoqué
une levée de boucliers parmi la profession agricole, défendue
sur ce point par le Ministre en charge de l'Agriculture ; après
arbitrage du Premier Ministre, l'idée a été
rejetée. De nombreux acteurs ont exprimé leur mécontentement
face à ce retrait : associations de protection de la nature
et de l'environnement (Eaux & Rivières de Bretagne),
associations de consommateurs (Consommation, Logement & Cadre
de Vie) et structures du monde agricole (Confédération
Paysanne). Le principe pollueur-payeur peine manifestement à
être mis en uvre ; la France a également perdu
une occasion de lutter un peu mieux contre la pollution toujours
croissante de ses eaux et d'atteindre les objectifs fixés
par l'Europe dans le cadre de la DCE.
Sécheresse
: le point sur l'été 2004
Suite
à la sécheresse qui avait sévi durant l'été
2003, le Ministre de L'Ecologie et du Développement Durable
avait mis en place au mois de mai dernier un plan d'action sécheresse.
Les mois d'avril, mai et juin ont en effet été relativement
secs et n'ont pas suffi à recharger partout les nappes phréatiques
durement touchées par la sécheresse de l'an dernier.
Jusqu'à présent, une quarantaine de départements
ont pris des arrêtés de restriction ; pour mémoire,
l'été dernier 77 départements avaient été
frappés par des interdictions.
La situation n'est à ce jour pas considérée
comme alarmante.
Ecoconditionnalité
des aides agricoles : les bandes enherbées
Dans
le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC)
et de son application dans les pays membres, la France est actuellement
en train de définir son dispositif d'écoconditionnalité
: il s'agit de fixer les mesures environnementales qui conditionneront
l'octroi de subventions aux agriculteurs.
Ce dispositif devrait entre autres imposer un minimum de 3 % de
la surface de l'exploitation à implanter en bandes enherbées
-d'une largeur comprise dans le cas général entre
5 et 10 m- le long des cours d'eau ou, à défaut, dans
une implantation pertinente (ruptures de pente, périmètres
de protection des captages d'eau...) ; les herbicides et fertilisants
y seront proscrits. Ces bandes enherbées doivent jouer un
rôle positif pour la protection des sols, la qualité
de l'eau, la biodiversité.
Hydroécologie
de la Garonne
Dans
le cadre des résultats de son programme de recherche ECOBAG
P1, le Groupement ECOBAG, Environnement, ECOlogie et ECOnomie du
Bassin Adour-Garonne, invite les gestionnaires et les usagers du
Bassin Adour-Garonne à ses journées thématiques.
La cinquième restitution orale de ce programme, avec pour
thématique : " Hydroécologie de la Garonne "
sera présentée à Toulouse le 29 Septembre 2004.
Cette présentation abordera notamment les points suivants
: caractérisation du niveau trophique de la Garonne, modèles
biogéochimiques, hydrobiogéochimiques, (interaction
nappe-rivière, fragmentation de l'hydrosystème, variabilité
des habitats des peuplements piscicoles).
Contact :
Environnement, Ecologie et Economie du Bassin Adour-Garonne
15 rue Michel Labrousse - BP 42353 - 31 023 Toulouse cedex 1
Tél. : 05.34.63.78.30
Fax : 05.61.41.15.42
mél : direction@ecobag.org
Colloque
international " Eau & Forêt "

Tournée de terrain le 15 juin |
Le
colloque " Eau & Forêt " organisé
dans le cadre du programme LIFE du même nom s'est tenu
les 15, 16 et 17 juin 2004 à Privas en Ardèche.
Environ 200 personnes y ont participé ; de nombreux
pays d'Europe étaient représentés (Suède,
Espagne, Italie, Pologne, Grande-Bretagne, Estonie, Allemagne,
Autriche).
La journée du 15 juin a été consacrée
à des visites de terrain sur les sites de l'Ouvèze
(07) et de la Drôme (26), tous deux sites expérimentaux
dans le cadre du programme LIFE. |
Différents
thèmes ont pu ainsi être abordés de façon
concrète en permettant aux participants d'entrer d'emblée
dans le vif du sujet : dynamique végétale dans les
bassins versants, dynamique fluviale (incision des cours d'eau,
atterrissement sédimentaire, extinction torrentielle) et
travaux exécutés pour tenter de maîtriser cette
dynamique et ses conséquences sur les activités humaines
(ouvrages de génie civil, boisements RTM), ainsi que les
outils actuels de gestion de la ressource en eau à une échelle
territoriale (Schémas d'Aménagement et de Gestion
des Eaux ou SAGE, contrats de rivières).
La journée du 16 juin a été consacrée
à la présentation des porteurs européens du
projet LIFE (Suède, Grande-Bretagne, France), à des
interventions sur la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) et à
une table ronde à laquelle FNE a participé.
Le dernier jour était dédié aux thèmes
plus techniques : contribution de la gestion forestière à
la préservation de la qualité de l'eau, préservation
et restauration des forêts alluviales, gestion des risques
et des enjeux hydrologiques dans les forêts de pente. Les
forêts alluviales étaient au centre de quatre interventions
:
-
Rauno Reinberg, du Ministère de l'Environnement (Département
des Forêts) d'Estonie, a présenté la politique
et les outils de protection des forêts alluviales de son
pays ;
- Jean-Luc Mabboux de l'ONF, Simon Dufour et Hervé Piégay
du CNRS ont présenté le cas d'un autre site expérimental
du projet LIFE, celui de l'Arve (74), où la forêt
alluviale a été profondément affectée
par les aménagements apportés à la rivière
et où les études actuels cherchent à définir
les enjeux et les principes de la protection et de la restauration
de ces milieux ;
-
Nicolas Dupieux, de la Fédération des Conservatoires
d'Espaces Naturels, a présenté le programme "
Loire Nature " ;
- Gian Reto Bezzola du Laboratoire d'hydraulique, d'hydrologie
et de glaciologie de Zürich, Bertrand Moulin et Hervé
Piégay du CNRS ont évoqué la problématique
du bois mort et des embâcles : comment concilier les avantages
écologiques des embâcles et la sécurité
des ouvrages à l'aval ? En-dehors du traditionnel entretien
des boisements riverains, quelles techniques peuvent être
mises en uvre pour mieux maîtriser le transit des
bois morts une fois dans les cours d'eau ? Quelles évolutions
de la législation seraient nécessaires ?
La qualité des interventions tout comme celle de l'accueil
et de l'organisation ont largement contribué au succès
de cet événement.

Incision du lit de la Drôme causant
une mortalité élevée
parmi les arbres de la Ripisylve |

Seuil construit sur la Drôme
en réponse
à
l'incision du lit - Embacle
|

Les
actualités de notre campagne " Préserver et restaurer
les ripisylves "
Dans
le cadre de notre campagne " Préserver et restaurer
les ripisylves ", nous organisons en collaboration avec le
Centre Régional de la Propriété Forestière
(CRPF) de Poitou-Charentes deux formations sur le thème :
" Les ripisylves : mieux les connaître, mieux les gérer
". Ces formations auront lieu près de Poitiers en octobre
prochain. La première s'adresse aux propriétaires
forestiers privés de la région Poitou-Charentes, la
seconde aux techniciens des organismes forestiers de toute la France.
Transposition
de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) en droit français
En
octobre 2000 le Parlement européen et le Conseil adoptaient
une directive établissant un cadre pour une politique communautaire
dans le domaine de l'eau et visant à parvenir d'ici 2015
à un " bon état écologique des eaux continentales,
souterraines et côtières ".
Une loi transposant cette directive en droit français a été
publiée au Journal Officiel le 22 avril 2004.
Conformément au texte européen, la loi affirme le
principe de la récupération des coûts selon
lequel " les coûts liés à l'utilisation
de l'eau, y compris les coûts pour l'environnement et les
ressources elles-mêmes, sont supportés par les utilisateurs
en tenant compte des conséquences sociales, environnementales
et économiques ainsi que des conditions géographiques
et climatiques ".
Elle instaure un découpage par bassins ou groupements de
bassins dotés chacun d'un comité de bassin au sein
desquels le rôle des SDAGE est renforcé. Il doit définir
les objectifs à atteindre et la façon dont les coûts
liés à l'utilisation seront pris en charge ; il est
accompagné d'un état des lieux de la ressource en
eau, d'un programme pluriannuel de mesures qui doit permettre sa
bonne application et d'un programme de surveillance de l'état
des eaux. Le SDAGE s'impose aux Schémas de COhérence
Territoriale (SCOT), aux cartes communales et aux Plans Locaux d'Urbanisme
(PLU) qui doivent au besoin être révisés après
son acceptation. Le comité de bassin doit recueillir les
observations du public et de divers acteurs territoriaux sur le
projet de SDAGE.
Il conviendra d'être particulièrement vigilant et de
s'assurer que la concertation se déroule bien en conformité
avec la convention d'Aarhus comme le demande la DCE, que l'évaluation
économique soit complète (coûts externes, transferts...),
que les zones humides soient éventuellement prises en compte,
que les masses d'eau souterraines fortement modifiées ainsi
que les masses d'eau souterraines soient intégrées
de façon à apporter une réelle amélioration
et que les divers utilisateurs soient tous recensés.
Le MEDD a par ailleurs annoncé à cette occasion qu'il
souhaitait faire adopter avant la fin 2004 un projet de loi réformant
la politique nationale de l'eau.
A noter enfin que l'Agence de l'eau Seine-Normandie a réalisé
deux CD : le premier est l'état des lieux réalisé
au titre de la DCE ; le second porte sur les priorités territoriales
d'action (des domaines tels que l'eau potable, l'assainissement,
les zones humides, les pollutions... sont abordés).
Innovation : le roseau éboueur des eaux
Il
y a une vingtaine d'années, des chercheurs allemands et autrichiens
avaient eu l'idée d'utiliser les bactéries vivant
dans le système racinaire des phragmites pour traiter les
effluents domestiques. C'est le CEMAGREF qui a ensuite travaillé
sur ce thème. Aujourd'hui, un bureau d'études techniques
en environnement propose des stations d'épuration basées
sur ce principe.
Le système est composé d'une série de petites
roselières plantées sur un sol de sables et de graviers
alluvionnaires naturellement dotés d'une forte capacité
d'absorption et de filtration.
Ce type de station ne s'applique malheureusement qu'à des
communes de moins de 3000 habitants, car au-delà les stations
à boues activées sont économiquement plus rentables.
Ses avantages sont néanmoins très nombreux : faible
quantité de boues produite, odeurs quasi-nulles, facilité
d'entretien, faibles coûts d'installation et de fonctionnement,
faible emprise au sol et bonne intégration dans le paysage.
Source : L'Est Républicain, 29 mars 2004.
Enquête : les français et la qualité des
milieux aquatiques
L'Institut
Français de l'ENvironnement (IFEN) a réalisé
en septembre 2003 auprès des Français une enquête
sur la qualité des milieux aquatiques (nappes, rivières,
lacs, océans).
L'eau apparaît comme l'enjeu environnemental le plus important
aux yeux des Français, juste après la qualité
de l'air.
Les Français sont pessimistes sur la dégradation (passée
et à venir) des milieux aquatiques, et surtout des milieux
marins. Ils rejettent principalement la responsabilité sur
les activités économiques mais sont très rarement
préoccupés par le problème des eaux usées
domestiques.
Les Français se sentent enfin mal informés (quantitativement
et qualitativement) ; ils considèrent les associations de
citoyens comme la source d'information la plus fiable ; ils seraient
également prêts à donner plus de responsabilité
aux communes dans la gestion des eaux continentales.
Source : News Press, 30 mars 2004
Formation
Dans
le cadre du programme LIFE " Eau et Forêt ", l'Office
National des Forêts propose des formations sur le site du
martellodrome de Cohennoz (Savoie).
Ces sessions de formation consistent en une simulation de martelage
(opération de sylviculture au cours de laquelle les arbres
à exploiter sont marqués) en zone humide ; elles se
déroulent sur une journée, en deux temps :
- opération de martelage fictif sur le terrain ;
- traitement informatique en salle (notamment simulation de l'évolution
du peuplement après la coupe), de façon individuelle
puis collective.
Les formations sont ouvertes à un large public (forestiers,
acteurs de l'eau, associations...) et sont gratuites.
Les prochaines sessions sont programmées les 2 et 9 juin
(attention, la session du 2 est peut-être déjà
complète) ; les sessions reprendront ensuite en septembre
2004.
Contacts : Mmes Cottin ou Ravy au 04 72 60 11 90 ou par mail : mifora@onf.fr
M. Hervé NEMOZ-RAJOT, responsable de la formation professionnelle
à l'ONF de Lyon (04 72 60 11 94 ou par mail : herve.nemoz-rajot@onf.fr)
6ème
Symposium International de l'Eau - 28 juin au 2 juillet 2004 à
Cannes
Le
Cannes Water Symposium 2004, 6ème Symposium International
de l'Eau, réunira les personnalités les plus influentes
oeuvrant dans le domaine de l'eau. Tous les sujets afférents
à la question de l'eau y seront abordés : environnement,
médecine, problèmes de société...
L'objectif est de valoriser l'eau dans toutes ses dimensions pour
un développement durable des activités humaines, et
de proposer des réflexions de haut niveau sur l'avenir de
l'eau pour enrayer et prévenir les risques de tous types,
politiques, économiques, écologiques...
Des chercheurs, des décideurs politiques et de grandes sociétés
professionnelles, venant de 60 pays, se rencontreront durant 6 jours
pour établir des alliances, des échanges, des contrats.
Un pays sera mis à l'honneur : l'Inde.
Trois
thèmes seront développés dans des ateliers ouverts
au public :
-
développement durable : techniques de purification, catastrophes
naturelles, programme GMES d'Alcatel Space, outils de gestion
des milieux aquatiques, haute qualité environnementale
de l'eau ;
- eau et santé : chimie, toxicologie, microbiologie, risques
sanitaires ;
- eau et société : femmes et pouvoir de décision,
prix de l'eau, investissement dans le domaine de l'eau, public
/ privé, eau source de pouvoirs et de conflits, propreté
des ports, surpopulation.
Cette 6ème édition sera parrainée par Nicole
Ameline, ministre déléguée à la parité
et à l'égalité professionnelle.
De
nombreuses animations apporteront une note festive à cette
manifestation : rallye de l'eau, projection de films, concerts...
Renseignements : Agence Orbis - Evelyne Pampini ou Caroline Joannet
- 04 93 19 37 40 - info@image-publique.org
Inter Environnement Wallonie dresse un bilan mitigé de
la politique de l'eau en Wallonie
Dans
un communiqué de presse diffusé le 22 mars 2004 à
l'occasion de la journée mondiale de l'eau, l'association
Inter Environnement Wallonie a fait le point sur la politique wallonne
de l'eau et ses importantes évolutions récentes.
Un plan PLUIES (Plan de LUtte contre les Inondations et contre leurs
Effets sur les Sinistrés), basé sur la prévention
et la concertation, a ainsi été adopté et régulièrement
amélioré.
La gestion des cours d'eau a elle aussi connu des avancées
significatives : multiplication des contrats de rivières,
gestion en fonction du bassin hydrographique et non plus des limites
administratives, délégation de la gestion des cours
d'eau navigables à un gestionnaire unique -à savoir
la Région.
La protection des eaux souterraines a fait l'objet de plusieurs
décisions : délimitation de périmètres
de protection autour des captages publics, arrêté "
nitrate "... Malheureusement ces mesures ne vont pas assez
loin.
L'assainissement des eaux usées est satisfaisant en ville
mais pas dans les zones rurales.
A noter la montée en puissance de la Société
Publique de Gestion de l'Eau qui gère à présent
l'épuration collective et la protection des captages à
la place du Ministère de la Région Wallonne.
Par ailleurs, le principe du pollueur - payeur est mal appliqué
: le consommateur domestique paye en fonction de sa consommation
d'eau et pas de la charge polluante qu'il induit ; quant à
l'agriculteur, il ne participe pas vraiment à la réparation
des dommages.
La nouvelle tarification de l'eau est décevante sur plus
d'un point.
Renseignements : Frédéric SOETE - Inter Environnement
Wallonie - Boulevard du Nord 6 - 5000 NAMUR - BELGIQUE - Tél.
: 081 25 52 80 - iew@iewonline.be
- http://www.iewonline.be
Colloque international "Eau et Forêt"
Dans
le cadre du projet LIFE "Eau et Forêt" mené
par la Suède en collaboration avec le Royaume-Uni et la France,
un colloque international "Eau et Forêt" se tiendra
les 15, 16 et 17 juin 2004 à Privas en Ardèche. L'objectif
de ce colloque est de faire un état des lieux et des perspectives
sur les synergies entre acteurs de l'eau et de la forêt. Seront
examinés d'une part les politiques forestières et
les expériences de gestion au service de l'eau, d'autre part
les problématiques liées aux forêts alluviales
et aux forêts de pente.
La journée du mardi 15 juin sera consacrée à
une tournée de terrain. La session du mercredi 16 juin aura
pour thème : "la directive cadre sur l'eau : en quoi
la forêt est-elle concernée ?". Celle du jeudi
17 juin sera l'occasion de présenter des expériences
et études de cas sur la gestion forestière au service
de la gestion de l'eau ; trois thèmes seront spécifiquement
abordés : la contribution de la gestion forestière
à la préservation de la qualité de l'eau ;
la préservation et la restauration des forêts alluviales
; la gestion des risques et des enjeux hydrologiques dans les forêts
de pente.
Le colloque est ouvert aux acteurs européens, et en particulier
français, de l'eau et de la forêt : scientifiques,
gestionnaires, associations et décideurs.
Les droits d'inscription sont de 66 € et comprennent les frais
de logistique hors hébergement et repas du soir.
Des posters sur le thème de l'eau et de la forêt seront
exposés ; n'hésitez pas à nous contacter si
vous souhaitez en présenter un.
Le projet LIFE "Eau et Forêt" est piloté
en France par l'Office National des Forêts de Rhône-Alpes
; France Nature Environnement participe au comité de pilotage.
A ce titre, elle devrait siéger à la tribune lors
du débat avec la salle prévu en fin de première
journée.
Quelques exemplaires de la plaquette de présentation du colloque
(programme, bulletin d'inscription...) sont disponibles au Réseau
Forêt de FNE.
Renseignements : ONF - BP 138 - 07 201 AUBENAS CEDEX.
life.privas@onf.fr
Tél. : 04 75 87 80 50 - Fax : 04 75 87 80 67
Bromadiolone
L'arrêté
interministériel du 8 juillet 2003 relatif à la lutte
contre le ragondin et le rat musqué et publié le 25
juillet dernier rétablit l'emploi de la bromadiolone et de
la chlorophacinone dans le cadre de la destruction des rongeurs.
Le recours pour excès de pouvoir de FNE contre l'arrêté
interministériel du 8 juillet 2003 a été enregistré
par le Conseil d'État le 22 septembre 2003. La Ligue ROC
a également déposé son mémoire en soutien
à l'intervention de FNE contre cet arrêté.
À noter que la commune de Nouzilly, par le travail d'Antoine
Reille de la LPO, a pris un arrêté municipal le 23
octobre dernier à l'unanimité du conseil municipal,
interdisant l'emploi de la bromadiolone et de la chlorophacinone
sur le territoire de la commune afin de préserver les castors,
les rapaces, les chiens de chasse et les sangliers contre les effets
de ces anticoagulants. L'initiative est intéressante même
si, comme pour les arrêtés municipaux anti-OGM, cet
arrêté n'aura pas de validité face à
la décision préfectorale. Mais pour l'instant, aucune
réaction de la préfecture.
Antoine Reille, l'instigateur de cet arrêté est à
votre disposition pour toute question.
Contact : Antoine Reille, membre de la LPO
(conseiller municipal de la commune) :02 47 55 11 08 ou antoine.reille@wanadoo.fr
Source : Actu Nature n°11, janvier 2004.
Publication des actes du colloque de restitution du PNRZH à
Toulouse
Le
Programme National de Recherche sur les Zones Humides constitue
l'un des éléments du plan national d'action pour les
zones humides, lancé par le gouvernement en 1995. Les objectifs
du PNRZH ont été de mieux comprendre le fonctionnement
des zones humides, leurs fonctions et services, afin d'offrir des
résultats utilisables pour leur gestion et leur restauration.
Entre 1996 et 2001, 20 projets ont ainsi été menés
sur l'ensemble du territoire national.
Les 22, 23 et 24 octobre 2001 s'est tenu à Toulouse un colloque
de restitution dont l'objectif était de présenter
et de discuter des acquis scientifiques du PNRZH sur des sujets
transversaux et d'actualité. Les actes de ce colloque ont
été publiés en janvier 2004.
Cet ouvrage rassemble les interventions ciblées sur les thématiques
de quatre ateliers :
- connaissance des zones humides : outils, méthodes et savoir-faire
;
- des fonctionnalités des zones humides à la légitimité
de la conservation ;
- mise en forme des connaissances scientifiques pour servir une
action durable ;
- usages et enjeux dans les zones humides, conjoncture et prospectives.
L'ouvrage est disponible auprès de Véronique Barre,
responsable du PNRZH : veronique.barre@environnement.gouv.fr
Journée
d'information et d'échange
Dans
le cadre de la campagne de sensibilisation "Préserver
et restaurer les ripisylves", le Réseau Forêt
de France Nature Environnement organise une journée d'échange
et d'information sur le thème des ripisylves.
Cette journée s'est tenue à Paris, à la Maison
nicolas barré (Paris, 6ème), le samedi 13 décembre
prochain.
Décembre
2004
Débat
public sur la préservation des zones humides
Dans
le cadre de la Journée mondiale des zones humides, Alsace
Nature et le WWF organisent, avec le soutien du Conseil général
du Bas-Rhin et de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse un débat public
sur "les outils de protection et de gestion des zones humides".
Débat public sur les zones humides lundi 2 février
2004 de 16h30 à 20h salle 1005, Hôtel du Département,
place du quartier Blanc, à Strasbourg entrée libre
dans la limite des places disponibles.
Janvier
2004

5ème
carrefour des gestions locales de l'eau
Le
5ème Carrefour des Gestions Locales de l'eau se déroulera
au Parc des expositions de Rennes les 28 et 29 janvier 2004. Cet
événement national est organisé par le Réseau
IDEAL en partenariat avec la Région Bretagne et l'Agence
de l'eau Loire Bretagne. 1500 décideurs locaux et 100 exposants
sont attendus. 3 séances plénières, 12 ateliers
et 20 forums sont programmés. Le programme est disponible
sur le site du Réseau IDEAL: http://www.reseau-ideal.asso.fr/site-cgle4/html/programme-2.shtml
Janvier
2004
Séminaire
" Renaturation et restauration des cours d'eau "
Ce
séminaire est organisé par le centre d'écologie
végétale et d'hydrologie, l'unité mixte de
recherche Université Louis Pasteur-ENGEES, et la section
régionale de l'association scientifique et technique de l'eau
et de l'environnement. Il se tient à l'Ecole Nationale du
Génie de l'Eau et de l'Environnement de Strasbourg (ENGEES)
à Strasbourg, le 22janvier 2004. L'objectif du séminaire
est de dégager des orientations pour l'action, tenant compte
des contraintes objectives révélées tant par
les connaissances scientifiques multidisciplinaires que par des
retours d'expériences sur des cas variés dans un contexte
local et international.
Janvier
2004
Constructions
en zone inondable
Selon
les météorologues, les inondations sont fréquentes
dans le sud-est de la France à cause de la conjugaison de
deux phénomènes climatiques. Tout d'abord, dans cette
région, la confrontation de l'air froid venu du nord et de
l'air chaud venu de la mer provoque de fortes précipitations
appelées pluies cévenoles. Plus au nord, de longues
périodes de pluies océaniques sur le Massif central
cause la montée progressive des eaux. Lorsque les deux phénomènes
s'associent, il se produit des inondations parfois catastrophiques.
C'est pourquoi la région a de tout temps été
exposée aux inondations. Paradoxalement, les constructions
(anciennes et nouvelles) dans les zones à risques sont nombreuses.
Pourtant, le Plan de prévention des risques (PPR), issu d'une
loi votée en 1995 prévoit, à partir d'une cartographie
précise des zones inondables, que chaque commune délimite
des espaces non constructibles et des espaces constructibles sous
certaines conditions (maisons à étages, équipements
surélevés,
) dans les endroits à moindre
risque. Le PPR est appliqué mais il est long à mettre
en place. A titre d'exemple, dans le département de l'Hérault,
sur 343 communes, 267 sont soumises à un risque d'inondation.
A la fin du mois de juillet, 68 seulement possédaient un
PPR.
Décembre
2003
Une
occupation des sols à revoir
Jean
Launay, député socialiste du Lot, a dévoilé
son rapport sur la nécessité de " moderniser
la gestion de l'eau " en France et préconise "
une meilleure coordination des aménagements des bassins versants
". Selon lui, " dans le cas de crues torrentielles et
rapides que l'on rencontre sur des rivières alimentées
par des pluies de grande intensité, comme les phénomènes
de pluies cévenoles, le territoire soumis aux risques est
principalement le bassin versant car les modifications des conditions
d'occupation des sols que l'on constate depuis des années
ne peuvent que fortement aggraver ces crues ". Le drainage
systématiquement des fonds de vallées, des prairies
et des marais pour construire des habitations, et des routes, a
supprimé des zones tampons de retenue de l'eau. Le développement
des zones d'activités commerciales à l'entrée
des villes s'est accompagné de la multiplication des parkings
qui sont devenus autant de boulevards à l'écoulement
rapide des flux aquatiques. A cette urbanisation s'ajoute des modifications
profondes dans les campagnes. Ainsi, des milliers de km de haies
ou de chemins creux ont disparus. La culture du maïs s'est
étendue au détriment des prairies (et des zones humides,
dont les ripisylves) qui épongeaient la pluie l'hiver et
la rejetaient dans les cours d'eau l'été. Cette politique
d'aménagement du territoire se traduit aujourd'hui par des
coûts astronomiques dû aux dégâts occasionnés
par chaque épisode pluvieux.
Décembre
2003
Une
taxe pour lutter contre la pollution de l'eau
Aujourd'hui,
55% des nitrates présents dans les eaux de surface françaises
sont issus des activités agricoles (Institut français
de l'environnement). La moitié du territoire français
est classé en " zone vulnérable " (teneurs
en nitrates > 50 mg/l). Pour inciter les agriculteurs à
des pratiques plus respectueuses de l'environnement, une mission
de l'Assemblée nationale a soumis la recommandation de taxer
à l'achat les sacs d'engrais et d'aliments pour bétail.
Le taux serait fixé en fonction de la quantité d'azote
contenu dans les engrais et le produit de la taxe serait reversé
aux Agences de l'eau.
Novembre
2003
Lutte
contre la dispersion des plantes envahissantes
L'Agence
Méditerranéenne de l'Environnement a décidé
d'inciter les fleuristes et pépiniéristes à
renoncer à la vente des plantes pouvant être envahissante.
Ces plantes, des espèces exotiques naturalisées, se
développent de manière non contrôlée,
la plupart du temps au détriment des plantes locales. Ce
phénomène est si important qu'il constitue la deuxième
cause de perte de biodiversité à l'échelle
mondiale, juste après la destruction des habitats. L'Agence
a identifié 15 plantes envahissantes en Méditerranée,
dont 13 vendues dans le commerce: mimosa d'hiver, figuiers de Barbarie,
griffes de sorcière, arbre aux papillons, etc. Ces plantes
ne sont pas interdites. Il est proposé aux professionnels
de remplacer dans leur catalogue les plantes envahissantes par des
plantes locales. Le programme se limite pour l'instant aux zones
méditerranéennes mais ces actions sont suivies de
près par d'autres régions, elles aussi confrontées
à ces plantes envahissantes.
Novembre
2003
Une
hausse de la contribution financière des agriculteurs est
à l'étude
La
hausse de la contribution financière des agriculteurs à
la lutte contre la pollution de l'eau est de nouveau à l'ordre
du jour dans le cadre du nouveau projet de loi sur l'eau préparé
par le ministère de l'Ecologie. Cela se traduirait par une
hausse des redevances versées par les agriculteurs aux Agences
de l'eau, des établissements publics menant des actions de
dépollution dans les bassins fluviaux dont elles ont la gestion.
Actuellement, les agriculteurs paieraient 1% des redevances des
Agences de l'eau contre 84% pour les ménages et 15% pour
les industriels. Pourtant, les exploitants contribuent à
la pollution de l'eau par les excédents d'azote de leurs
cultures et de leurs élevages (nitrates). Ils font aussi
d'importants prélèvements d'eau pour irriguer leurs
cultures. Une proposition consisterait à simplifier la redevance
pollution des agriculteurs, qui serait calculée "à
l'hectare" et modulée selon le type de culture ou d'élevage.
Une redevance "au sac", calculée sur les quantités
d'azote contenues dans les produits achetés par les agriculteurs
(engrais et aliments pour le bétail) serait également
possible.
Octobre
2003
Le
plan "Loire grandeur nature"
Le
programme Life Loire Nature, initié en 1994, débouche
désormais sur une action plus large intégrant la protection
de l'eau et en faisant l'un des programme le plus important mené
en France, à l'échelle d'un bassin versant. Il est
assuré par l'Etat, sept conservatoires, le WWF France, la
Ligue de protection des oiseaux, la Frapna Loire
Au début,
il s'agissait de préserver la Loire et ses affluents. L'opération
concerne 1500 hectares et a débouchée sur des avancés
significatives en matière de connaissance du patrimoine naturel.
C'est pourquoi les opérateurs ont proposé une deuxième
phase, plus ambitieuse, s'inscrivant aujourd'hui dans le cadre du
plan " Loire grandeur nature " décidé par
l'Etat. Elle dépasse le cadre de la protection de la nature,
et intègre la protection de l'eau et la préservation
des zones d'expansion de crues.
Octobre
2003
Des
pesticides dans l'eau
Le
dernier rapport de l'IFEN (Institut français de l'environnement)
sur les pesticides dans l'eau n'est pas rassurant. La synthèse
des observations nationales sur l'année 2001 indique que
dans 73 % des prélèvements a été retrouvée
au moins une fois l'une des molécules recherchées.
L'observation des eaux superficielles (destinées à
la production d'eau potable) montre qu'au moins 47 % des ressources
ne peuvent être directement dirigés vers la consommation
sans traitement spécifique des pesticides. L'atrazine, bien
que définitivement interdite aujourd'hui, demeure la molécule
qui se retrouve le plus souvent dans l'eau potable. Le glyphosate,
pourtant affiché comme bénéficiant d'une dégradation
rapide dans le sol, est classé en troisième position
après le diuron.
Octobre
2003
Proposition
de directive sur les eaux souterraines
Adoptée
le 22 septembre par la Commission européenne, la proposition
de directive fille de la directive cadre sur l'eau relative à
la protection des eaux souterraines ne retient pour l'instant que
2 valeurs limites de polluants (nitrates < 50 mg/l et pesticides
< 0,1 µg/l). Les Etats membres devront déterminer
d'ici 2006 les valeurs seuils pour les autres polluants. Elle met
sur pied des critères pour l'identification des inversions
ou confirmations de tendances à la hausse des pollutions
et propose un contrôle des rejets indirects de substances
dangereuses. Selon les ONG la fixation d'une valeur seuil sur les
pesticides constitue un retrait par rapport à la législation
actuelle qui en interdit l'introduction dans les eaux souterraines.
Elles déplorent également le transfert aux Etats membres
de la détermination des valeurs seuils pour un certain nombre
de polluants.
Septembre
2003
Le
grand public invité à participer au débat national
sur la réforme de la politique de l'eau
Après
les deux premières phases du débat national sur la
réforme de la politique de l'eau, la troisième phase
consacrée à la consultation du grand public se déroulera
à l'automne. Elle comporte des enquêtes auprès
de la population, des réunions de groupes d'usagers, des
conférences de citoyens. Un questionnaire spécialement
conçu autour des grands thèmes du débat servira
de support à une enquête via le site internet du ministère
de l'Ecologie et du Développement Durable. A cela s'ajoute
une enquête auprès des associations de consommateurs,
d'usagers, d'environnement, des collectivités, services d'eau
potable et d'assainissement, des principaux acteurs économiques
La consultation du grand public inclut également un sondage
national auprès de 3 000 personnes. Un colloque de restitution
se tiendra à Paris le 16 décembre 2003 à l'issue
duquel seront annoncées les grandes orientations retenues
par la ministre. Début janvier, en Conseil de ministres une
communication sur la réforme de la politique de l'eau donnera
lieu à un programme d'action gouvernemental. Ce programme
d'action intégrera un projet de loi qui sera présenté
en Conseil des ministres en juin 2004, dans la perspective d'une
promulgation à la fin de l'année 2004.
Septembre
2003
Mises
en place d'un dispositif de maîtrise des populations de Ragondin
Le
ragondin et le rat musqué, introduits en France au XIXème
siècle pour la production de fourrure, ont vu leur population
et leur aire de répartition s'accroître fortement ces
vingt dernières années. Ils ont des effets sur les
écosystèmes (concurrence avec d'autres espèces,
modification des milieux par consommation de végétaux
aquatiques, ...) et sur les activités humaines (dégâts
aux cultures, fragilisation des berges et ouvrages d'art, ...) voire
sur l'homme lui-même avec d'importants risques sanitaires.
Le 8 juillet 2003, un arrêté interministériel
visant à réguler et maîtriser ces populations
a été signé. Le décret du 5 septembre
2003 précise, quand à lui, les méthodes de
luttes alternatives en élargissant les techniques de contrôle
et de régulation, limitant ainsi l'emploi de produits chimiques.
Ce dispositif vise à faciliter les modes de régulation
traditionnels de ces espèces par le piégeage ou la
chasse (chasse à tir ou déterrage) sans exclure, à
titre provisoire et exceptionnel, la lutte par empoisonnement.
Septembre
2003

La
sécheresse relance le débat sur l'utilité des
barrages
Certains
gestionnaires de bassin estiment que les retenues d'eau ont permis
de limiter l'impact sur les fleuves d'un été exceptionnel
et voudraient reprendre certains projets de barrage. Ainsi, les
retenues sur la Loire, inaugurées au début des années
1980, auraient permis de maintenir l'étiage de la Loire à
un niveau acceptable pour alimenter les centrales nucléaires
et les autres activités dispersées le long du fleuve.
Ces barrages avaient été conçus à une
époque où l'objectif était de domestiquer la
Loire, dernier fleuve sauvage de France. Le coût de telles
infrastructures et l'opposition des écologistes avaient ensuite
mis un coup d'arrêt aux autres projets. Des méthodes
plus douces ont été privilégiées pour
limiter les inondations. Mais la sécheresse de l'été
a conforté les partisans de la construction de nouveaux barrages
car, selon eux, l'absence d'un certain nombre d'équipements
aurait aggravé le manque d'eau. Les associations de protection
de l'environnement continuent de contester la nécessité
de ces ouvrages. En effet, la France est le pays d'Europe qui dispose
du plus grand nombre de barrages de soutien d'étiage, sans
régler véritablement le problème. Il semble
plus sage de s'adapter aux quantités d'eau disponibles, d'économiser
l'eau et donc de revoir notamment le modèle agricole actuel.
Ce secteur consomme près de 70 % de la ressource en France.
De plus, il faut également rappelé qu'il existe des
réserves d'eau naturelles, comme les marais ou les tourbières
qui sont capables d'accumuler l'humidité en période
pluvieuse et de la redistribuer en période sèche.
Ainsi, sur le cours de la Loire, cette rétention naturelle
est dix à trente fois supérieure à celle des
barrages (SOS-Loire vivante). Pourtant, ces zones humides sont actuellement
en régression.
Septembre
2003
Le
rapport Huet tire les conséquences des inondations de septembre
2002 dans le Gard
Le
rapport Huet demandé par Roselyne Bachelot, la ministre de
l'Ecologie, suite aux inondations de septembre 2002 dans le Gard.
Il conseille tout d'abord de réorganiser les réseaux
d'observation afin d'avoir des données plus fiables. Il conseille
ensuite de réserver la construction dans les zones agricoles
aux seuls bâtiments à usage agricole et au logement
des exploitants. En effet, plus de 20 % de la population gardoise
vit en zone inondable. La solution radicale serait alors de considérer
que l'urbanisation des zones inondables a atteint ses limites et
qu'il y a lieu d'y mettre un terme. L'autre solution serait de continuer
à construire en zone inondable et en assumer les conséquences.
Ainsi, l'urbanisation future des zones de risque faible ou modéré
impose d'accepter le risque comme une donnée économique
intégrée dans les facteurs de choix dès lors
que les risques directs de perte de vie humaine sont exclus. Sur
les 309 communes gardoises où un plan de protection des risques
(PPR) a été prescrit, seuls 107 ont été
approuvés. En effet, leur élaboration donne lieu à
des résistances en raison de la pression démographique.
De plus, les procédures de catastrophes naturelles, jugées
généreuses, ne favorisent pas forcément la
prévention. Le rapport propose donc d'exclure d'abord les
constructions illégales et les changements d'affectation
de certains locaux. Ensuite, le coût des indemnisations futures
doit être pris en compte dans les décisions d'aménagement.
Cela pourrait jouer en faveur des zones non inondables même
si leur viabilisation peut être plus coûteuse
Août
2003
Une
"Marche pour l'eau vivante" dans le Sud-ouest
300
personnes ont manifesté pour la sauvegarde de l'eau à
Saint-Gaudens, dernière étape d'une "marche pour
l'eau vivante" organisée dans le Sud-ouest par plusieurs
associations de défense de l'environnement. Partis le 5 juillet
de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en organisant une
chaîne humaine, les marcheurs ont rallié lundi Saint-Gaudens
au terme de dix étapes qui ont réuni un total d'un
millier de personnes à travers les Landes, les Hautes-Pyrénées
et le Gers pour sensibiliser l'opinion sur le thème de "la
défense de l'eau comme patrimoine et bien commun de l'Humanité".
Cette marche avait pour objectif de faire comprendre au public que
la politique actuelle de l'eau est dépassée et qu'il
faut désormais penser en terme d'économie. Les "marcheurs"
ont demandé l'abandon des barrages et réservoirs en
chantier ou en projet, notamment dans le Sud-Ouest, et l'arrêt
des rejets polluants. Ils ont aussi manifesté leur opposition
"aux diverses formes d'appropriation de l'eau à des
fins ou des intérêts privés", exigé
le contrôle citoyen des institutions de gestion de l'eau et
le développement d'une agriculture respectueuse de l'environnement.
Organisée par les collectifs Adour Eau transparente, S.Eau.S.,
Garonne et Eaux vivantes du Gers, la marche était soutenue
par les Verts, France nature Environnement, les Amis de la Terre,
Attac et le WWF France.
Juillet
2003
Le
Conseil Régional d'Ile-de-France veut faire vivre les rivières
d'Ile-de-France
Le
deuxième contrat Agence-Région, permettant à
la Région Ile de France et l'Agence de l'Eau Seine-Normandie
de coordonner leurs interventions d'Ile-de-France, est aujourd'hui
arrivé à échéance. Malgré certaines
améliorations, la qualité globale écologique
des cours d'eau reste encore perfectible. Les dysfonctionnements
ponctuels de l'assainissement zone rurale, des érosions et
coulées de boues, en l'absence de haies, fossés et
couverts végétaux, sont également observés.
La qualité des eaux souterraines diminue, fragilisant l'alimentation
en eau de certaines zones rurales. Les orientations proposées
pour ce troisième contrat Agence-Région consisteront
à renforcer l'approche territoriale par bassin versant de
façon plus systématique et à gérer et
protéger l'accès à la ressource en eau. Enfin
la lutte contre la pollution domestique et les rejets par temps
de pluie sera poursuivie. Cela consistera également en la
promotion d'une gestion équilibrée des milieux aquatiques
et humides est essentielle (faune, flore, sol et substrats, paysage,
aspects patrimoniaux et sociaux). Pour mener à bien cette
politique, la Région s'engage à hauteur de 230 ME
pour la période 2003- 2006.
Juillet
2003
Faut
il empoisonner le ragondin ?
Le
ragondin (Myocastor coypus) est un rongeur qui creuse des terriers
et apprécie le milieu aquatique. Introduit en Europe à
la fin du XIXe siècle pour la pelleterie, il envahit progressivement
les cours d'eau et les marais européens suite à la
baisse de la demande en fourrure à partir des années
1930. Classée "nuisible", le ragondin est accusé
de détruire les frayères, de s'attaquer en périodes
de crues aux cultures éloignées des berges et aux
plantations d'arbres, d'endommager les digues et les ouvrages hydrauliques
en creusant ses terriers et, enfin, de constituer un réservoir
secondaire pour la douve du foie, une maladie des bovins. En mai
2002, la bromadiolone, poison utilisé pour les détruire,
a été interdit par le ministère de l'environnement
en raison de son incidence sur la faune sauvage. Il est de nouveau
en passe d'être autorisé compte tenu des effectifs
de l'espèce et de leur répartition, et ce, au détriment
des méfaits pour la faune sauvage. Selon la Société
française pour l'étude et la protection des mammifères
(SFEPM), les analyses effectuées sur 42 foies de visons d'Europe
et de loutres -espèces menacées de disparition-, retrouvés
morts dans leur milieu naturel, ont montré que 10 % de ces
animaux avaient été intoxiqués par la bromadiolone.
Le ministère de l'écologie affirme cependant "vouloir
promouvoir en priorité les formes de lutte alternatives,
notamment la régulation du ragondin par piège-cage"
employée avec succès en Grande-Bretagne.
Juin
2003
Greenpeace
accuse les autorités russes et les nouveaux riches de détruire
les forêts
La
branche russe de l'organisation écologiste Greenpeace accuse
les autorités de la région de Moscou de "détruire"
les forêts officiellement protégées autour de
la capitale russe, en autorisant les "nouveaux riches"
à y construire des villas de luxe. En effet, ces villas sont
souvent bâties dans les zones les plus précieuses du
point de vue de l'environnement, situées au bord des rivières
et dans des réserves. Ces villas sont notamment construites
dans des zones de protection sanitaire des sources d'eau potable,
officiellement non constructibles. Cela entraîne leur pollution
par égouts et produits pétroliers.
Mai
2003
Agriculture
: encore trop de pratiques aberrantes
Avec
85 000 tonnes de pesticides consommées en 2002, la France
reste le deuxième pays consommateur au monde de fongicides,
herbicides et insecticides, derrière les Etats-Unis. Un rapport
de l'Institut français de l'environnement (IFEN), publié
le 28 février, fait apparaître une contamination généralisée
des eaux de surface (des molécules de pesticides sont présentes
dans 90 % des cas) et souterraines (58 %). L'association France-Nature-Environnement
(FNE) dénonce "des pratiques aberrantes : surdosages,
traitements inutiles, rinçage et vidange de fonds de cuve
in natura, mélange de produits, traitement par grand vent,
etc". Les initiatives prises par de petits groupes d'agriculteurs
témoignent cependant d'une prise de conscience dans une partie
de la profession. La révision de la liste des 800 substances
autorisées en Europe, lancée en 1993, doit s'achever
en 2008. Dès la fin 2003, 400 substances doivent être
retirées du marché (représentant seulement
1 % des tonnages vendus). En fait, les entreprises qui produisent
ces molécules n'ont pas voulu déposer une nouvelle
demande d'homologation : les molécules étaient jugées
trop peu rentables ou trop nocives pour passer ce nouvel examen.
Une seule molécule vedette, l'atrazine, sera retirée
du marché. Ce désherbant utilisé sur le maïs,
déjà interdit à la vente en France, est toujours
la principale molécule qu'on retrouve dans les eaux.
Avril
2003
Qualité
de l'eau en Bretagne: Bruxelles menace Paris de nouvelles poursuites
La
Commission européenne a menacé d'engager de nouvelles
poursuites contre la France devant la justice européenne
pour la pollution des eaux bretonnes par les nitrates (>50 mg
par litre de nitrates dans les eaux de surface). "Actuellement,
la teneur limite en nitrates est toujours dépassée,
la tendance des niveaux en nitrates est toujours à la hausse,
et un plan d'action adéquat comportant des mesures efficaces
n'a toujours pas été mis en place", a-t-elle
affirmé dans un communiqué. Les arrêts de la
Cours Européenne de Justice se basent sur deux directives
(loi européenne) sur la qualité de l'eau. La première
concernant les "eaux superficielles" (de surface) a été
adoptée en 1975 et vise à protéger la qualité
de ces eaux destinées à la production alimentaire
(fixe des normes et oblige les Etats membres à établir
des plans d'action pour toutes les eaux et notamment pour les eaux
de mauvaise qualité). La deuxième dite "directive
nitrates", a été adoptée en 1991. Elle
oblige les Etats membres à surveiller les eaux superficielles
et souterraines, à recenser les eaux polluées par
les nitrates et à désigner les zones vulnérables
à cette pollution pour décembre 1993 au plus tard.
Avril
2003

Manifestation
contre le plan hydrologique en Catalogne
300.000
personnes les organisateurs et 100.000 personnes selon les autorités
régionales ont manifesté à Barcelone pour protester
contre le plan hydrologique national (PHN) qui fait depuis son adoption
en juillet 2001 l'objet de sévères critiques, de controverses
et de nombreuses manifestations en Espagne. Le plan comprend des
travaux de modernisation des systèmes d'irrigation des champs
et d'approvisionnement en eau de villes, le recyclage des eaux usées,
un système de transferts d'eaux entre les régions
où l'eau est abondante et les régions manquant d'eau.
Les organisations écologistes réclament le retrait
du PHN et la préparation d'un autre plan fondé sur
les économies d'eau, l'utilisation rationnelle des ressources
et la conservation des zones humides.
Avril
2003
Forum
mondial de Kyoto : peu d'avancées
Le
Troisième forum mondial de l'eau (Kyoto - Japon), qui s'est
conclu à par une Déclaration des ministres de 96 pays,
a rappelé la détermination de la communauté
internationale à réduire le nombre de personnes sans
eau potable d'ici 2015 mais n'a pas expliqué comment y parvenir.
Beaucoup d'ONG n'étaient pas satisfaites et déplorent
par exemple que la priorité n'ait pas été donnée
à la protection des écosystèmes.
Mars
2003
Sensibiliser
les Suisses et le monde
A
l'occasion de l'Année internationale de l'eau de l'ONU, les
autorités suisses veulent faire prendre conscience à
la population de la valeur inestimable de l'eau. L'Année
internationale de l'eau se déclinera en activités
nationales mais aussi en manifestations plus modestes, organisées
par des organisations privées, des associations ou des communes.
Le but est d'encourager la population à réfléchir
à la problématique de l'eau (diminution du volume
d'eau par personne, diminution de la qualité de l'eau). Un
des points qui sera abordé concerne l'entretien des cours
d'eau et leur écosystème. L'eau ne se laisse pas endiguer
et l'approche du cours d'eau doit être modifiée. Des
mesures préventives visent aujourd'hui à offrir le
libre cours aux crues des rivières et éviter de nouvelles
catastrophes dans ce pays qui enregistre un fort taux de constructions.
La revitalisation est un bon moyen pour donner plus d'espace aux
cours d'eau et donc à leur écosystème.
Mars
2003
Rapport
sur la maîtrise foncière des champs d'expansion des
crues - MEDD
La
protection des biens et des personnes nécessite la préservation
des zones naturelles d'expansion des crues. Cela nécessite
une certaine maîtrise foncière, notamment pour interdire
ou limiter certains usages du sol dans les zones concernées.
L'inspection générale de l'environnement, le conseil
général du génie rural, des eaux et des forêts
et le conseil général des ponts et chaussées,
a été invitée, le 12 mars 2002, par le directeur
de la prévention des pollutions et des risques à l'aider
à dégager les voies et moyens pour mieux gérer
les champs d'expansion des crues. Le cadre réglementaire
actuel n'est pas adapté à cette maîtrise. Pour
adapter ce cadre, la mission propose des modifications
- du code de l'environnement (institution de servitudes d'utilité
publique),
- du code rural en particulier (statut du fermage et suivi par les
chambres d'agriculture de l'évolution des usages locaux),
- du code de l'urbanisme ('extension du champ de la politique des
espaces naturels sensibles).
Enfin, la mission constate qu'il conviendrait de rechercher des
maîtres d'ouvrage ayant une forte légitimité
politique sur l'ensemble du bassin versant.
Mars
2003
La
diminution du couvert forestier menace les réserves en eau
douce
Selon
la FAO, la diminution du couvert forestier et la réaffectation
des sols à d'autres usages peuvent avoir des répercussions
négatives sur l'approvisionnement en eau douce, allant jusqu'à
menacer la survie de millions de personnes et leur environnement.
L'état des bassins versants pourrait cependant profiter d'une
gestion des forêts s'appuyant sur des objectifs hydrologiques
et socio-économiques, souligne la FAO. L'organisme donne
un certain nombre de mesures pour optimiser l'économie des
ressources en eau tout en empêchant ou atténuant les
catastrophes. La FAO souligne qu'il est important de comprendre
les rapports entre les forêts et l'eau douce dans les régions
tropicales et tempérées afin de mieux gérer
les forêts pour préserver la productivité des
régions montagneuses, sans nuire ni à leurs habitants,
ni au sol et à l'eau dont ils dépendent.
Mars
2003
Au
rythme actuel, 50% de la population mondiale manquera d'eau en 2025
Le
Conseil mondial de l'eau organise en lien avec le Japon le troisième
Forum mondial de l'eau qui aura lieu à Kyoto du 16 au 23
mars. L'objectif du forum est de passer de la discussion à
l'action et qu'une série de programmes concrets, accompagnés
de leurs financements, soient annoncés aussi bien par les
gouvernements que les organisations internationales et non gouvernementales
représentées. En effet, il est urgent que les gouvernements
place ce problème en tête de leurs priorités
de développement et d'investissements. Deux millions d'enfants
meurent chaque année à cause de problèmes liés
à l'eau. Les rivières, les marais disparaissent, les
écosystèmes sont détruits. Ainsi, sur les 100
dernières années la population a augmenté d'environ
trois fois alors que la consommation d'eau a été multipliée
par six ou sept. Les pays industrialisés consomment plusieurs
fois la quantité d'eau utilisée par les pays en voie
de développement. Les écosystèmes eux-mêmes
ont besoin d'eau pour se maintenir.
Mars
2003
Les
députés favorisent la prévention des inondations
Dans
le cadre du projet de loi "risques industriels et naturels",
des mesures concernant l'information de la population sur les risques
naturels, la prévision des crues ou les pratiques agricoles,
ont été votées. L'organisation de la surveillance,
de la prévision et de la transmission de l'information sur
les crues, est assurée par l'Etat. Les maires ont a organiser
au moins tous les deux ans une réunion d'information de la
population sur les risques naturels. Les collectivités pourront
intervenir sur les terrains riverains d'un cours d'eau, d'un bassin
versant ou d'une zone estuarienne, pour faciliter l'écoulement
ou interdire des aménagements. La mise en oeuvre de zones
d'expansion des crues sera également facilitée. La
commune ou le groupement de collectivités territoriales compétent
doit matérialiser et entretenir des repères de crues
sur les bâtiments, correspondant notamment aux crues historiques.
Des "commission départementale des risques naturels
majeurs" seront créées et devront diffuser une
information de qualité. Des "établissements publics
territoriaux de bassin" seront également institués.
Le préfet pourra élaborer des "schémas
de prévention des risques naturels". Le rôle négatif
de certaines pratiques agricoles qui favorisent notamment l'érosion
des sols a été reconnu. Il sera possible de délimiter
des "zones d'érosion", dans lesquelles seront mis
en place avec les agriculteurs des programmes d'actions (plantation
de haies par exemple). Si besoin, ces pratiques pourront être
rendues obligatoires.
Mars
2003
Québec
- l'état du Saint-Laurent s'améliore
Afin
d'évaluer l'état et l'évolution de l'écosystème
du Saint-Laurent, 21 indicateurs environnementaux ont été
retenus. Elles concernent l'eau, le lit, les rives, les ressources
biologiques et les usages. L'évaluation porte principalement
sur l'eau et les ressources biologiques. Le premier portrait global
de l'état et de l'évolution du Saint-Laurent, vient
d'être rendu public. Il apparaît que depuis la seconde
moitié du XXe siècle, le Saint-Laurent n'a jamais
été en aussi bon état. Le Saint-Laurent abriterait
toujours de vastes milieux humides qui assurent des habitats propices
à la reproduction et à l'alimentation d'une faune
abondante et diversifiée. Cependant, les activités
humaines (exploitation des ressources biologiques, introduction
d'espèces exotiques) peuvent encore avoir un impact négatif
sur l'écosystème du Saint-Laurent.
Février
2003
Protection
de 320 km d'une des dernières rivières sauvages et
pures
Sur
une superficie de 3 898 km², la première réserve
aquatique du Québec va permettre la protection de la rivière
Moisie, une des dernières rivières sauvages de la
Côte-Nord. Cette réserve représentera un corridor
large de 6 à 30 km, qui englobe une portion importante du
lit majeur de la rivière Moisie ainsi qu'une bande importante
de son bassin versant immédiat. Le territoire retenu pour
cette réserve aquatique est représentatif des conditions
écologiques des grands hydrosystèmes de la province.
Cette rivière n'a fait l'objet d'aucun aménagement
hydroélectrique. En absence d'industries et de résidences
permanentes, la Moisie offre également une eau de qualité
exceptionnelle et constitue une rivière à saumon des
plus réputées. Avec ce nouveau statut, le territoire
de la réserve aquatique de la rivière Moisie sera
soustrait à toute forme d'exploitation forestière,
d'exploration et d'exploitation minière et de production
énergétique.
Février
2003
Adoption
d'un projet de loi sur le "bon état écologique"
des eaux
Un
projet de loi fixant des objectifs ambitieux afin d'atteindre un
"bon état écologique" des eaux douces d'ici
2015 a été adopté en Conseil des ministres.
Il transcrit en droit français une directive (loi) de l'Union
européenne entrée en vigueur en décembre 2000.
Il ambitionne une protection aussi complète que possible
des eaux continentales (fleuves, rivières, canaux), souterraines
et côtières (estuaires). L'objectif est de durcir les
normes de rejets dans l'environnement des substances les plus dangereuses
et d'ajouter aux normes de potabilité pour les eaux destinées
à la consommation humaine des normes de protection de la
biodiversité aquatique. Le public sera associé à
leur élaboration, comme exigé aussi par le texte européen.
Bernard Rousseau, président de l'association France nature
environnement relève que la dégradation actuelle des
écosystèmes aquatiques a des conséquences de
plus en plus négatives sur la qualité de l'eau. Endiguer
cette dégradation est indispensable pour maîtriser
le coût de traitement de l'eau. Selon le projet de loi, les
SDAGE, réformés et complétés, devront
notamment spécifier comment sont récupérés
les coûts liés à l'usage de l'eau, y compris
les coûts environnementaux, "en distinguant au moins
le secteur industriel, le secteur agricole et les usages domestiques".
Février
2003
Quatre
nouveaux sites français proposés sur la liste des
zones humides d'importance internationale
La
Ministre de l'écologie et du développement durable
vient de transmettre au Ministère des affaires étrangères
les dossiers de quatre sites pour désignation au titre de
la Convention pour la protection des zones humides d'importance
internationale, dite aussi convention de Ramsar. Ces quatre sites
sont des zones humides remarquables qui répondent aux critères
écologiques de cette convention internationale et bénéficient
au plan national de mesures de protection et de gestion durable.
Ils rejoignent ainsi le réseau mondial des 1 235 zones humides
déjà désignées sur la liste Ramsar par
les 135 pays adhérents à la Convention (dont 18 sites
français). Il s'agit du bassin du Drugeon (massif jurassien),
les marais du Fier d'Ars (Ile de Ré), les étangs du
Lindre, de la forêt du Romersberg et zones voisines (pays
des étangs en Moselle) et du lac du Bourget (lac alpin du
Bourget).
Pour en savoir plus :
ramsar.org ou www.ifen.fr/zoneshumides
Février
2003

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